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Fourneau et Fornax

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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
Une trouvaille lors de la brocante d’hier. La seule de la journée, pas vraiment ruineuse : 2 €, pourquoi se priver ! Ce spécimen de papiers de couverture date sans nul doute des années 1910-1920, période Art nouveau, si l’on en croit les illustrations utilisées. Comme on aime bien cette période des arts graphiques et qu’on ne vous déteste pas non plus, on vous le reproduit en entier, ce catalogue. Z’avez intérêt à apprécier.
La prise de vue un peu trop rapidement réalisée frise l’innommable et le catastrophique. Il vous faudra pourtant vous en contenter. On n’a pas pu faire mieux. On a collé le catalogue sous une plaque de verre pour le raplaplater mais ça a causé des images parasites par réflexion du photographe sur le verre. De plus, on ne sais plus où on a fourré le statif de reproduction qui nous aurait permis d’obtenir des pages rectangulaires ; on a fait la prise de vue à l’arrache…
— Eh, banane ! pourquoi tu ne l’as pas scanné, ton catalogue ?…
— Parce que le catalogue dépassait de la vitre du scanner, pomme à l’eau !
Euh, si on passait aux images après cet échange de fruits et légumes…

Couverture.

Pages 2 et 3.

Pages 4 et 5.

Pages 6 et 7.

Pages 8 et 9.

Pages 10 et 11.

Pages 12 et 13.

Pages 14 et 15.

Pages 16 et 17.

Pages 18 et 19.

Pages 20 et 21.

Pages 22 et 23.

Pages 24 et 25.

Page 26.
Voilà… Plein de jolies couleurs de papier et de jolies couleurs d’encre… à la semaine prochaine pour — peut-être — de nouvelles nouvelles…
Une trouvaille lors de la brocante d’hier. La seule de la journée, pas vraiment ruineuse : 2 €, pourquoi se priver ! Ce spécimen de papiers de couverture date sans nul doute des années 1910-1920, période Art nouveau, si l’on en croit les illustrations utilisées. Comme on aime bien cette période des arts graphiques et qu’on ne vous déteste pas non plus, on vous le reproduit en entier, ce catalogue. Z’avez intérêt à apprécier.
La prise de vue un peu trop rapidement réalisée frise l’innommable et le catastrophique. Il vous faudra pourtant vous en contenter. On n’a pas pu faire mieux. On a collé le catalogue sous une plaque de verre pour le raplaplater mais ça a causé des images parasites par réflexion du photographe sur le verre. De plus, on ne sais plus où on a fourré le statif de reproduction qui nous aurait permis d’obtenir des pages rectangulaires ; on a fait la prise de vue à l’arrache…
— Eh, banane ! pourquoi tu ne l’as pas scanné, ton catalogue ?…
— Parce que le catalogue dépassait de la vitre du scanner, pomme à l’eau !
Euh, si on passait aux images après cet échange de fruits et légumes…

Couverture.

Pages 2 et 3.

Pages 4 et 5.

Pages 6 et 7.

Pages 8 et 9.

Pages 10 et 11.

Pages 12 et 13.

Pages 14 et 15.

Pages 16 et 17.

Pages 18 et 19.

Pages 20 et 21.

Pages 22 et 23.

Pages 24 et 25.

Page 26.
Voilà… Plein de jolies couleurs de papier et de jolies couleurs d’encre… à la semaine prochaine pour — peut-être — de nouvelles nouvelles…
L’histoire du rouleau encreur de la semaine dernière nous a fait revenir vers un passé assez lointain, celle d’aujourd’hui s’inscrit dans le présent.
Complément idéal de la Stanhope nouvellement arrivée chez Fornax, et arrivé quelques jours avant elle sous la forme d’un cadeau du confrère vendeur, un gros et lourd rouleau encreur à deux poignées. On l’aura bien compris si on a lu les récents billets sur l’arrivée de la Stanhope et sur son entretien, cette presse n’a aucun système d’encrage automatique de la forme d’impression : il faut encrer à la main. Ce qui n’est pas un problème si l’on est soigneux et si l’on a le bon matériel.
Ce rouleau donné pouvait donc postuler au grade de compagnon idéal pour la presse. Hélas, il me fut confié bien malade. Un de ses deux poignées avait disparu et il était recouvert — rouleau et manche — d’une impressionnante couche d’encre, essentiellement noire. En l’état, il était impossible de s’en servir. Il fallait le restaurer. Sans la deuxième poignée, aucune utilisation possible, une poignée de remplacement était donc nécessaire. Mais pour pouvoir la fabriquer, besoin d’un tour à bois. Trop cher d’en acheter un pour une utilisation unique, il fallait en improviser un. Ce qui fut fait. Mais au moment de l’utiliser pour transformer une petite bûche de bois de laurier en poignée de remplacement, le confrère retrouve la poignée manquante et me la donne. Merveille ! Son âme métallique était cassée. Extraction de la poignée et soudage sur la partie métallique du manche, après un bon nettoyage de l’encre sur le manche et sur les deux poignées. Réassemblage du tout ; restauration terminée ! Le rouleau pouvait de nouveau servir après deux jours de boulot. Il est devenu le plus grand rouleau à main utilisable de l’atelier, si l’on excepte les rouleaux pour la lithographie. Qu’on en juge. Poids : 5 kg ; longueur du rouleau : 38 cm ; diamètre : 9 cm. Une belle bête.

Comme on n’a pas pensé à prendre des photos pendant la restauration (on ne saurait penser à tout, surtout qu’on ne savait pas si on allait parler de ça dans un billet), le voici tout restauré. La boîte d’allumettes de petit format à côté de lui est là pour donner une idée de sa taille.

Le même, vue de dessus.
Mais ce rouleau a toutefois un petit défaut. Il n’a pas de pieds qui permettent de mettre le cylindre de caoutchouc hors de tout contact lorsqu’il n’est pas utilisé. Ce qui peut conduire à créer dés méplats lors d’une inutilisation prolongée. Qu’à cela ne tienne, on n’est plus à ça près, on va lui fabriquer un support. Aussitôt dit, aussitôt fait, on le fabrique avec des planches de récupération. Contreplaqué pour le socle, sapin pour la planche à trous (pour les manches) et pour les pieds inférieurs, chêne pour les supports de la partie métallique. Une petite journée de travail tout de même !

Le support, vue de face.

Le support, vue de trois-quarts.
Ainsi conçu, ce support sert également pour le nettoyage du rouleau après impression. Faut bien penser à tout, hein ! Maintenant, pour pouvoir utiliser la Stanhope et son copain le rouleau à deux manches, il ne manque plus que la table à encrer.

Le rouleau sur son support, posé sur le marbre de la Stanhope.

Vue rapprochée.
Le matériel (de récupération) a été réuni pour fabriquer cette table… va falloir s’y mettre…
L’histoire du rouleau encreur de la semaine dernière nous a fait revenir vers un passé assez lointain, celle d’aujourd’hui s’inscrit dans le présent.
Complément idéal de la Stanhope nouvellement arrivée chez Fornax, et arrivé quelques jours avant elle sous la forme d’un cadeau du confrère vendeur, un gros et lourd rouleau encreur à deux poignées. On l’aura bien compris si on a lu les récents billets sur l’arrivée de la Stanhope et sur son entretien, cette presse n’a aucun système d’encrage automatique de la forme d’impression : il faut encrer à la main. Ce qui n’est pas un problème si l’on est soigneux et si l’on a le bon matériel.
Ce rouleau donné pouvait donc postuler au grade de compagnon idéal pour la presse. Hélas, il me fut confié bien malade. Un de ses deux poignées avait disparu et il était recouvert — rouleau et manche — d’une impressionnante couche d’encre, essentiellement noire. En l’état, il était impossible de s’en servir. Il fallait le restaurer. Sans la deuxième poignée, aucune utilisation possible, une poignée de remplacement était donc nécessaire. Mais pour pouvoir la fabriquer, besoin d’un tour à bois. Trop cher d’en acheter un pour une utilisation unique, il fallait en improviser un. Ce qui fut fait. Mais au moment de l’utiliser pour transformer une petite bûche de bois de laurier en poignée de remplacement, le confrère retrouve la poignée manquante et me la donne. Merveille ! Son âme métallique était cassée. Extraction de la poignée et soudage sur la partie métallique du manche, après un bon nettoyage de l’encre sur le manche et sur les deux poignées. Réassemblage du tout ; restauration terminée ! Le rouleau pouvait de nouveau servir après deux jours de boulot. Il est devenu le plus grand rouleau à main utilisable de l’atelier, si l’on excepte les rouleaux pour la lithographie. Qu’on en juge. Poids : 5 kg ; longueur du rouleau : 38 cm ; diamètre : 9 cm. Une belle bête.

Comme on n’a pas pensé à prendre des photos pendant la restauration (on ne saurait penser à tout, surtout qu’on ne savait pas si on allait parler de ça dans un billet), le voici tout restauré. La boîte d’allumettes de petit format à côté de lui est là pour donner une idée de sa taille.

Le même, vue de dessus.
Mais ce rouleau a toutefois un petit défaut. Il n’a pas de pieds qui permettent de mettre le cylindre de caoutchouc hors de tout contact lorsqu’il n’est pas utilisé. Ce qui peut conduire à créer dés méplats lors d’une inutilisation prolongée. Qu’à cela ne tienne, on n’est plus à ça près, on va lui fabriquer un support. Aussitôt dit, aussitôt fait, on le fabrique avec des planches de récupération. Contreplaqué pour le socle, sapin pour la planche à trous (pour les manches) et pour les pieds inférieurs, chêne pour les supports de la partie métallique. Une petite journée de travail tout de même !

Le support, vue de face.

Le support, vue de trois-quarts.
Ainsi conçu, ce support sert également pour le nettoyage du rouleau après impression. Faut bien penser à tout, hein ! Maintenant, pour pouvoir utiliser la Stanhope et son copain le rouleau à deux manches, il ne manque plus que la table à encrer.

Le rouleau sur son support, posé sur le marbre de la Stanhope.

Vue rapprochée.
Le matériel (de récupération) a été réuni pour fabriquer cette table… va falloir s’y mettre…
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.
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Fornax éditeur 18, route de Coizard, 51230 Bannes – France