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L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
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... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.

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Compte-fils - par cls
Dans un atelier comme celui de Fornax, ou d’un autre du même type — ou pas du même type — disons… un atelier qui sert à fabriquer des livres, petits ou gros, ne se trouvent pas que des machines, petites ou grosses, qui servent à imprimer ou à brocher. Se trouvent également des outils, petits ou gros, qui servent à vérifier le travail en cours de réalisation. Des outils de contrôle pour voir si qu’on a bien fait ou si qu’on s’a gouré grave.
Aujourd’hui on va s’intéresser à un outil petit, pas gros, qu’on peut laisser traîner sur un marbre, ou sur une table à proximité d’une machine à imprimer, ou qu’on peut avoir dans sa poche, histoire d’être toujours prêt à s’en servir : le compte-fils. Invariable, le compte-fils. Si on en a plusieurs on a des compte-fils. Avec un trait d’union entre le compte et les fils. Parce que ça sert à compter les fils, un compte-fils. Heu, qu’on ne se méprenne pas : ça ne sert pas à compter les fils des familles nombreuses qui n’ont presque pas de filles, non ! Ça sert à compter les fils de chaîne et de trame d’un tissu. Parfait, mais en quoi a-t-on besoin de compter des fils de trame ou de chaîne quand on fabrique un livre ? On est en droit de se poser copieusement la question. Pour savoir si les chiffons utilisés pour nettoyer les machines à imprimer sont de bon aloi ? Non, bien sûr ! Les compte-fils ont été initialement inventés à l’usage des gens qui fabriquent des tissus et, comme c’étaient des outils malins et pratiques, ils ont été détournés de leur usage premier par les gens qui fabriquent de l’imprimé… Pas bêtes, les gens qui fabriquent de l’imprimé.
Comment ça marche, un compte-fils ? Est-ce que ça a besoin de l’électricité ? Est-ce que ça possède une batterie qu’il faut recharger ? Est-ce que c’est compliqué à utiliser ? Non. Un compte-fils est essentiellement une loupe constituée d’une seule lentille montée sur un support qui la place à sa distance focale quand on la pose sur un support à observer. Pas besoin de réglage. Il suffit de bien orienter le compte-fils quand on le pose pour qu’il reçoive de la lumière. On voit tout de suite plus gros quand on regarde à travers, c’est tout. En imprimerie, ça peut servir à plein de choses : à vérifier qu’on n’a pas mis trop d’encre ou pas assez, à vérifier que les différentes couleurs sont bien repérées entre elles, à vérifier la pression d’un élément imprimant sur le papier, à tenter de savoir dans quel procédé d’impression tel ou tel document a été fabriqué… et toutes ces sortes de choses. Est-ce qu’un compte-fils est indispensable pour toute personne qui décide de salir du papier avec de l’encre en utilisant une technique mécanique quelconque pour le faire ? Non. Mais il n’est pas inutile d’en avoir au moins un sous la main pour se rendre compte de plus près de la qualité — ou des défauts — de son travail.
Quelques exemples de compte-fils :

Le premier compte-fils de CLS, mis à la retraite après 30 années de bons et loyaux services, et retrouvé voici peu.

Est-il mécontent qu’on l’ait sorti du tiroir où il passait, dans l’obscurité, sa retraite heureuse, toujours est-il qu’il tourne le dos à son successeur encore dans la force de sa jeunesse.

Pour garder sa fraîcheur et sa clarté de vue, le remplaçant s’est replié et s’est doté d’une petite pochette de cuir qui lui permet d’être à l’abri de toute agression extérieure quand il se déplace dans la poche d’un pantalon humain.

Et hop ! dans la pochette, tel un escargot dans sa coquille ou une tortue dans sa carapace.

L’utilisation première du compte-fils : compter les fils d’un tissu.

L’utilisation en imprimerie. Il est posé sur un document à examiner, sa partie ouverte bien orientée vers la lumière.

L’œil humain s’approche de la loupe…

À bonne distance, le texte examiné est grossi et net, si notre compte-fils est devenu flou pour l’observateur.

Il n’y a pas que les fabricants de tissus ou les imprimeurs qui peuvent se servir d’un compte-fils, les photographes aussi, pour examiner de près le grain d’un négatif ou celui d’une épreuve argentique… Ce compte-fils, tout de plastique fabriqué, publicitaire, non pliable, ne peut pas être mis dans la poche. Il doit rester dans l’atelier ou le labo.

Un magnifique compte-fils ancien, cylindrique, tout en métal. Quand il se présente ainsi à la vue, il ressemble un peu à un taille-crayon. Mais il cache bien son jeu…

Le cylindre extérieur ôté, le compte fil proprement dit apparaît, ajouré pour laisser la lumière arriver jusqu’à la partie du document à observer. Mais il n’a pas encore révélé tous ses secrets…

Un petit obturateur protège la lentille de verre afin que nulle poussière ne vienne la salir. Une petite manette permet de le basculer…

La lentille est libérée, on peut observer en approchant l’œil…
P.-S. : Pour en savoir plus →le Compendium.
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