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L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
(vidéos)

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Chronologique

Des barbares...
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.

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Les ceusses qui me connaissent vaguement, peut-être même ceusses qui croient me connaître mieux, voire bien, sans parler des bipèdes vulgaires qui ne me connaissent pas du tout, sont appelés à penser (quand ils pensent, ce qui n’est pas le cas pour tous) que je suis avant tout un imprimeur, et que comme imprimeur, je suis un passéiste mal embouché de typographe au plomb, et rien d’autre ou si peu. Si tu penses cela de moi, lecteur potentiel si tant est que tu existes ou lectrice de mes rêves, ce que tu te goures, ce que tu te gourres (les deux orthographes sont possibles, même si Queneau n’a retenu que la première). Certes, il y a du vrai dans ces assertions mensongères mais pas que.
J’ai appris la typographie, puisque tout s’apprend, même le métier de criminel international ou de chef d’État, (ce qui revient au même). Je l’ai apprise pour faire des livres, uniquement pour faire des livres et en maîtriser tous les aspects, de l’écriture personnelle ou du choix du texte d’un autre, jusqu’à la réalisation finale, en passant par la maquette, l’illustration éventuelle, l’impression et le pliage des feuilles d’impression. Mais avant d’apprendre cette satanée typographie au plomb, j’avais appris la sérigraphie avec des copains qui, comme moi, avait fait 68 et c’est en sérigraphie que j’ai réalisé mon premier bouquin. Nous étions en 1973, j’étais en première année à Estienne mais j’avais depuis quelques temps déjà mon propre atelier de sérigraphie, fabriqué de mes blanches mains, sauf les raclettes et l’encre que j’achetais chez Tripette et Renaud. À Estienne, dans les années 1970, il ne fallait pas parler de sérigraphie. Tabou, la sérigraphie. Typo, offset, hélio rotative était notre trilogie de déesses à qui nous devions rendre grâce à tout moment du jour et de la nuit. Ça a changé depuis. La sérigraphie y est admise et la religion d’Estienne est devenue monothéiste, on y prie maintenant cette vache d’IO — ou plutôt 1 0 — déesse du numérique.
Donc, 1973, fin des cours, l’été commence, et avec lui une fringale de réaliser un vrai livre. J’en parle à un copain (que je ne vois plus guère de nos jours) et nous décidons d’en concevoir le contenu à deux. Douze textes que l’on peut désigner comme poèmes (ou non…), six textes de l’un et six textes de l’autre. Chacun illustrant trois de ses propres textes et trois de l’autre. Maquette et réalisation pratique de ma part, en sérigraphie, pendant que l’autre était parti en vacances. Enthousiasme et bonheur ineffable de me lancer dans cette aventure. C’était ma première vraie maquette et je l’ai imaginée pour que le bouquin soit infeuilletable. Quand l’a en mains et qu’on veut le feuilleter, on n’aperçoit que du papier vierge. Pas peu fier de moi, alors. J’ai ensuite calligraphié les textes au pinceau sur les transparents qui servaient à insoler les écrans et transformé également nos dessins en typons. Juillet et une bonne partie du mois d’août passèrent à réaliser le livre, jusqu’à l’assemblage final. Soixante exemplaires au format A4, dont cinq hors commerce.
C’est en réalisant ce livre que je me suis rendu compte des merveilleuses possibilités de la sérigraphie manuelle, seule technique à la portée du vulgaire comme nous sommes tous, où du blanc (ou une couleur claire) peut recouvrir du noir (ou toute autre couleur) sans se salir, en restant vraiment blanc ou en gardant sa teinte d’origine. Une technique quasi mystique qui permet l’immaculée conception, même pour les ânes et les gros bœufs. Un vrai miracle pour les sains d’esprit !
Vous dire maintenant que je suis fier encore de ce livre, ce serait exagérer. Je continue à en apprécier la réalisation pratique… quant au contenu… Le titre de l’ouvrage est un cadavre exquis que nous avons réalisés, le pote et moi, le premier et le meilleur d’une petite série. Le dessin de la couverture est dû à Nicolas Stavropoulos qui était le responsable de l’atelier d’art plastique de Villejuif où nous suivions des cours de dessin (nature morte, nu, poses habillées) et de gravure sur lino ou sur bois que nous imprimions (!) sur une presse litho.
Il ne faut pas avoir honte de ses premiers travaux. Celui-ci est le témoin initial d’une évolution qui fut la mienne. C’est le cas de tout un chacun qui se mêle de création, sauf s’il (ou elle) est irrémédiablement nul. Alors, voici la chose. Je ne me juge pas, je montre.

Cliquer pour feuilleter et lire
Comme ont pu le constater ceux qui ont eu la curiosité de feuilleter le pdf que j’ai réalisé à partir d’un exemplaire de ma collection personnelle, ce livre comporte beaucoup de pages blanches. Cela s’explique pas la structure de la maquette. Chaque texte est illustré d’une image, et texte et image sont imprimés recto seul sur un feuillet séparé. Ils sont face à face, insérés dans une chemise de 4 pages dont la première porte le titre du texte. Les six premiers textes sont de Michel Tabanou qui en a illustré les trois premiers et moi les trois derniers, les six textes suivants sont de moi, Tabanou en a illustré les trois premiers et moi les trois derniers.
Vous avez le droit d’aimer ou de ne pas aimer. Profitez-en en long, en large et en travers, dans quelques temps la liberté d’opinion pourrait ne plus être totalement ce qu’elle est aujourd’hui…
billet dédié à l'ami Jean-Paul Goujon
— T'as pas fait ton billet lundi dernier…
— Ben non…
— T'as eu la flemme ?
— Ben non, j'étais malade…
— Ah ! Et ça t'a empêché d'écrire ton billet ?
— Ben oui… j'avais pas trop envie. J'ai préféré me soigner en ne faisant rien.
— Et ça t'a soigné ?
— Ben oui, un peu. Ça fait du bien, de temps en temps, de ne rien faire. Ça repose. Et le repos, ça soigne un peu, parfois.
— Oui, mais pas toujours…
— Ben non… mais là, oui. Un peu…
— Et tu vas quand même faire ton billet ?
— Ben oui, je suis en train de le faire…
— Ah bon… Alors, je te laisse…
— Merci…
C'est pas pour dire, mais il y en a des qui sont sacrément… Passons…
Bon… Voyons voir… Ah, oui ! Y'en a d'aucuns — des malgracieux sans aucun doute — qui m'ont rétorqué voici peu (avec une moue significative) des vilenies du genre : « Euh, c'est pas pour te fâcher, mais tes trucs autour de l'imprimerie et de la technique… euh, comme qui dirait, on en a rien à battre ! ». Ça fait toujours plaisir à entendre, n'est-ce pas ? Alors, mais ce n'est surtout pas pour leur faire plaisir, je vais changer de sujet. Plutôt par flemme, comme disait l'autre, là, parce que je ne me sens pas encore très vaillant ni très courageux. J'ai donc décidé de faire plaisir aux thuriféraires de la littérature fin-de-siècle (le 19e) et du début du 20e. On n'était pas trop nombreux voici une cinquantaine d'années de cela, à connaître et à apprécier cette littérature. Maintenant, ça se bouscule au portillon. Les temps changent, c'est comme la météo, ça se réchauffe.
Je vous propose le sommaire du numéro d'une revue que j'ai tiré (le numéro) d'un rayonnage à la portée de ma main (ils ne le sont pas tous) dans ma bibliothèque. Presque au hasard. Est-ce que le hasard a bien fait les choses ? Je le pense, mais à vous d'en juger.

Les Chimères (revue de poésie paraissant le 15 de chaque mois)
Paris, 76, rue du Rocher.
Deuxième année, no 11. 15 février 1909. 28 pages.
Rédacteur en chef : Adrien Bertrand.
Membres du Comité : Guy Robert du Costal, Alfred Machard, Claude-Léon Mercerot, Vincent Muselli, Henri Grach.
Secrétaire général : Henry Bertrand.
Administrateur : René Emanuelli.
Sommaire
Émile Boissier, Annick (un poème dédié à Frédéric Mistral, constitué de onze quatrains en décasyllabes) ;
Guy Robert de Costal, Sonnets (deux sonnets monosyllabiques dont je ne peux m'empêcher de citer le premier :) ;
La More
Dort
Son
Corps
Blond
Sur
Le
Lit
Dur.
Frêle
Sœur
Qui
Gît !
Pâle
Fleur…
Roger Vincent, Souvenir - Chanson - Idylle anglaise (trois poèmes : un sonnet, un poème constitué de de six quatrains de trois heptasyllabes et d'un dissyllabe, un poème constitué de dix quatrains d'octosyllabes) ;
Adrien Bertrand, La Douleur (poème dédié à Théo Mittelsten Scheid, constitué de six sizains d'alexandrins) ;
Alfred Machard, Une escapade (courte nouvelle autour des personnages de gosses qu'affectionnait l'auteur) ;
E. Aubel, Sonnet (en alexandrins, dédié à Louis Perris) ;
Gaston Guilleré, Mimodrame (sorte de poème en prose autour du personnage de Pierrot) ;
Vincent Muselli, Poème (constitué de trois quatrains d'alexandrins, dédié à Édouard Marye) ;
André Petit, L'Éveil de l'été (sonnet en alexandrins) ;
Edmée Delebecque, Supplique - Dédicace (deux poèmes en alexandrins, le premier de sept quatrains, le second de seize vers) ;
Xavier Thylda, Celles qui passent… - Dormeuse - Stances (trois poèmes en alexandrins, deux sonnets, un poème de deux quatrains dédié à Guy Robert du Costal) ;
André Petit, Nuit (sonnet en alexandrins) ;
Une Matinée (compte-rendu anonyme d'une matinée littéraire, salle Lemoine, au 17 rue Pigalle) ;
Texte d'Adrien Bertrand annonçant sa démission du poste de rédacteur en chef de la revue pour endosser le costume de secrétaire du Comité pour l'élévation d'un monument à la gloire de Catulle Mendès qui avait cessé d'être immortel.
***
— Dis, excuse moi, je reviens à l'impromptu… Ils sont pas vraiment connus, les bonshommes de ta revue…
— Ben non.
— Et, s'ils aiment bien les femmes, ils semblent ne pas trop en faire cas. Pas une au sommaire… Alors, pourquoi tu en parles ?
— Bah ! Pour qu'ils soient un peu plus connus…
— Ouais… pas bête… Mais tu crois qu'avec ton minable petit billet tu va leur faire atteindre la célébrité, à tes poètes de seconde zone ?
— Non, probablement pas… mais peut-être qu'un petit zozo fin-de-siécliste récent va vouloir aller plus loin et pourra commencer à s'intéresser à l'un ou à l'autre, qui sait …
— Mouais… possible… mais, à la réflexion, tes inconnus chimériques me semblent assez peu progressistes, avec leurs sonnets à tous les coins de rue. Sont pas trop modernistes, hein, ils n'inventent pas grand chose dans leur classisme réfrigéré. Ils alexandrinisent à tour de bras…
— Pas faux… Mais ça aide à faire un petit panorama de l'époque. On en a fini, ou presque, avec les symbolards et Dada ne va pas tarder à venir. En attendant, ils sont là, eux… avant que la guerre de 14 ne les tue.
— Mouais…
Il y a peu de temps de cela, vous vous en souvenez sûrement, j’ai annoncé ici qu’il ne manquait plus qu’une table à encrer pour que la Stanhope nouvellement arrivée dans l’atelier soit dotée de tout le matériel nécessaire à son fonctionnement. Eh bien, maintenant, c’est fait, la Stanhope l’a sa table sa table à encrer. Et elle a même plus que cette table ; elle a aussi ses propres bidons de produits de nettoyage, avec pour chaque bidon une belle étiquette imprimée dans l’atelier, en noir sur du papier orange fluo pour que ça se voie bien. Allez, on voit ça en images…

Les quatre bidons sont posés sur le marbre de la Stanhope, chacun doté de sa belle étiquette et rempli chacun de son liquides de nettoyage. Ils trônent devant le rouleau à deux manches : acétone, essence F, essence C, white spirit (aussi appelé terpentine).

Et voici la table à encrer de fabrication maison avec des éléments hétéroclites, conservés parfois depuis des années en se disant : « Ces bidules-là serviront peut-être un jour pour fabriquer un machin, sait-on jamais ! »… Mais, mais… — ô horreur ! — on s’aperçoit que le plateau de la table, en authentique verre de plus de 5 millimètres d’épaisseur, est plus que dégoûtant. Nettoyage express !

Bon, là ça va mieux. Propre comme ça, même si l’on veut encrer en blanc, on ne risque pas de salir la couleur… si, bien sûr, le rouleau encreur est lui aussi proprement propre.

La table n’a que trois pieds, mais ils sont à roulettes pour qu’on puisse la déplacer facilement. Ce n’est pas une volonté expresse qu’elle n’ait que trois pieds. C’est que dans notre stock de bidules pour fabriquer des machins, on n’en a trouvé que trois. Alors on a fait avec les moyens du bord. Mais avouez quand même qu’elle a de l’allure, cette table, avec son verre Art Déco et sa jolie bordure en fer blanc gaufré. Non ? Pas d’accord ?… Tant pis, je m’en fiche, moi, j’aime…

Pour compléter le petit matériel, je vous présente la petite boîte sur pieds (elle en a quatre, elle !) qu’un ami m’a donnée parce qu’elle ne lui servait plus et qui me sert à ranger les chiffons et les bidons. Les chiffons propres, en attente de salissure, sont dans un petit compartiment qu’on peut fermer avec un couvercle doté de charnières. C’est tout mignon.

Le petit couvercle est refermé.

Le grand couvercle de la boîte est refermé à son tour…

… Et on peut poser les bidons de produits de nettoyage dessus. Merveilleux, n’est-ce pas ?

On peut aussi poser d’autres rouleaux à main sur la table à encrer, des plus petits…
— Oui, c’est bien gentil tout ça, mon bonhomme, mais quand est-ce que tu vas t’en servir de ta presse ?
— Bah, pfff… quand j’aurai un peu moins mal au dos pour tirer sur le barreau… bientôt… bientôt…
Il y a des journées comme ça où l’on se lève le matin parce qu’il faut bien se lever… Alors, on se lève, morose, en se disant : « Ah ! Encore une nouvelle journée à vivre… » et on s’apprête à la vivre, un peu contraint et forcé, mais rien ne se passe de la manière prévue. La journée prévue longue, triste et ennuyeuse se révèle en réalité pleine de joie, de merveilles et de découvertes. C’est comme ça, on ne peut pas toujours rester dans sa morosité.
C’est le contenu de la boîte aux lettres qui a tout changé. Je n’y attendais rien et même je craignais la lettre porteuse de mauvaises nouvelles provenant des impôts ou d’un quelconque fournisseur d’énergie mais c’était un gros paquet très bien réalisé provenant — ô stupeur ! — des États Unis. Il était si bien réalisé, ce paquet, que j’ai mis un temps certain à l’ouvrir, ce qui augmente le taux d’adrénaline et par conséquent la joie lors de la découverte. Joie intense… donc.
Le contenu du paquet ? Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre d’importance, un livre capital, un livre définitif sur le sujet qu’il traite : les moules à arçon. Ces moules, vous le savez bien, qui servaient à fondre les caractères typographiques avant qu’au dix-neuvième siècle on invente les machines automatiques à fondre des caractères, puis les machines à composer les textes ; et bien avant qu’au vingtième siècle on invente la photocomposition puis la composition sur ordinateur qu’on connaît encore aujourd’hui. Des moules à arçon sans lesquels aucune communication écrite et multipliée n’aurait été possible depuis Gutenberg jusqu’à l’aube des machines à composer. Ce n’est donc pas rien, un moule à arçon. C’est un objet de culture dans tous les sens du terme. Il s’est rendu indispensable à la multiplication de l’écrit et, en lui-même, dans sa fabrication et dans son évolution au fil des siècles, il est la manifestation d’une grande culture technologique.

Couverture.
L’auteur de ce livre, Stan Nelson, est le spécialiste mondial incontestable et incontesté du sujet et son livre est le résultat d’une vie de recherches dans tous les pays où la typographie à caractères mobiles a existé depuis le milieu du quinzième siècle. Autant dire que c’est un livre incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’imprimerie traditionnelle, au livre et à sa technologie. Comme le dirait Bela, un auteur congolais que j’ai publié au siècle dernier : « C’est bon le livre ! ». Plus que richement illustré — et en couleurs, s’il vous plaît ! — c’est un ouvrage historique et technologique insurpassable. On pourra éventuellement en faire un autre après lui, mais certainement pas mieux ni plus complet.
Mais… bourdonnement dans mes oreilles, j’en entends déjà ronchonner par ci par là… C’est une de nos caractéristiques majeures à nous les Français, une caractéristique connue de tous, partout dans le monde : on ronchonne tout le temps.
— Le livre dont tu parles, il vient bien des États Unis ?
— Ben oui…
— Alors, il est en anglais…
— Ben oui…
— Oui, mais nous en France, on parle français…
— Ben oui… mais rien ne nous empêche de parler aussi anglais, de le lire et de le comprendre… Ça fait partie de la culture… Et les images sont écrites en « image », une langue universelle. Et quand on se trouve devant un livre comme celui de Stan Nelson, on n’attend pas une hypothétique traduction qui ne viendra probablement jamais…
— Ah bon, et pourquoi ?
— Parce que la France, si fière de son exception culturelle, ne s’intéresse plus guère aux technologies traditionnelles (contrairement aux pays qui l’entourent) et que le petit monde des personnes qui s’y intéresse encore est trop peu nombreux pour qu’on puisse imaginer une édition française. Alors, bande de vous autres, si le sujet vous intéresse, lisez ce livre en anglais ! Non mais !… Et parlez-en autour de vous, ça fera grossir la petite population des gens intéressés…
— Mais le livre, on ne le trouve pas en France…
— Je ne sais pas, mais on peut toujours le commander. Allez, je vous scanne le dos de sa jaquette, vous aurez toutes les indications. Je suis trop bon avec vous…

4e de Couverture.
— Mais toi, pourquoi tu l’as reçu par la poste ? Tu l’as commandé ?
— Non, il a eu la grande gentillesse de me l’envoyer à parution parce que je lui avais passé des photos d’un moule dont il a parlé dans son livre. Voici quelques années, j’avais fait sur ce moule un article assez approfondi qui n’est jamais paru pour une revue… qui n’a jamais vu le jour.
— Donc tu l’as reçu gratuitement, le livre…
— Ben oui…
— Tu es un veinard.
— Ben oui… Faut bien, de temps en temps, avoir des petites ou des grandes joies qui vous donnent envie de vous lever le matin…
Une trouvaille lors de la brocante d’hier. La seule de la journée, pas vraiment ruineuse : 2 €, pourquoi se priver ! Ce spécimen de papiers de couverture date sans nul doute des années 1910-1920, période Art nouveau, si l’on en croit les illustrations utilisées. Comme on aime bien cette période des arts graphiques et qu’on ne vous déteste pas non plus, on vous le reproduit en entier, ce catalogue. Z’avez intérêt à apprécier.
La prise de vue un peu trop rapidement réalisée frise l’innommable et le catastrophique. Il vous faudra pourtant vous en contenter. On n’a pas pu faire mieux. On a collé le catalogue sous une plaque de verre pour le raplaplater mais ça a causé des images parasites par réflexion du photographe sur le verre. De plus, on ne sais plus où on a fourré le statif de reproduction qui nous aurait permis d’obtenir des pages rectangulaires ; on a fait la prise de vue à l’arrache…
— Eh, banane ! pourquoi tu ne l’as pas scanné, ton catalogue ?…
— Parce que le catalogue dépassait de la vitre du scanner, pomme à l’eau !
Euh, si on passait aux images après cet échange de fruits et légumes…

Couverture.

Pages 2 et 3.

Pages 4 et 5.

Pages 6 et 7.

Pages 8 et 9.

Pages 10 et 11.

Pages 12 et 13.

Pages 14 et 15.

Pages 16 et 17.

Pages 18 et 19.

Pages 20 et 21.

Pages 22 et 23.

Pages 24 et 25.

Page 26.
Voilà… Plein de jolies couleurs de papier et de jolies couleurs d’encre… à la semaine prochaine pour — peut-être — de nouvelles nouvelles…
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