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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
Les fréquenteurs réguliers de ce site — s’il y en a — ont remarqué que le billet du lundi n’est pas arrivé hier comme c’était de tradition depuis le début d’année. Une raison ? Oui, bien-sûr, il y en a une : on a passé cette journée d’hier à récupérer du matériel chez un confrère sympathique (et un peu triste) qui fermait définitivement l’imprimerie créée par son grand-père, puis tenue par son père avant qu’il ne la prenne en charge. Quel matériel ? Un peu de plomb, une huitaine de casses de 50 cm, beaucoup de caractères bois (inventaire encore à faire, les caractères sont empilés dans une quinzaine de petits cartons), un comparateur et une foultitude de numéroteurs. Sans compter les rames de papier. Ça, c’est uniquement pour le petit matériel récupéré hier. Viendra dans un avenir proche, pour grossir l’atelier de Fornax, une presse Stanhope de chez Berthier (quarante ans que j’en voulais une), et du gros matériel de reliure pour la madame que je vis avec. On en reparlera peut-être, si l’occasion se présente.
Ça, c’était pour tenter d’excuser le retard du billet du lundi. On comprendra que je n’ai pas trop le temps de vous concocter un billet assez long et assez documenté comme j’en avais pris l’habitude. J’ai tout le matériel d’hier à ranger. Alors, pour ne pas vous laisser sur votre faim de culture gé ou de culture typographique, j’ai ressorti de mes archives un cliché qui peut prêter à discussion dans tous les sens du terme. Il date un peu. Mars 2017. Il ne s’insère donc dans aucune actualité...

Collage sauvage.
La typographie est, en général, au service du texte. La typographie expressive, comme on en voit ici, est au service de l’expression. Pas d’image, rien que du texte. Mais du texte déstructuré qui va attirer l’œil et arrêter le passant qui passe pour qu’il fasse l’effort d’en comprendre le contenu.
Terminons sur une pirouette, sur une plaisanterie un peu éculée : On a affaire ici à beaucoup de polices et de corps pour parler de police et de morts.
Les fréquenteurs réguliers de ce site — s’il y en a — ont remarqué que le billet du lundi n’est pas arrivé hier comme c’était de tradition depuis le début d’année. Une raison ? Oui, bien-sûr, il y en a une : on a passé cette journée d’hier à récupérer du matériel chez un confrère sympathique (et un peu triste) qui fermait définitivement l’imprimerie créée par son grand-père, puis tenue par son père avant qu’il ne la prenne en charge. Quel matériel ? Un peu de plomb, une huitaine de casses de 50 cm, beaucoup de caractères bois (inventaire encore à faire, les caractères sont empilés dans une quinzaine de petits cartons), un comparateur et une foultitude de numéroteurs. Sans compter les rames de papier. Ça, c’est uniquement pour le petit matériel récupéré hier. Viendra dans un avenir proche, pour grossir l’atelier de Fornax, une presse Stanhope de chez Berthier (quarante ans que j’en voulais une), et du gros matériel de reliure pour la madame que je vis avec. On en reparlera peut-être, si l’occasion se présente.
Ça, c’était pour tenter d’excuser le retard du billet du lundi. On comprendra que je n’ai pas trop le temps de vous concocter un billet assez long et assez documenté comme j’en avais pris l’habitude. J’ai tout le matériel d’hier à ranger. Alors, pour ne pas vous laisser sur votre faim de culture gé ou de culture typographique, j’ai ressorti de mes archives un cliché qui peut prêter à discussion dans tous les sens du terme. Il date un peu. Mars 2017. Il ne s’insère donc dans aucune actualité...

Collage sauvage.
La typographie est, en général, au service du texte. La typographie expressive, comme on en voit ici, est au service de l’expression. Pas d’image, rien que du texte. Mais du texte déstructuré qui va attirer l’œil et arrêter le passant qui passe pour qu’il fasse l’effort d’en comprendre le contenu.
Terminons sur une pirouette, sur une plaisanterie un peu éculée : On a affaire ici à beaucoup de polices et de corps pour parler de police et de morts.
C’est l’été depuis quelques temps déjà. Sans vouloir nous vanter, nous sommes vachement balaises d’avoir échappé à trois canicules successives. Enfin, pour être exactement exact et causer bon la france-langue avec bon les mots et bonnes les expressions, on ne peut pas parler à proprement parler de trois canicules. On aurait mieux fait de dire qu’on a traversé trois périodes de chaleur intense très au-dessus des chaleurs normalement constatées pendant ces périodes. Mais c’est foutrement trop long à dire, alors on dit canicule parce que c’est plus court. Mais c’est pas vrai quand on dit ça. D’abord parce que des canicules peut pas y en avoir trois dans la même année, vu qu’il n’y en a qu’une de possible par année. Pourquoi ? Parce que la canicule, c’est la période de l’année qui va du 22 juillet au 23 août quand le soleil se lève en même temps que la constellation du Grand Chien. Tout le monde sait ça depuis les Romains, sauf vous, là-bas, oui vous, toujours le même, avec vos deux gros yeux globuleux pleins d’étonnement. Grand Chien, toutou, ouah ouah ! canis en latin, la langue qu’ils causaient, les Romains. Canis, d’où canicule. Et cette canicule, la vraie, elle n’est pas encore commencée ; elle commencera dans deux jours seulement.
Bon, on n’a pas forcément la culturation de savoir ça. Et on s’en fout un peu, vu qu’on est en vacances avec seulement un string comme vêtition, hein ? Mais faut quand même faire gaffe aux coups de soleil si qu’on n’a pas étalé sur son épiderme délicat de vacancier en goguette, la crème protectrice et salvatrice qu’on a acheté une blinde chez le pharmacien du coin, qui en profite pour faire ses petits bénefs estivaux. Y’a pas de petits profits dans la vie et dans nos sociétés capitalistes et fières de l’être.
Mais en amont, est-ce qu’on a pris aussi une autre précaution, celle de maigrir sans s’aigrir ? Petit régime pré-vacancier, histoire de paraître un peu moins ridicule auprès des autres, avec un peu moins de bourrelets, un peu moins de bide, un peu moins de pneu, un peu moins de hanches adipeuse (A dit quoi ? — A dit peu !) Parce que le regard de l’autre, ça compte. Surtout quand c’est un regard de commisération, ou de reproche, voire de dégoût. On s’est privé de manger tout ce qu’on aime pendant deux mois (ou un peu moins), hein, mâme Germaine, pour être plus présentable en oubliant les bonbons, contrairement à la chanson de Brel. Et ce régime, plus ou moins dictatorial, fait le bonheur des médecins nutritionnistes car faut pas que ce soient les seuls pharmaciens avec leur crème, qui doivent profiter de la manne financière. Bah, tiens !
Pourtant, on a une solution encore plus simple qui évite les nutritionnistes. Ne plus rien manger du tout. Ah, c’est pas facile, mais on peut y arriver. La preuve, Jésus, dans le désert, il n’a pas bouffé pendant quarante jours, et en plus, il était emmerdé par le Diable. Bien sûr, tout le monde n’est pas Jésus. C’est pour ça qu’on peut s’aider avec un petit set d’outils bien utile. Je vous en mets la photo, là, juste dessous.

Couverts trouvable dans tout magasin digne de ce nom.
C’est l’été depuis quelques temps déjà. Sans vouloir nous vanter, nous sommes vachement balaises d’avoir échappé à trois canicules successives. Enfin, pour être exactement exact et causer bon la france-langue avec bon les mots et bonnes les expressions, on ne peut pas parler à proprement parler de trois canicules. On aurait mieux fait de dire qu’on a traversé trois périodes de chaleur intense très au-dessus des chaleurs normalement constatées pendant ces périodes. Mais c’est foutrement trop long à dire, alors on dit canicule parce que c’est plus court. Mais c’est pas vrai quand on dit ça. D’abord parce que des canicules peut pas y en avoir trois dans la même année, vu qu’il n’y en a qu’une de possible par année. Pourquoi ? Parce que la canicule, c’est la période de l’année qui va du 22 juillet au 23 août quand le soleil se lève en même temps que la constellation du Grand Chien. Tout le monde sait ça depuis les Romains, sauf vous, là-bas, oui vous, toujours le même, avec vos deux gros yeux globuleux pleins d’étonnement. Grand Chien, toutou, ouah ouah ! canis en latin, la langue qu’ils causaient, les Romains. Canis, d’où canicule. Et cette canicule, la vraie, elle n’est pas encore commencée ; elle commencera dans deux jours seulement.
Bon, on n’a pas forcément la culturation de savoir ça. Et on s’en fout un peu, vu qu’on est en vacances avec seulement un string comme vêtition, hein ? Mais faut quand même faire gaffe aux coups de soleil si qu’on n’a pas étalé sur son épiderme délicat de vacancier en goguette, la crème protectrice et salvatrice qu’on a acheté une blinde chez le pharmacien du coin, qui en profite pour faire ses petits bénefs estivaux. Y’a pas de petits profits dans la vie et dans nos sociétés capitalistes et fières de l’être.
Mais en amont, est-ce qu’on a pris aussi une autre précaution, celle de maigrir sans s’aigrir ? Petit régime pré-vacancier, histoire de paraître un peu moins ridicule auprès des autres, avec un peu moins de bourrelets, un peu moins de bide, un peu moins de pneu, un peu moins de hanches adipeuse (A dit quoi ? — A dit peu !) Parce que le regard de l’autre, ça compte. Surtout quand c’est un regard de commisération, ou de reproche, voire de dégoût. On s’est privé de manger tout ce qu’on aime pendant deux mois (ou un peu moins), hein, mâme Germaine, pour être plus présentable en oubliant les bonbons, contrairement à la chanson de Brel. Et ce régime, plus ou moins dictatorial, fait le bonheur des médecins nutritionnistes car faut pas que ce soient les seuls pharmaciens avec leur crème, qui doivent profiter de la manne financière. Bah, tiens !
Pourtant, on a une solution encore plus simple qui évite les nutritionnistes. Ne plus rien manger du tout. Ah, c’est pas facile, mais on peut y arriver. La preuve, Jésus, dans le désert, il n’a pas bouffé pendant quarante jours, et en plus, il était emmerdé par le Diable. Bien sûr, tout le monde n’est pas Jésus. C’est pour ça qu’on peut s’aider avec un petit set d’outils bien utile. Je vous en mets la photo, là, juste dessous.

Couverts trouvable dans tout magasin digne de ce nom.
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.
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Fornax éditeur 18, route de Coizard, 51230 Bannes – France