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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
et en Île de France (dans le petit village de Paris).

 
L'atelier de Bannes  L'atelier de Bannes

L'atelier de Bannes.

L'atelier de Paris  L'atelier de Paris

L'atelier de Paris.

 

 Fornax n'édite que de la littérature – illustrée ou non d'estampes – suivant les goûts et humeurs de Christian Laucou qui préside à ses destinées. Ceux-ci le portent (sans exclusive) vers la littérature contemporaine et celle qu'il appelle « de l'entre deux guerres » (comprendre entre 1870 et 1914).

 Christian Laucou, typographe traditionnel au plomb et imprimeur, conçoit tous les livres de Fornax et en imprime la quasi totalité. Il est aussi imprimeur à façon en typographie et pédagogue. On trouvera toutes les informations au sujet de ces deux activités sur son site professionnel : cls-typo.

 Plumitif discret, il lui arrive aussi de commettre de la littérature ; il prend alors le nom de Christian Soulignac afin de séparer l'activité littéraire de l'activité éditoriale. Il tient plus ou moins régulièrement un blog orienté typographie, principalement la « typo des rues ». On en trouve les derniers billets ci-dessous.

Les 2 derniers billets
Bijou typographique n° 2 Émile Teillac  -  par cls

Gros plan sur un petit bijou...

Le titre ci-dessus a quelque chose de trompeur... et de fautif. Trompeur, parce que le sujet de ce billet n'est pas si petit que cela. Fautif, parce qu'il aurait fallu écrire : « Gros plan sur une petite Bijou ». Mais là, pour tout le moins, vous auriez tiqué, lecteur attentif, lectrice attentive... Pourtant... Il s'agit d'une presse (donc, le féminin) et son nom est Bijou typographique no 2, machine conçue par Émile Teillac, constructeur parisien, comme nous l'apprend l'étiquette métallique vissée sur la platine. On est en droit d'admirer aussi le restant des décors.

BijouTeillac-01.jpg

Cette presse fut découverte voici de nombreuses années sur une brocante. C'était un authentique tas de rouille. Enfin, toutes les parties qui laissaient le métal à nu étaient rouillées. Le manche en bois avait disparu. Le prix du tas de rouille était raisonnable : on l'a acheté. Et on a commencé tout de suite sa restauration pour la remettre dans l'état où l'on peut la voir. On a essayé de se renseigner au sujet d'Émile Teillac : rien sur Internet. Au sujet de sa presse : rien non plus. On a interrogé les brevets d'invention français et internationaux : rien encore. Cette petite Bijou semble être un bijou rare, comme tous les vrais bijoux...

Entrée dans l'atelier, et restaurée, elle faisait belle figure mais n'était pas employée très souvent. Son petit format d'impression en est un peu la cause : un marbre de 11 x 20 cm qui ne permet l'impression qu'au format contemporain A5, format qui n'existait pas encore lorsque la Bijou fut imaginée et construite.

BijouTeillac-02.jpg

On la voit ici dans son intégralité, sur cette photo en plongée. Au repos, le levier en haut, elle mesure 75 cm. Sa longueur est de 51 cm et sa largeur de 34 cm. Une partie de son originalité réside dans son marbre (?) arrière, destiné peut-être à recevoir de la composition en attente, à moins qu'il ne soit réservé au papier à imprimer (ou tout frais imprimé), ou bien qu'il ne serve de table d'encrage. La notice de la Bijou ne nous est pas parvenue comme on s'en doute et, on l'a déjà dit, il a été impossible de trouver un quelconque renseignement sur elle ni si son constructeur.

BijouTeillac-03.jpg

On la voit ici de derrière avec, au premier plan, le marbre, ou la marge, ou la réception, ou la table d'encrage. On notera au passage le beau support fabriqué récemment à l'occasion d'une sortie prochaine pour la fixer solidement sur le plateau d'une table.

BijouTeillac-04.jpg

La Bijou n'a que deux pieds, comme on le voit ici, derrière la platine qui peut descendre en actionnant le levier vers le bas. Pour adoucir la pression, un blanchet a été collé sur elle grâce à un adhésif double face. Le marbre est disposé sous elle, en position d'impression.

BijouTeillac-05.jpg

La platine est descendue grâce au levier et entre en contact avec la forme encrée (enfin... pas ici sur cette photo). On aperçoit sous le levier baissé, une vis qui permet de régler la pression maximale de la platine.

BijouTeillac-06.jpg

Le marbre coulisse dans une rainure de la presse pour se mettre en position d'encrage de la forme. Une fois cette opération réalisée, la feuille à imprimer est posée dessus. Le marbre est repoussé sous la platine pour l'impression. La forme ici n'est constituée que d'un simple bloc de montage en médium destiné à accueillir des linogravures.

Conséquence de la pose d'un blanchet sur la platine, la Bijou peut aussi être utilisée en typographie indirecte. Une forme encrée disposée sur le marbre, sans papier, est placée sous la platine. Coup de presse. L'encre est transférée sur le blanchet. Le marbre est retiré et remplacé par un plateau sur lequel est placé le support à imprimer. Coup de presse. L'encre du blanchet est reportée sur le support. Ce qui permet, si le support est transparent, d'avoir une impression lisible (et protégée) sous le support.

À quoi servait initialement cette presse ? Difficile de l'affirmer avec certitude. Impression d'étiquettes ? De petits faire-part ou de cartes de visite ? Tout renseignement qu'on nous donnera sera accueilli avec joie et exubérance.

Gros plan sur un petit bijou...

Le titre ci-dessus a quelque chose de trompeur... et de fautif. Trompeur, parce que le sujet de ce billet n'est pas si petit que cela. Fautif, parce qu'il aurait fallu écrire : « Gros plan sur une petite Bijou ». Mais là, pour tout le moins, vous auriez tiqué, lecteur attentif, lectrice attentive... Pourtant... Il s'agit d'une presse (donc, le féminin) et son nom est Bijou typographique no 2, machine conçue par Émile Teillac, constructeur parisien, comme nous l'apprend l'étiquette métallique vissée sur la platine. On est en droit d'admirer aussi le restant des décors.

BijouTeillac-01.jpg

Cette presse fut découverte voici de nombreuses années sur une brocante. C'était un authentique tas de rouille. Enfin, toutes les parties qui laissaient le métal à nu étaient rouillées. Le manche en bois avait disparu. Le prix du tas de rouille était raisonnable : on l'a acheté. Et on a commencé tout de suite sa restauration pour la remettre dans l'état où l'on peut la voir. On a essayé de se renseigner au sujet d'Émile Teillac : rien sur Internet. Au sujet de sa presse : rien non plus. On a interrogé les brevets d'invention français et internationaux : rien encore. Cette petite Bijou semble être un bijou rare, comme tous les vrais bijoux...

Entrée dans l'atelier, et restaurée, elle faisait belle figure mais n'était pas employée très souvent. Son petit format d'impression en est un peu la cause : un marbre de 11 x 20 cm qui ne permet l'impression qu'au format contemporain A5, format qui n'existait pas encore lorsque la Bijou fut imaginée et construite.

BijouTeillac-02.jpg

On la voit ici dans son intégralité, sur cette photo en plongée. Au repos, le levier en haut, elle mesure 75 cm. Sa longueur est de 51 cm et sa largeur de 34 cm. Une partie de son originalité réside dans son marbre (?) arrière, destiné peut-être à recevoir de la composition en attente, à moins qu'il ne soit réservé au papier à imprimer (ou tout frais imprimé), ou bien qu'il ne serve de table d'encrage. La notice de la Bijou ne nous est pas parvenue comme on s'en doute et, on l'a déjà dit, il a été impossible de trouver un quelconque renseignement sur elle ni si son constructeur.

BijouTeillac-03.jpg

On la voit ici de derrière avec, au premier plan, le marbre, ou la marge, ou la réception, ou la table d'encrage. On notera au passage le beau support fabriqué récemment à l'occasion d'une sortie prochaine pour la fixer solidement sur le plateau d'une table.

BijouTeillac-04.jpg

La Bijou n'a que deux pieds, comme on le voit ici, derrière la platine qui peut descendre en actionnant le levier vers le bas. Pour adoucir la pression, un blanchet a été collé sur elle grâce à un adhésif double face. Le marbre est disposé sous elle, en position d'impression.

BijouTeillac-05.jpg

La platine est descendue grâce au levier et entre en contact avec la forme encrée (enfin... pas ici sur cette photo). On aperçoit sous le levier baissé, une vis qui permet de régler la pression maximale de la platine.

BijouTeillac-06.jpg

Le marbre coulisse dans une rainure de la presse pour se mettre en position d'encrage de la forme. Une fois cette opération réalisée, la feuille à imprimer est posée dessus. Le marbre est repoussé sous la platine pour l'impression. La forme ici n'est constituée que d'un simple bloc de montage en médium destiné à accueillir des linogravures.

Conséquence de la pose d'un blanchet sur la platine, la Bijou peut aussi être utilisée en typographie indirecte. Une forme encrée disposée sur le marbre, sans papier, est placée sous la platine. Coup de presse. L'encre est transférée sur le blanchet. Le marbre est retiré et remplacé par un plateau sur lequel est placé le support à imprimer. Coup de presse. L'encre du blanchet est reportée sur le support. Ce qui permet, si le support est transparent, d'avoir une impression lisible (et protégée) sous le support.

À quoi servait initialement cette presse ? Difficile de l'affirmer avec certitude. Impression d'étiquettes ? De petits faire-part ou de cartes de visite ? Tout renseignement qu'on nous donnera sera accueilli avec joie et exubérance.

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Publié le 10/06/2017 @ 12:07  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Un peu de tout  -  par cls

Méli-mélo typo...

Une petite balade à Bièvres, haut lieu de la photographie en France, mais le but du déplacement était tout autre. Le 1er mai, dans cette charmante bourgade du sud-ouest de Paris comme disent les guides assermentés, se tient traditionnellement une brocante des outils anciens. Pas l'ombre d'un outypographique (mot-valise trop tentant pour l'éviter) dans cette brocante. Deux bricoles en marge du sujet, sur lesquelles on reviendra peut-être. Alors, malgré l'infortune, on fait bon cœur, on lève le nez et on regarde... En avant pour quelques trouvailles de typo des rues.

bievres-cafe.jpg

Sur le mur d'un ancien café devenu restaurant mais qui a tout à fait l'allure d'une maison particulière, cette enseigne peinte et maçonnée. On y voit un italique qui tente de jouer la verticalité afin de se romaniser et un romain qui se laisse aller à ses penchants. Le monde à l'envers, quoi !

bievres-castor.jpg

Même absente, la typo reste présente... Petite précision, ce castor-là n'a rien d'un hommage à la compagne de Jean-Paul Sartre. C'est l'établissement d'un lien entre le lieu et l'animal qui, au Moyen Âge, se nommait bièvre. Un animal dont Pierre de Beauvais disait : « La nature du castor est telle que lorsqu'un chasseur le poursuit, il regarde sans cesse derrière lui, quand il voit le chasseur s'approcher de lui, il se tranche les testicules de ses dents, et les jette au visage du chasseur. Le chasseur les recueille, arrête la poursuite et s'en retourne. […] De la même manière, l'homme qui veut observer les commandements de Dieu et vivre dans la pureté doit se trancher les testicules c'est-à-dire tous les vices, et jeter toutes les mauvaises actions au visage du chasseur, c'est-à-dire du Diable. » Nos hommes politiques actuels devraient bien s'inspirer de cette pratique pour atteindre l'intégrité.

bievres-fenetre.jpg

Une fenêtre. Une simple fenêtre. Avec, aux quatre coins, un F, comme fenêtre.

bievres-loup.jpg

Un curieux nom de rue qui, lui aussi, semble fleurer bon le Moyen Âge, malgré la modernité de la plaque et du panneau qui l'accole (ou presque).

bievres-plomberie.jpg

Typographie modeste, ou bien typographie négligée ? Comment savoir... Toujours est-il qu'elle s'efface.

bievres-typobois.jpg

On termine en apothéose avec une merveilleuse typographie bois délavé, enseigne imposante et arborée d'un fabricant de pieux. Peut-on demander pieusement s'il y a beaucoup de vampires à Bièvres ?

Méli-mélo typo...

Une petite balade à Bièvres, haut lieu de la photographie en France, mais le but du déplacement était tout autre. Le 1er mai, dans cette charmante bourgade du sud-ouest de Paris comme disent les guides assermentés, se tient traditionnellement une brocante des outils anciens. Pas l'ombre d'un outypographique (mot-valise trop tentant pour l'éviter) dans cette brocante. Deux bricoles en marge du sujet, sur lesquelles on reviendra peut-être. Alors, malgré l'infortune, on fait bon cœur, on lève le nez et on regarde... En avant pour quelques trouvailles de typo des rues.

bievres-cafe.jpg

Sur le mur d'un ancien café devenu restaurant mais qui a tout à fait l'allure d'une maison particulière, cette enseigne peinte et maçonnée. On y voit un italique qui tente de jouer la verticalité afin de se romaniser et un romain qui se laisse aller à ses penchants. Le monde à l'envers, quoi !

bievres-castor.jpg

Même absente, la typo reste présente... Petite précision, ce castor-là n'a rien d'un hommage à la compagne de Jean-Paul Sartre. C'est l'établissement d'un lien entre le lieu et l'animal qui, au Moyen Âge, se nommait bièvre. Un animal dont Pierre de Beauvais disait : « La nature du castor est telle que lorsqu'un chasseur le poursuit, il regarde sans cesse derrière lui, quand il voit le chasseur s'approcher de lui, il se tranche les testicules de ses dents, et les jette au visage du chasseur. Le chasseur les recueille, arrête la poursuite et s'en retourne. […] De la même manière, l'homme qui veut observer les commandements de Dieu et vivre dans la pureté doit se trancher les testicules c'est-à-dire tous les vices, et jeter toutes les mauvaises actions au visage du chasseur, c'est-à-dire du Diable. » Nos hommes politiques actuels devraient bien s'inspirer de cette pratique pour atteindre l'intégrité.

bievres-fenetre.jpg

Une fenêtre. Une simple fenêtre. Avec, aux quatre coins, un F, comme fenêtre.

bievres-loup.jpg

Un curieux nom de rue qui, lui aussi, semble fleurer bon le Moyen Âge, malgré la modernité de la plaque et du panneau qui l'accole (ou presque).

bievres-plomberie.jpg

Typographie modeste, ou bien typographie négligée ? Comment savoir... Toujours est-il qu'elle s'efface.

bievres-typobois.jpg

On termine en apothéose avec une merveilleuse typographie bois délavé, enseigne imposante et arborée d'un fabricant de pieux. Peut-on demander pieusement s'il y a beaucoup de vampires à Bièvres ?

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Publié le 06/05/2017 @ 11:51  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
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Tirage à 450 exemplaires.
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Les petits derniers...

Raymond Callemin
Lettre
à Arthur Mallet

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CLS
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Quasimodo

36 pages, format 14 x 14 cm.
100 exemplaires.
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CLS
Un point
c'est tout

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36 pages, format 14,8 x 7 cm.
100 exemplaires.
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