Page en cours de chargement
(vidéos)

Auteurs

Chronologique

Des barbares...

Bibliotératologie

Casses

Divertissements

Fin-de-Siècle

Fourneau et Fornax

Impressions

Typographie
est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
Il y a peu de temps de cela, vous vous en souvenez sûrement, j’ai annoncé ici qu’il ne manquait plus qu’une table à encrer pour que la Stanhope nouvellement arrivée dans l’atelier soit dotée de tout le matériel nécessaire à son fonctionnement. Eh bien, maintenant, c’est fait, la Stanhope l’a sa table sa table à encrer. Et elle a même plus que cette table ; elle a aussi ses propres bidons de produits de nettoyage, avec pour chaque bidon une belle étiquette imprimée dans l’atelier, en noir sur du papier orange fluo pour que ça se voie bien. Allez, on voit ça en images…

Les quatre bidons sont posés sur le marbre de la Stanhope, chacun doté de sa belle étiquette et rempli chacun de son liquides de nettoyage. Ils trônent devant le rouleau à deux manches : acétone, essence F, essence C, white spirit (aussi appelé terpentine).

Et voici la table à encrer de fabrication maison avec des éléments hétéroclites, conservés parfois depuis des années en se disant : « Ces bidules-là serviront peut-être un jour pour fabriquer un machin, sait-on jamais ! »… Mais, mais… — ô horreur ! — on s’aperçoit que le plateau de la table, en authentique verre de plus de 5 millimètres d’épaisseur, est plus que dégoûtant. Nettoyage express !

Bon, là ça va mieux. Propre comme ça, même si l’on veut encrer en blanc, on ne risque pas de salir la couleur… si, bien sûr, le rouleau encreur est lui aussi proprement propre.

La table n’a que trois pieds, mais ils sont à roulettes pour qu’on puisse la déplacer facilement. Ce n’est pas une volonté expresse qu’elle n’ait que trois pieds. C’est que dans notre stock de bidules pour fabriquer des machins, on n’en a trouvé que trois. Alors on a fait avec les moyens du bord. Mais avouez quand même qu’elle a de l’allure, cette table, avec son verre Art Déco et sa jolie bordure en fer blanc gaufré. Non ? Pas d’accord ?… Tant pis, je m’en fiche, moi, j’aime…

Pour compléter le petit matériel, je vous présente la petite boîte sur pieds (elle en a quatre, elle !) qu’un ami m’a donnée parce qu’elle ne lui servait plus et qui me sert à ranger les chiffons et les bidons. Les chiffons propres, en attente de salissure, sont dans un petit compartiment qu’on peut fermer avec un couvercle doté de charnières. C’est tout mignon.

Le petit couvercle est refermé.

Le grand couvercle de la boîte est refermé à son tour…

… Et on peut poser les bidons de produits de nettoyage dessus. Merveilleux, n’est-ce pas ?

On peut aussi poser d’autres rouleaux à main sur la table à encrer, des plus petits…
— Oui, c’est bien gentil tout ça, mon bonhomme, mais quand est-ce que tu vas t’en servir de ta presse ?
— Bah, pfff… quand j’aurai un peu moins mal au dos pour tirer sur le barreau… bientôt… bientôt…
Il y a peu de temps de cela, vous vous en souvenez sûrement, j’ai annoncé ici qu’il ne manquait plus qu’une table à encrer pour que la Stanhope nouvellement arrivée dans l’atelier soit dotée de tout le matériel nécessaire à son fonctionnement. Eh bien, maintenant, c’est fait, la Stanhope l’a sa table sa table à encrer. Et elle a même plus que cette table ; elle a aussi ses propres bidons de produits de nettoyage, avec pour chaque bidon une belle étiquette imprimée dans l’atelier, en noir sur du papier orange fluo pour que ça se voie bien. Allez, on voit ça en images…

Les quatre bidons sont posés sur le marbre de la Stanhope, chacun doté de sa belle étiquette et rempli chacun de son liquides de nettoyage. Ils trônent devant le rouleau à deux manches : acétone, essence F, essence C, white spirit (aussi appelé terpentine).

Et voici la table à encrer de fabrication maison avec des éléments hétéroclites, conservés parfois depuis des années en se disant : « Ces bidules-là serviront peut-être un jour pour fabriquer un machin, sait-on jamais ! »… Mais, mais… — ô horreur ! — on s’aperçoit que le plateau de la table, en authentique verre de plus de 5 millimètres d’épaisseur, est plus que dégoûtant. Nettoyage express !

Bon, là ça va mieux. Propre comme ça, même si l’on veut encrer en blanc, on ne risque pas de salir la couleur… si, bien sûr, le rouleau encreur est lui aussi proprement propre.

La table n’a que trois pieds, mais ils sont à roulettes pour qu’on puisse la déplacer facilement. Ce n’est pas une volonté expresse qu’elle n’ait que trois pieds. C’est que dans notre stock de bidules pour fabriquer des machins, on n’en a trouvé que trois. Alors on a fait avec les moyens du bord. Mais avouez quand même qu’elle a de l’allure, cette table, avec son verre Art Déco et sa jolie bordure en fer blanc gaufré. Non ? Pas d’accord ?… Tant pis, je m’en fiche, moi, j’aime…

Pour compléter le petit matériel, je vous présente la petite boîte sur pieds (elle en a quatre, elle !) qu’un ami m’a donnée parce qu’elle ne lui servait plus et qui me sert à ranger les chiffons et les bidons. Les chiffons propres, en attente de salissure, sont dans un petit compartiment qu’on peut fermer avec un couvercle doté de charnières. C’est tout mignon.

Le petit couvercle est refermé.

Le grand couvercle de la boîte est refermé à son tour…

… Et on peut poser les bidons de produits de nettoyage dessus. Merveilleux, n’est-ce pas ?

On peut aussi poser d’autres rouleaux à main sur la table à encrer, des plus petits…
— Oui, c’est bien gentil tout ça, mon bonhomme, mais quand est-ce que tu vas t’en servir de ta presse ?
— Bah, pfff… quand j’aurai un peu moins mal au dos pour tirer sur le barreau… bientôt… bientôt…
Il y a des journées comme ça où l’on se lève le matin parce qu’il faut bien se lever… Alors, on se lève, morose, en se disant : « Ah ! Encore une nouvelle journée à vivre… » et on s’apprête à la vivre, un peu contraint et forcé, mais rien ne se passe de la manière prévue. La journée prévue longue, triste et ennuyeuse se révèle en réalité pleine de joie, de merveilles et de découvertes. C’est comme ça, on ne peut pas toujours rester dans sa morosité.
C’est le contenu de la boîte aux lettres qui a tout changé. Je n’y attendais rien et même je craignais la lettre porteuse de mauvaises nouvelles provenant des impôts ou d’un quelconque fournisseur d’énergie mais c’était un gros paquet très bien réalisé provenant — ô stupeur ! — des États Unis. Il était si bien réalisé, ce paquet, que j’ai mis un temps certain à l’ouvrir, ce qui augmente le taux d’adrénaline et par conséquent la joie lors de la découverte. Joie intense… donc.
Le contenu du paquet ? Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre d’importance, un livre capital, un livre définitif sur le sujet qu’il traite : les moules à arçon. Ces moules, vous le savez bien, qui servaient à fondre les caractères typographiques avant qu’au dix-neuvième siècle on invente les machines automatiques à fondre des caractères, puis les machines à composer les textes ; et bien avant qu’au vingtième siècle on invente la photocomposition puis la composition sur ordinateur qu’on connaît encore aujourd’hui. Des moules à arçon sans lesquels aucune communication écrite et multipliée n’aurait été possible depuis Gutenberg jusqu’à l’aube des machines à composer. Ce n’est donc pas rien, un moule à arçon. C’est un objet de culture dans tous les sens du terme. Il s’est rendu indispensable à la multiplication de l’écrit et, en lui-même, dans sa fabrication et dans son évolution au fil des siècles, il est la manifestation d’une grande culture technologique.

Couverture.
L’auteur de ce livre, Stan Nelson, est le spécialiste mondial incontestable et incontesté du sujet et son livre est le résultat d’une vie de recherches dans tous les pays où la typographie à caractères mobiles a existé depuis le milieu du quinzième siècle. Autant dire que c’est un livre incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’imprimerie traditionnelle, au livre et à sa technologie. Comme le dirait Bela, un auteur congolais que j’ai publié au siècle dernier : « C’est bon le livre ! ». Plus que richement illustré — et en couleurs, s’il vous plaît ! — c’est un ouvrage historique et technologique insurpassable. On pourra éventuellement en faire un autre après lui, mais certainement pas mieux ni plus complet.
Mais… bourdonnement dans mes oreilles, j’en entends déjà ronchonner par ci par là… C’est une de nos caractéristiques majeures à nous les Français, une caractéristique connue de tous, partout dans le monde : on ronchonne tout le temps.
— Le livre dont tu parles, il vient bien des États Unis ?
— Ben oui…
— Alors, il est en anglais…
— Ben oui…
— Oui, mais nous en France, on parle français…
— Ben oui… mais rien ne nous empêche de parler aussi anglais, de le lire et de le comprendre… Ça fait partie de la culture… Et les images sont écrites en « image », une langue universelle. Et quand on se trouve devant un livre comme celui de Stan Nelson, on n’attend pas une hypothétique traduction qui ne viendra probablement jamais…
— Ah bon, et pourquoi ?
— Parce que la France, si fière de son exception culturelle, ne s’intéresse plus guère aux technologies traditionnelles (contrairement aux pays qui l’entourent) et que le petit monde des personnes qui s’y intéresse encore est trop peu nombreux pour qu’on puisse imaginer une édition française. Alors, bande de vous autres, si le sujet vous intéresse, lisez ce livre en anglais ! Non mais !… Et parlez-en autour de vous, ça fera grossir la petite population des gens intéressés…
— Mais le livre, on ne le trouve pas en France…
— Je ne sais pas, mais on peut toujours le commander. Allez, je vous scanne le dos de sa jaquette, vous aurez toutes les indications. Je suis trop bon avec vous…

4e de Couverture.
— Mais toi, pourquoi tu l’as reçu par la poste ? Tu l’as commandé ?
— Non, il a eu la grande gentillesse de me l’envoyer à parution parce que je lui avais passé des photos d’un moule dont il a parlé dans son livre. Voici quelques années, j’avais fait sur ce moule un article assez approfondi qui n’est jamais paru pour une revue… qui n’a jamais vu le jour.
— Donc tu l’as reçu gratuitement, le livre…
— Ben oui…
— Tu es un veinard.
— Ben oui… Faut bien, de temps en temps, avoir des petites ou des grandes joies qui vous donnent envie de vous lever le matin…
Il y a des journées comme ça où l’on se lève le matin parce qu’il faut bien se lever… Alors, on se lève, morose, en se disant : « Ah ! Encore une nouvelle journée à vivre… » et on s’apprête à la vivre, un peu contraint et forcé, mais rien ne se passe de la manière prévue. La journée prévue longue, triste et ennuyeuse se révèle en réalité pleine de joie, de merveilles et de découvertes. C’est comme ça, on ne peut pas toujours rester dans sa morosité.
C’est le contenu de la boîte aux lettres qui a tout changé. Je n’y attendais rien et même je craignais la lettre porteuse de mauvaises nouvelles provenant des impôts ou d’un quelconque fournisseur d’énergie mais c’était un gros paquet très bien réalisé provenant — ô stupeur ! — des États Unis. Il était si bien réalisé, ce paquet, que j’ai mis un temps certain à l’ouvrir, ce qui augmente le taux d’adrénaline et par conséquent la joie lors de la découverte. Joie intense… donc.
Le contenu du paquet ? Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre d’importance, un livre capital, un livre définitif sur le sujet qu’il traite : les moules à arçon. Ces moules, vous le savez bien, qui servaient à fondre les caractères typographiques avant qu’au dix-neuvième siècle on invente les machines automatiques à fondre des caractères, puis les machines à composer les textes ; et bien avant qu’au vingtième siècle on invente la photocomposition puis la composition sur ordinateur qu’on connaît encore aujourd’hui. Des moules à arçon sans lesquels aucune communication écrite et multipliée n’aurait été possible depuis Gutenberg jusqu’à l’aube des machines à composer. Ce n’est donc pas rien, un moule à arçon. C’est un objet de culture dans tous les sens du terme. Il s’est rendu indispensable à la multiplication de l’écrit et, en lui-même, dans sa fabrication et dans son évolution au fil des siècles, il est la manifestation d’une grande culture technologique.

Couverture.
L’auteur de ce livre, Stan Nelson, est le spécialiste mondial incontestable et incontesté du sujet et son livre est le résultat d’une vie de recherches dans tous les pays où la typographie à caractères mobiles a existé depuis le milieu du quinzième siècle. Autant dire que c’est un livre incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’imprimerie traditionnelle, au livre et à sa technologie. Comme le dirait Bela, un auteur congolais que j’ai publié au siècle dernier : « C’est bon le livre ! ». Plus que richement illustré — et en couleurs, s’il vous plaît ! — c’est un ouvrage historique et technologique insurpassable. On pourra éventuellement en faire un autre après lui, mais certainement pas mieux ni plus complet.
Mais… bourdonnement dans mes oreilles, j’en entends déjà ronchonner par ci par là… C’est une de nos caractéristiques majeures à nous les Français, une caractéristique connue de tous, partout dans le monde : on ronchonne tout le temps.
— Le livre dont tu parles, il vient bien des États Unis ?
— Ben oui…
— Alors, il est en anglais…
— Ben oui…
— Oui, mais nous en France, on parle français…
— Ben oui… mais rien ne nous empêche de parler aussi anglais, de le lire et de le comprendre… Ça fait partie de la culture… Et les images sont écrites en « image », une langue universelle. Et quand on se trouve devant un livre comme celui de Stan Nelson, on n’attend pas une hypothétique traduction qui ne viendra probablement jamais…
— Ah bon, et pourquoi ?
— Parce que la France, si fière de son exception culturelle, ne s’intéresse plus guère aux technologies traditionnelles (contrairement aux pays qui l’entourent) et que le petit monde des personnes qui s’y intéresse encore est trop peu nombreux pour qu’on puisse imaginer une édition française. Alors, bande de vous autres, si le sujet vous intéresse, lisez ce livre en anglais ! Non mais !… Et parlez-en autour de vous, ça fera grossir la petite population des gens intéressés…
— Mais le livre, on ne le trouve pas en France…
— Je ne sais pas, mais on peut toujours le commander. Allez, je vous scanne le dos de sa jaquette, vous aurez toutes les indications. Je suis trop bon avec vous…

4e de Couverture.
— Mais toi, pourquoi tu l’as reçu par la poste ? Tu l’as commandé ?
— Non, il a eu la grande gentillesse de me l’envoyer à parution parce que je lui avais passé des photos d’un moule dont il a parlé dans son livre. Voici quelques années, j’avais fait sur ce moule un article assez approfondi qui n’est jamais paru pour une revue… qui n’a jamais vu le jour.
— Donc tu l’as reçu gratuitement, le livre…
— Ben oui…
— Tu es un veinard.
— Ben oui… Faut bien, de temps en temps, avoir des petites ou des grandes joies qui vous donnent envie de vous lever le matin…
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.
14462215 visiteurs
90 visiteurs en ligne
Fornax éditeur 18, route de Coizard, 51230 Bannes – France