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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
Il y a des journées comme ça où l’on se lève le matin parce qu’il faut bien se lever… Alors, on se lève, morose, en se disant : « Ah ! Encore une nouvelle journée à vivre… » et on s’apprête à la vivre, un peu contraint et forcé, mais rien ne se passe de la manière prévue. La journée prévue longue, triste et ennuyeuse se révèle en réalité pleine de joie, de merveilles et de découvertes. C’est comme ça, on ne peut pas toujours rester dans sa morosité.
C’est le contenu de la boîte aux lettres qui a tout changé. Je n’y attendais rien et même je craignais la lettre porteuse de mauvaises nouvelles provenant des impôts ou d’un quelconque fournisseur d’énergie mais c’était un gros paquet très bien réalisé provenant — ô stupeur ! — des États Unis. Il était si bien réalisé, ce paquet, que j’ai mis un temps certain à l’ouvrir, ce qui augmente le taux d’adrénaline et par conséquent la joie lors de la découverte. Joie intense… donc.
Le contenu du paquet ? Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre d’importance, un livre capital, un livre définitif sur le sujet qu’il traite : les moules à arçon. Ces moules, vous le savez bien, qui servaient à fondre les caractères typographiques avant qu’au dix-neuvième siècle on invente les machines automatiques à fondre des caractères, puis les machines à composer les textes ; et bien avant qu’au vingtième siècle on invente la photocomposition puis la composition sur ordinateur qu’on connaît encore aujourd’hui. Des moules à arçon sans lesquels aucune communication écrite et multipliée n’aurait été possible depuis Gutenberg jusqu’à l’aube des machines à composer. Ce n’est donc pas rien, un moule à arçon. C’est un objet de culture dans tous les sens du terme. Il s’est rendu indispensable à la multiplication de l’écrit et, en lui-même, dans sa fabrication et dans son évolution au fil des siècles, il est la manifestation d’une grande culture technologique.

Couverture.
L’auteur de ce livre, Stan Nelson, est le spécialiste mondial incontestable et incontesté du sujet et son livre est le résultat d’une vie de recherches dans tous les pays où la typographie à caractères mobiles a existé depuis le milieu du quinzième siècle. Autant dire que c’est un livre incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’imprimerie traditionnelle, au livre et à sa technologie. Comme le dirait Bela, un auteur congolais que j’ai publié au siècle dernier : « C’est bon le livre ! ». Plus que richement illustré — et en couleurs, s’il vous plaît ! — c’est un ouvrage historique et technologique insurpassable. On pourra éventuellement en faire un autre après lui, mais certainement pas mieux ni plus complet.
Mais… bourdonnement dans mes oreilles, j’en entends déjà ronchonner par ci par là… C’est une de nos caractéristiques majeures à nous les Français, une caractéristique connue de tous, partout dans le monde : on ronchonne tout le temps.
— Le livre dont tu parles, il vient bien des États Unis ?
— Ben oui…
— Alors, il est en anglais…
— Ben oui…
— Oui, mais nous en France, on parle français…
— Ben oui… mais rien ne nous empêche de parler aussi anglais, de le lire et de le comprendre… Ça fait partie de la culture… Et les images sont écrites en « image », une langue universelle. Et quand on se trouve devant un livre comme celui de Stan Nelson, on n’attend pas une hypothétique traduction qui ne viendra probablement jamais…
— Ah bon, et pourquoi ?
— Parce que la France, si fière de son exception culturelle, ne s’intéresse plus guère aux technologies traditionnelles (contrairement aux pays qui l’entourent) et que le petit monde des personnes qui s’y intéresse encore est trop peu nombreux pour qu’on puisse imaginer une édition française. Alors, bande de vous autres, si le sujet vous intéresse, lisez ce livre en anglais ! Non mais !… Et parlez-en autour de vous, ça fera grossir la petite population des gens intéressés…
— Mais le livre, on ne le trouve pas en France…
— Je ne sais pas, mais on peut toujours le commander. Allez, je vous scanne le dos de sa jaquette, vous aurez toutes les indications. Je suis trop bon avec vous…

4e de Couverture.
— Mais toi, pourquoi tu l’as reçu par la poste ? Tu l’as commandé ?
— Non, il a eu la grande gentillesse de me l’envoyer à parution parce que je lui avais passé des photos d’un moule dont il a parlé dans son livre. Voici quelques années, j’avais fait sur ce moule un article assez approfondi qui n’est jamais paru pour une revue… qui n’a jamais vu le jour.
— Donc tu l’as reçu gratuitement, le livre…
— Ben oui…
— Tu es un veinard.
— Ben oui… Faut bien, de temps en temps, avoir des petites ou des grandes joies qui vous donnent envie de vous lever le matin…
Il y a des journées comme ça où l’on se lève le matin parce qu’il faut bien se lever… Alors, on se lève, morose, en se disant : « Ah ! Encore une nouvelle journée à vivre… » et on s’apprête à la vivre, un peu contraint et forcé, mais rien ne se passe de la manière prévue. La journée prévue longue, triste et ennuyeuse se révèle en réalité pleine de joie, de merveilles et de découvertes. C’est comme ça, on ne peut pas toujours rester dans sa morosité.
C’est le contenu de la boîte aux lettres qui a tout changé. Je n’y attendais rien et même je craignais la lettre porteuse de mauvaises nouvelles provenant des impôts ou d’un quelconque fournisseur d’énergie mais c’était un gros paquet très bien réalisé provenant — ô stupeur ! — des États Unis. Il était si bien réalisé, ce paquet, que j’ai mis un temps certain à l’ouvrir, ce qui augmente le taux d’adrénaline et par conséquent la joie lors de la découverte. Joie intense… donc.
Le contenu du paquet ? Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre d’importance, un livre capital, un livre définitif sur le sujet qu’il traite : les moules à arçon. Ces moules, vous le savez bien, qui servaient à fondre les caractères typographiques avant qu’au dix-neuvième siècle on invente les machines automatiques à fondre des caractères, puis les machines à composer les textes ; et bien avant qu’au vingtième siècle on invente la photocomposition puis la composition sur ordinateur qu’on connaît encore aujourd’hui. Des moules à arçon sans lesquels aucune communication écrite et multipliée n’aurait été possible depuis Gutenberg jusqu’à l’aube des machines à composer. Ce n’est donc pas rien, un moule à arçon. C’est un objet de culture dans tous les sens du terme. Il s’est rendu indispensable à la multiplication de l’écrit et, en lui-même, dans sa fabrication et dans son évolution au fil des siècles, il est la manifestation d’une grande culture technologique.

Couverture.
L’auteur de ce livre, Stan Nelson, est le spécialiste mondial incontestable et incontesté du sujet et son livre est le résultat d’une vie de recherches dans tous les pays où la typographie à caractères mobiles a existé depuis le milieu du quinzième siècle. Autant dire que c’est un livre incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’imprimerie traditionnelle, au livre et à sa technologie. Comme le dirait Bela, un auteur congolais que j’ai publié au siècle dernier : « C’est bon le livre ! ». Plus que richement illustré — et en couleurs, s’il vous plaît ! — c’est un ouvrage historique et technologique insurpassable. On pourra éventuellement en faire un autre après lui, mais certainement pas mieux ni plus complet.
Mais… bourdonnement dans mes oreilles, j’en entends déjà ronchonner par ci par là… C’est une de nos caractéristiques majeures à nous les Français, une caractéristique connue de tous, partout dans le monde : on ronchonne tout le temps.
— Le livre dont tu parles, il vient bien des États Unis ?
— Ben oui…
— Alors, il est en anglais…
— Ben oui…
— Oui, mais nous en France, on parle français…
— Ben oui… mais rien ne nous empêche de parler aussi anglais, de le lire et de le comprendre… Ça fait partie de la culture… Et les images sont écrites en « image », une langue universelle. Et quand on se trouve devant un livre comme celui de Stan Nelson, on n’attend pas une hypothétique traduction qui ne viendra probablement jamais…
— Ah bon, et pourquoi ?
— Parce que la France, si fière de son exception culturelle, ne s’intéresse plus guère aux technologies traditionnelles (contrairement aux pays qui l’entourent) et que le petit monde des personnes qui s’y intéresse encore est trop peu nombreux pour qu’on puisse imaginer une édition française. Alors, bande de vous autres, si le sujet vous intéresse, lisez ce livre en anglais ! Non mais !… Et parlez-en autour de vous, ça fera grossir la petite population des gens intéressés…
— Mais le livre, on ne le trouve pas en France…
— Je ne sais pas, mais on peut toujours le commander. Allez, je vous scanne le dos de sa jaquette, vous aurez toutes les indications. Je suis trop bon avec vous…

4e de Couverture.
— Mais toi, pourquoi tu l’as reçu par la poste ? Tu l’as commandé ?
— Non, il a eu la grande gentillesse de me l’envoyer à parution parce que je lui avais passé des photos d’un moule dont il a parlé dans son livre. Voici quelques années, j’avais fait sur ce moule un article assez approfondi qui n’est jamais paru pour une revue… qui n’a jamais vu le jour.
— Donc tu l’as reçu gratuitement, le livre…
— Ben oui…
— Tu es un veinard.
— Ben oui… Faut bien, de temps en temps, avoir des petites ou des grandes joies qui vous donnent envie de vous lever le matin…
Une trouvaille lors de la brocante d’hier. La seule de la journée, pas vraiment ruineuse : 2 €, pourquoi se priver ! Ce spécimen de papiers de couverture date sans nul doute des années 1910-1920, période Art nouveau, si l’on en croit les illustrations utilisées. Comme on aime bien cette période des arts graphiques et qu’on ne vous déteste pas non plus, on vous le reproduit en entier, ce catalogue. Z’avez intérêt à apprécier.
La prise de vue un peu trop rapidement réalisée frise l’innommable et le catastrophique. Il vous faudra pourtant vous en contenter. On n’a pas pu faire mieux. On a collé le catalogue sous une plaque de verre pour le raplaplater mais ça a causé des images parasites par réflexion du photographe sur le verre. De plus, on ne sais plus où on a fourré le statif de reproduction qui nous aurait permis d’obtenir des pages rectangulaires ; on a fait la prise de vue à l’arrache…
— Eh, banane ! pourquoi tu ne l’as pas scanné, ton catalogue ?…
— Parce que le catalogue dépassait de la vitre du scanner, pomme à l’eau !
Euh, si on passait aux images après cet échange de fruits et légumes…

Couverture.

Pages 2 et 3.

Pages 4 et 5.

Pages 6 et 7.

Pages 8 et 9.

Pages 10 et 11.

Pages 12 et 13.

Pages 14 et 15.

Pages 16 et 17.

Pages 18 et 19.

Pages 20 et 21.

Pages 22 et 23.

Pages 24 et 25.

Page 26.
Voilà… Plein de jolies couleurs de papier et de jolies couleurs d’encre… à la semaine prochaine pour — peut-être — de nouvelles nouvelles…
Une trouvaille lors de la brocante d’hier. La seule de la journée, pas vraiment ruineuse : 2 €, pourquoi se priver ! Ce spécimen de papiers de couverture date sans nul doute des années 1910-1920, période Art nouveau, si l’on en croit les illustrations utilisées. Comme on aime bien cette période des arts graphiques et qu’on ne vous déteste pas non plus, on vous le reproduit en entier, ce catalogue. Z’avez intérêt à apprécier.
La prise de vue un peu trop rapidement réalisée frise l’innommable et le catastrophique. Il vous faudra pourtant vous en contenter. On n’a pas pu faire mieux. On a collé le catalogue sous une plaque de verre pour le raplaplater mais ça a causé des images parasites par réflexion du photographe sur le verre. De plus, on ne sais plus où on a fourré le statif de reproduction qui nous aurait permis d’obtenir des pages rectangulaires ; on a fait la prise de vue à l’arrache…
— Eh, banane ! pourquoi tu ne l’as pas scanné, ton catalogue ?…
— Parce que le catalogue dépassait de la vitre du scanner, pomme à l’eau !
Euh, si on passait aux images après cet échange de fruits et légumes…

Couverture.

Pages 2 et 3.

Pages 4 et 5.

Pages 6 et 7.

Pages 8 et 9.

Pages 10 et 11.

Pages 12 et 13.

Pages 14 et 15.

Pages 16 et 17.

Pages 18 et 19.

Pages 20 et 21.

Pages 22 et 23.

Pages 24 et 25.

Page 26.
Voilà… Plein de jolies couleurs de papier et de jolies couleurs d’encre… à la semaine prochaine pour — peut-être — de nouvelles nouvelles…
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.
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