En passant :   Le plus court chemin d'un point à un autre, c'est la confiance en sa destinée.   Soulignac
Ateliers ambulants

Ateliers pour enfants

thb
Prospectus

Derniers billets

Bibliotératologie

Chez les metteurs en page [1]

Impressions

Pochoir

Scolalinogravure

—♦—

L’atelier de CLS
(vidéos)

CLS-bois

Catalogue général
Typo et alentours
Calendrier
Bienvenue sur Fornax

Fornax éditeur

est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.

 
L'atelier de Bannes
L'atelier de Bannes

L'atelier de Bannes.

 

 Fornax n'édite que de la littérature – illustrée ou non d'estampes – suivant les goûts et humeurs de Christian Laucou qui préside à ses destinées. Ceux-ci le portent (sans exclusive) vers la littérature contemporaine et celle qu'il appelle « de l'entre deux guerres » (comprendre entre 1870 et 1914).

 Christian Laucou, typographe traditionnel au plomb et imprimeur, conçoit tous les livres de Fornax et en imprime la quasi totalité. Il est aussi imprimeur à façon en typographie et pédagogue. On trouvera toutes les informations au sujet de ces deux activités sur son site professionnel : cls-typo.

 Plumitif discret, il lui arrive aussi de commettre de la littérature ; il prend alors le nom de Christian Soulignac ou signe CLS afin de séparer l'activité littéraire de l'activité éditoriale. Il tient plus ou moins régulièrement un blog orienté typographie, principalement la « typo des rues ». On en trouve les derniers billets ci-dessous.

2026 : Portes ouvertes de Gutenberg & Compagnie

Portes ouvertes à Bannes
de Gutenberg & Compagnie

2026-04-Gutcie-PortesOuvertes.jpg

Comme tous les ans à la même époque, Gutenberg & Compagnie ouvre ses portes aux curieux adultes et aux curieux enfants qui veulent savoir comment on fabrique des livres de façon traditionnelle ou comment on les relie. Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas ou qui l'auraient oublié, Gutenberg & Compagnie est constitué de deux ateliers, l'atelier Fornax de Christian Laucou qui conçoit, édite et imprime des livres dans des techniques traditionnelles ou artistiques (typographie au plomb, taille-douce, sérigraphie) et l'atelier de reliure de Catherine Chauvel, meilleur ouvrier de France.

Catherine Chauvel explique les différentes étapes de la reliure, montre les différentes sortes de reliures ainsi que ses réalisations personnelles, des plus modestes aux plus prestigieuses. Christian Laucou présente les différentes techniques d'impression dont il dispose dans son atelier, explique son travail de concepteur de livres... et vend ses créations éditées sous le nom de Fornax éditeur... à qui est intéressé.

En raison des escaliers qui conduisent aux ateliers, les visites ne sont pas possibles aux personnes à mobilité réduite sans aide pour les porter ni accompagnement. Nous le regrettons.

Les 2 derniers billets
Cisaille à carton  -  par cls

Une cisaille sans Internet

Ça fait trois jours que dans ma petite région, on n’a plus d’Intermouettes. Trois jours ! Une éternité pour bon nombre. Je ne me suis pas renseigné mais il doit y avoir certains bipèdes par ici qui sont au bord du suicide. Surtout chez les trente ans et moins. J’en mettrai à couper une partie de mon anatomie… tiens, disons… mon oreille, pour faire comme Vincent ! J’ai besoin du reste pour continuer à bosser.

Qu’est-ce qu’on peut faire sans intermouettes de nos jours, à part déprimer dans le noir ou organiser ses petites tentatives de suicide raté ? Aller faire ses courses, par exemple. J’y suis allé ce matin parce que le frigo, sans être totalement vide n’était pas vraiment plein. Arrivé à la caisse, la gentille caissière me dit :

— On prend pas les cartes, on n’a plus d’Intermouettes ! C’est liquide ou chèque. Et si vous voulez de l’essence, c’est pas possible, on n’a plus d’Intermouettes…

Payer par chèque ! Reusement que comme tous les vieillards pré-séniles je me trimballe avec mon chéquier sur moi, vieille habitude. Une éternité que je ne l’avais pas sorti de ma poche. Ça se fait plus ce genre de trucs, les chèques… Même que les banques depuis quelques années envisagent de les supprimer, les chèques. Parce que ça leur coûte des sous, les chèques, puisqu’elles font fabriquer les chéquiers et qu’elles les donnent à leurs clients, les chéquiers. Oui, elles les donnent ! Vous vous rendez compte, elles les donnent les chéquiers. Elles les donnent ! Et elles perdent de l’argent en les donnant, et c’est contre nature que les banques perdent de l’argent puisqu’elles ont été inventées pour en gagner, de l’argent, avec l’argent qu’on leur donne. Enfin, on ne leur donne pas, on le leur confie et elles gagnent leur argent avec notre argent. Les banques, c’est le seul secteur économique qui ne produit rien, sauf de l’argent avec de l’argent. On pourrait envoyer toutes les banques et tous les banquiers sur la lune, ils pourraient se débrouiller entre eux pour gagner de l’argent, et nous, sur terre, on en reviendrait au troc… Bon, j’arrête là. Je pourrais en tartiner encore des pages et des pages mais on n’est pas là pour ça.

Donc, plus d’Intermouettes, pas un rézal social qui fonctionne, plus la possibilité d’acheter en ligne et surtout plus de petits chats sur YouTube… Gravissime !

Qu’est ce qu’on peut faire d’autre que faire ses courses quand on n’a plus d’Intermouettes ? On pourrait aller dehors et cultiver son jardin, comme Pangloss, encore faut-il avoir un jardin et aimer jardiner. Ou alors, on pourrait faire de la typographie au plomb dans son atelier de typographie au plomb. Pas besoin d’Intermouettes pour faire de la typographie au plomb. Même pas besoin d’électricité, souvent, pour faire de la typographie au plomb. C’est naturel, le plomb. C’est sain, le plomb. C’est écologique et c’est économe d’énergie, le plomb… et ça protège des radiations atomiques. Du moins, c’est économe d’énergie qu’on paye, pas d’énergie bipédique. Car il en faut de cette énergie-là avec la typographie au plomb. Car c’est lourd, le plomb.

Alors je suis dans mon atelier, sans Intermouettes, je tripote quelques bouts de plomb, histoire de me mettre en train, quand… sous mes yeux… et sous une petite pile de paperasse d’essais et d’objets qui n’ont rien à faire sur elle, j’aperçois une cisaille. Une cisaille que j’avais achetée voici bien longtemps, dans les années 1980, aux puces de Vanves, si je me souviens bien. Mais peut-être que je ne me souviens pas bien, car je ne suis pas sûr que c’était aux puces de Vanves. Cette cisaille, je ne l’avais pas achetée très cher, pour deux raisons. La première, parce que mon vendeur voulait s’en débarrasser, histoire de ne pas la ramener chez lui, parce qu’elle pèse son poids ; la deuxième parce qu’elle n’était pas complète. Il lui manquait sa presse. Et la presse est indispensable pour maintenir le carton ou le papier en place pendant qu’on le coupe. Sans elle, très gros risque de couper en courbe ou de travers.

Une cisaille de la marque Spid, une bonne marque. Les cisailles Spid sont généralement peintes en gris. Le gris, c’est de bon ton, c’est neutre, ça fait bien dans un atelier. La mienne était bleue, repeinte dégueulassement en bleu layette par un sagouin. Pendant des années je l’ai laissée comme ça, bleue, avec une presse bricolée à la va-comme-je-te-pousse à l’aide de d’une bande de polyéthylène que je pressais de la main gauche pendant que je coupais avec la droite. Mais ce bricolage n’était pas efficace et il m’arrivait de couper en courbe ou de travers. J’ai fini par ne plus l’utiliser et je l’ai remisée dans un coin jusqu’à l’été dernier où j’ai décidé de la restaurer pour lui donner une seconde jeunesse. Je l’ai démontée entièrement, je l’ai décapée, j’ai viré l’épouvantable peinture bleue en mettant le métal à nu, et je l’ai repeinte. En noir. Avec du rouge pour le poids et pour la poignée. Noir et rouge. La classe ! Mais toujours pas de presse… En la voyant dans mon atelier, depuis, à chaque fois, je pestais intérieurement en me disant qu’il fallait que je fabrique cette satanée presse qui manquait…

Pas d’Intermouettes, une bonne raison pour ne plus retarder le moment de la fabrication de la presse. J’avais déjà acheté la ferraille pour la faire. J’avais aussi acheté un poste de soudure au fil fourré (technique réputée la plus simple pour pratiquer la soudure à l’arc quand on est loin d’être un professionnel de la chose). Ne me manquait rien… et, cerise sur le gâteux (ou le gâteau, si vous préférez), ma pouse partait pour quelques jours hors les murs  j’avais la maison pour moi tout seul et je pouvais laisser mon bordel partout tant que je n’avais pas terminé le boulot. Surtout, je pouvais me traiter de tous les noms avec une voix de stentor dès que je faisais une connerie, personne pour m’entendre râler, personne pour s’inquiéter…

Mon seul regret, c’est de n’avoir pas pensé à prendre quelques photos pendant la fabrication. La cisaille est opérationnelle avec sa presse maintenant. Deux ou trois photos pour le confirmer. Ah, j’oubliais : c’est une cisaille à carton et elle fait 60 cm de coupe.

CisailleCarton1.jpg

CisailleCarton2.jpg

CisailleCarton3.jpg

Oui, je sais, la dernière photo est floue. Mais j'ai la flemme de la refaire. Je viens à peine de terminer la fabrication de la presse (et le nettoyage de l'atelier), et j'en ai plein les bottes.

Une cisaille sans Internet

Ça fait trois jours que dans ma petite région, on n’a plus d’Intermouettes. Trois jours ! Une éternité pour bon nombre. Je ne me suis pas renseigné mais il doit y avoir certains bipèdes par ici qui sont au bord du suicide. Surtout chez les trente ans et moins. J’en mettrai à couper une partie de mon anatomie… tiens, disons… mon oreille, pour faire comme Vincent ! J’ai besoin du reste pour continuer à bosser.

Qu’est-ce qu’on peut faire sans intermouettes de nos jours, à part déprimer dans le noir ou organiser ses petites tentatives de suicide raté ? Aller faire ses courses, par exemple. J’y suis allé ce matin parce que le frigo, sans être totalement vide n’était pas vraiment plein. Arrivé à la caisse, la gentille caissière me dit :

— On prend pas les cartes, on n’a plus d’Intermouettes ! C’est liquide ou chèque. Et si vous voulez de l’essence, c’est pas possible, on n’a plus d’Intermouettes…

Payer par chèque ! Reusement que comme tous les vieillards pré-séniles je me trimballe avec mon chéquier sur moi, vieille habitude. Une éternité que je ne l’avais pas sorti de ma poche. Ça se fait plus ce genre de trucs, les chèques… Même que les banques depuis quelques années envisagent de les supprimer, les chèques. Parce que ça leur coûte des sous, les chèques, puisqu’elles font fabriquer les chéquiers et qu’elles les donnent à leurs clients, les chéquiers. Oui, elles les donnent ! Vous vous rendez compte, elles les donnent les chéquiers. Elles les donnent ! Et elles perdent de l’argent en les donnant, et c’est contre nature que les banques perdent de l’argent puisqu’elles ont été inventées pour en gagner, de l’argent, avec l’argent qu’on leur donne. Enfin, on ne leur donne pas, on le leur confie et elles gagnent leur argent avec notre argent. Les banques, c’est le seul secteur économique qui ne produit rien, sauf de l’argent avec de l’argent. On pourrait envoyer toutes les banques et tous les banquiers sur la lune, ils pourraient se débrouiller entre eux pour gagner de l’argent, et nous, sur terre, on en reviendrait au troc… Bon, j’arrête là. Je pourrais en tartiner encore des pages et des pages mais on n’est pas là pour ça.

Donc, plus d’Intermouettes, pas un rézal social qui fonctionne, plus la possibilité d’acheter en ligne et surtout plus de petits chats sur YouTube… Gravissime !

Qu’est ce qu’on peut faire d’autre que faire ses courses quand on n’a plus d’Intermouettes ? On pourrait aller dehors et cultiver son jardin, comme Pangloss, encore faut-il avoir un jardin et aimer jardiner. Ou alors, on pourrait faire de la typographie au plomb dans son atelier de typographie au plomb. Pas besoin d’Intermouettes pour faire de la typographie au plomb. Même pas besoin d’électricité, souvent, pour faire de la typographie au plomb. C’est naturel, le plomb. C’est sain, le plomb. C’est écologique et c’est économe d’énergie, le plomb… et ça protège des radiations atomiques. Du moins, c’est économe d’énergie qu’on paye, pas d’énergie bipédique. Car il en faut de cette énergie-là avec la typographie au plomb. Car c’est lourd, le plomb.

Alors je suis dans mon atelier, sans Intermouettes, je tripote quelques bouts de plomb, histoire de me mettre en train, quand… sous mes yeux… et sous une petite pile de paperasse d’essais et d’objets qui n’ont rien à faire sur elle, j’aperçois une cisaille. Une cisaille que j’avais achetée voici bien longtemps, dans les années 1980, aux puces de Vanves, si je me souviens bien. Mais peut-être que je ne me souviens pas bien, car je ne suis pas sûr que c’était aux puces de Vanves. Cette cisaille, je ne l’avais pas achetée très cher, pour deux raisons. La première, parce que mon vendeur voulait s’en débarrasser, histoire de ne pas la ramener chez lui, parce qu’elle pèse son poids ; la deuxième parce qu’elle n’était pas complète. Il lui manquait sa presse. Et la presse est indispensable pour maintenir le carton ou le papier en place pendant qu’on le coupe. Sans elle, très gros risque de couper en courbe ou de travers.

Une cisaille de la marque Spid, une bonne marque. Les cisailles Spid sont généralement peintes en gris. Le gris, c’est de bon ton, c’est neutre, ça fait bien dans un atelier. La mienne était bleue, repeinte dégueulassement en bleu layette par un sagouin. Pendant des années je l’ai laissée comme ça, bleue, avec une presse bricolée à la va-comme-je-te-pousse à l’aide de d’une bande de polyéthylène que je pressais de la main gauche pendant que je coupais avec la droite. Mais ce bricolage n’était pas efficace et il m’arrivait de couper en courbe ou de travers. J’ai fini par ne plus l’utiliser et je l’ai remisée dans un coin jusqu’à l’été dernier où j’ai décidé de la restaurer pour lui donner une seconde jeunesse. Je l’ai démontée entièrement, je l’ai décapée, j’ai viré l’épouvantable peinture bleue en mettant le métal à nu, et je l’ai repeinte. En noir. Avec du rouge pour le poids et pour la poignée. Noir et rouge. La classe ! Mais toujours pas de presse… En la voyant dans mon atelier, depuis, à chaque fois, je pestais intérieurement en me disant qu’il fallait que je fabrique cette satanée presse qui manquait…

Pas d’Intermouettes, une bonne raison pour ne plus retarder le moment de la fabrication de la presse. J’avais déjà acheté la ferraille pour la faire. J’avais aussi acheté un poste de soudure au fil fourré (technique réputée la plus simple pour pratiquer la soudure à l’arc quand on est loin d’être un professionnel de la chose). Ne me manquait rien… et, cerise sur le gâteux (ou le gâteau, si vous préférez), ma pouse partait pour quelques jours hors les murs  j’avais la maison pour moi tout seul et je pouvais laisser mon bordel partout tant que je n’avais pas terminé le boulot. Surtout, je pouvais me traiter de tous les noms avec une voix de stentor dès que je faisais une connerie, personne pour m’entendre râler, personne pour s’inquiéter…

Mon seul regret, c’est de n’avoir pas pensé à prendre quelques photos pendant la fabrication. La cisaille est opérationnelle avec sa presse maintenant. Deux ou trois photos pour le confirmer. Ah, j’oubliais : c’est une cisaille à carton et elle fait 60 cm de coupe.

CisailleCarton1.jpg

CisailleCarton2.jpg

CisailleCarton3.jpg

Oui, je sais, la dernière photo est floue. Mais j'ai la flemme de la refaire. Je viens à peine de terminer la fabrication de la presse (et le nettoyage de l'atelier), et j'en ai plein les bottes.

Fermer

Publié le 23/03/2026 @ 18:43  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Hanji  -  par cls

Le Hanji, sa vie, son œuvre

Le billet d’aujourd’hui nous entraîne vingt ans en arrière, non pas pour vous parler de techniques d’imprimerie, ni de machines à imprimer mais du matériau sans lequel la plupart des techniques et des machines ne serviraient à rien : le papier. Pas n’importe que papier, bien entendu. Un papier qui représente l’aristocratie du papier coréen : le Hanji. Un papier traditionnel, fait à la main depuis des siècles. Pourquoi seulement vingt ans en arrière si le Hanji est pluri-séculaire ? Parce qu’il y a vingt ans ou presque, entre le 24 novembre et le 30 décembre 2006, pour fêter les 120 années de relations diplomatiques entre la Corée et la France, dans le château du parc de Bagatelle (on est là dans les quartiers chics de Paris, pour ceux qui l’ignoreraient), s’est tenue une belle exposition autour du Hanji. Bien évidemment, le CLS (et sa petite smala) s’y est rendu, alléché. D’autant plus qu’à cette exposition qui montrait des exemples de toutes les réalisations qu’on pouvait faire avec ce matériau d’exception, s’ajoutait un atelier où l’on pouvait voir œuvrer un maître papetier venu spécialement de Corée (dont aucune document ne cite le nom, ce qui n’est pas très courtois) et, en s'inscrivant, où l'on pouvait soi-même plonger ses mains dans la pâte et faire sa propre feuille de Hanji (j'ai fait la mienne que je garde précieusement sans l'utiliser, rien que pour le plaisir de la contempler, même si elle est bancale — obligé ! — par rapport à celles du maître papetier).

Hanji-Bagatelle.jpg

Bagatelle, là où se tient l'exposition.

En avant pour quelques explications tirées des panneaux explicatifs de l’exposition :

Hanji (한지-韓紙) : prononcer « Hanne-ji&nsp;». Le Hanji est le papier traditionnel de Corée, composé essentiellement de fibres du mûrier que l’on appelle couramment « Dak (Tak) » en coréen.

Histoire du papier coréen

En Corée la technique de la fabrication du papier date de plusieurs centaines d’années. C’est ainsi que, depuis longtemps, les Coréens utilisent un papier de haute qualité produit localement. Le papier coréen le plus ancien s’appelle « Maji ». Il s’agit d’un produit dérivé du chanvre fabriqué suivant le processus ci-après : des morceaux de chanvre ou de tissu de chanvre sont trempés dans de l’eau puis déchiquetés afin d’obtenir de tout petits morceaux. Ceux-ci sont broyés à l’aide d’une meule jusqu’à l’obtention d’une pâte à papier gluante. Ensuite cette pâte est lavée et mise dans une cuve. On obtient du papier en moulant cette pâte dans un tamis. C’est le soleil qui sèche la couche supérieure et blanchit le papier ainsi fabriqué. Cette méthode de fabrication du papier était très répandue pendant la période des Trois Royaumes : Baekje, Silla et Goguryeo (de 57 av. J.-C. à 668).

Dans le royaume de Baekje (18 av. J.-C. à 660), des Hanji de ce type furent principalement utilisés pour relater des évènements historiques de la seconde moitié du 4e siècle. Le moine bouddhiste coréen et peintre Damjing, qui œuvrait dans le royaume de Goguryeo (37 av. J.-C. à 668) introduisit les techniques de fabrication au Japon, en 610, alors que le roi Yeong-Yang de Goguryeo (Corée) avait 21 ans.

Les techniques de fabrication du papier étaient donc très développées en Corée dès le début du 7e siècle.

Durant l’ère Goryeo (918 - 1392), les Coréens commencèrent vraiment à produire du papier à partir de l’écorce du mûrier « Dak ». L’introduction de cette nouvelle matière première rendit possible une production de masse. À partir du 11e siècle, la Corée commença même à exporter du papier en Chine.

À partir de la deuxième moitié du 12e siècle, sous le règne du roi In-jong et du roi Myeong-jong de Goryeo, des mûriers furent systématiquement cultivés dans toute la péninsule coréenne afin d’alimenter l’industrie florissante de la fabrication du papier. À cet effet, le gouvernement instaura une agence nationale ayant comme but de promouvoir la production du « papier à mûrier » ou « papier Dak ». Finalement, les initiatives publiques et privées entreprises pendant l’époque Goryeo, permirent de produire un papier épais et robuste dont l’endroit comme l’envers étaient lisses et vernissés. Plus tard, les techniques de production du papier coréen furent encore améliorées, ce qui mena à la production du Hanji, le papier traditionnel coréen utilisé jusqu’à nos jours.

Processus de fabrication du Hanji

La fabrication du Hanji requiert un travail énergétique et persévérant. Souvent, le processus de production exige la répétition des tâches. Ainsi, le Hanji a également été appelé « Baek-ji [papier 100] », ce qui veut dire « papier qui requiert une centaines d’étapes de travail ». Le processus de fabrication n’a pas beaucoup changé depuis l’Antiquité et l’essentiel repose encore sur un savoir-faire artisanal. Le processus de fabrication du Hanji comporte huit étapes.

1re étape : abattage
On abat le mûrier à l’âge d’un an entre décembre et février. Pendant cette période, le mûrier contient suffisamment de fibres etb d’eau. Ensuite, on fait bouillir le bois pour détacher plus facilement l’écorce.

2e étape : ébullition de l’écorce de mûrier
L’écorce foncée du mûrier, une fois retirée de l’arbre, change de couleur et blanchit. Ensuite, on fait tremper cette écorce blanche dans de l’eau pendant une journée. Puis, il faut la faire bouillir dans de la soude caustique pendant 4 à 5 heures.

3e étape : lavage et blanchissement au soleil
L’écorce bouillie doit rester dans un récipient d’eau tiède pendant 7 à 8 heures. Ensuite, on l’expose au soleil pour le blanchissement pendant deux ou trois jours en la retournant régulièrement.

4e étape : retrait des impuretés
On purifie les écorces en les débarrassant des petits défauts. On les essore.

5e étape : martèlement
Ensuite, on les foule sur un plateau de bois alin d’obtenir des fibres bien détachées et leur donner densité et douceur.

6e étape : écrémage et drainage
Il faut mélanger les fibres de mûrier et la résine de la mauve dans un récipient plein d’eau et remuer avec un bâton afin de détacher les fibres jusqu’au moment où elles se démêlent complètement dans l’eau. Ce mélange de fibres et de résine est ensuite « écréménbsp;» à l’aide d’un tamis. On obtient ainsi le papier en feuilles que l’on met sur un plateau de bois qui sera pressé soit avec une pierre lourde, soit au moyen d’un système de levier afin d’extraire l’eau, pendant au moins une nuit.

7e étape : dessication
On sépare les feuilles de papier ainsi essorées et on les sèche une à une, sur un panneau de séchage.

8e étape : foulage du papier
Pour donner aux feuilles de papier une forte densité et une qualité lisse et douce, on les frappe avec un battoir.

Propriété et unicité du Hanji

Solidité et résistance : Ces qualités sont notamment dues aux différentes étapes de fabrication. Au lieu d’utiliser de l’amidon ou de la résine synthétique pour renforcer la solidité du papier, on utilise l’écorce naturelle du mûrier et la résine de la mauve qui, en agissant ensemble, facilitent le séchage et limitent le degré d’humidité.

Longue conservation : Dans le processus d’ébullition de l’écorce du mûrier, matière première du Hanji, on ajoute de la soude caustique, ce qui augmente la solidité, la résistance et la longévité du papier. En général, le Hanji peut être conservé plus de 1000 ans, alors que le papier normal dure rarement plus de 200 ans.

Capacité de respiration, d’isothermie et de souplesse : Les qualités du Hanji sont, tout d’abord, son extraordinaire capacité de respiration, ce qui permet une absorption rapide (l’encre ne se répand pas) et une meilleure coloration. Le Hanji est très souple. Il peut être facilement plié ce qui facilite la fabrication de diverses œuvres et objets. De plus le Hanji conserve très bien la température. Comme il est perméable à l’air et régule l’humidité, c’est un bon isolant qui protège contre le froid, la chaleur, et même le bruit. Enfin le Hanji est très doux au toucher : les techniques de fabrication permettent d’obtenir une texture lisse et douce.

Fin des explications des panneaux (j’ai recopié fidèlement. Comme ça, si des bêtises se trouvent dans les textes plus haut, ça ne sera pas de ma faute).

Cette exposition proposait à voir tout le matériel pour fabriquer les bals (tamis en bambou des formes à papier coréennes). Une merveille pour les amateurs de techniques traditionnelles ; des objets qui ne sont jamais montrés (à ma connaissance) dans les documents au sujet de la fabrication du Hanji.

Hanji-Bat01.jpg

La table où tout le matériel est présenté.

Hanji-Bat02.jpg

vue latérale.

Hanji-Bat03.jpg

les petits tiges de bambou qui vont servir à fabriquer les bats.

Hanji-Bat04.jpg

Le fil enroulé sur des cylindres de bambou ou en écheveau pour lier les tiges.

Hanji-Bat05.jpg

Outils pour couper le bambou.

Hanji-Bat06.jpg

Balance, brosse, etc.

Hanji-Bat07.jpg

? [oubli de noter à quoi servent ces outils, pas malin de ma part].

Hanji-Bat08.jpg

Filière qui sert à fabriquer les tiges cylindriques de bambou.

Hanji-Bat09.jpg

Sorte de « métier à coudre » les tiges de bambou entre elles pour fabriquer les bats. Les petits poids de plomb empêchent les fils de s'emmêler.

Hanji-Bat10.jpg

Idem, vue plongeante.

Hanji-Bat11.jpg

Idem, autre angle.

Hanji-Bat12.jpg

Idem, gros plan.

Hanji-Bat13.jpg

La construction rustique et simple du métier.

Passons maintenant aux exercices pratiques. Les démonstrations du maître papetier, et l’initiation qu’il donne à la jeune femme qui va encadrer le public venu réaliser sa feuille. Mais on commence par l’atelier provisoire de Bagatelle : les cuves à papier et les formes.

Hanji-Mat01.jpg

Au premier plan, la cuve pour la petite forme à papier, libre avec deux poignées. La smala de CLS regarde l'autre cuve.

Hanji-Mat02.jpg

La cuve à la petite forme. Au premier plan, le bâton qui sert à agiter la pâte quour que les fibres ne retombent pas dans le fond..

Hanji-Mat03.jpg

La cuve pour la grande forme suspendue, et son bâton.

Hanji-Mat04.jpg

Autre angle.

Hanji-Mat05.jpg

Plan plus rapproché de la forme suspendue.

Hanji-Mat06.jpg

La petite forme ouverte.

Hanji-Mat07.jpg

La petite forme fermée.

Hanji-Mat08.jpg

Les charnières en acier inox, cela va sans dire...

Hanji-Mat09.jpg

Les fermetures en laiton qui empêchent la forme de s'ouvrir.

Bien sûr, comme c’est le CLS qui prend toutes les photos, il n'a pas la présence d’esprit de passer son appareil photo quand c'est à lui de se mouiller les mains, mais on va voir le maître papetier initier l’« animatrice » au maniement de la petite forme.

Hanji-Anim01.jpg

Le maître papetier.

Hanji-Anim02.jpg

Initiation de la jeune femme. Le maître rejette dans la pâte une feuille à peine constituée pour passer la forme à la jeune femme (photo quelque peu ratée, mais le geste y est).

Hanji-Anim03.jpg

Initiation de la jeune femme. Comment tenir la forme.

Hanji-Anim04.jpg

Initiation de la jeune femme. La forme ouverte.

Hanji-Anim05.jpg

Initiation de la jeune femme. Ça y est, elle s'y met.

Hanji-Anim06.jpg

Initiation de la jeune femme. Elle fabrique sa feuille.

On va terminer par deux petits films (mais oui !). Le premier montre le maître en action, et le second la jeune femme en démonstration.

Le maître à l'œuvre.

La démonstration.

Le Hanji, sa vie, son œuvre

Le billet d’aujourd’hui nous entraîne vingt ans en arrière, non pas pour vous parler de techniques d’imprimerie, ni de machines à imprimer mais du matériau sans lequel la plupart des techniques et des machines ne serviraient à rien : le papier. Pas n’importe que papier, bien entendu. Un papier qui représente l’aristocratie du papier coréen : le Hanji. Un papier traditionnel, fait à la main depuis des siècles. Pourquoi seulement vingt ans en arrière si le Hanji est pluri-séculaire ? Parce qu’il y a vingt ans ou presque, entre le 24 novembre et le 30 décembre 2006, pour fêter les 120 années de relations diplomatiques entre la Corée et la France, dans le château du parc de Bagatelle (on est là dans les quartiers chics de Paris, pour ceux qui l’ignoreraient), s’est tenue une belle exposition autour du Hanji. Bien évidemment, le CLS (et sa petite smala) s’y est rendu, alléché. D’autant plus qu’à cette exposition qui montrait des exemples de toutes les réalisations qu’on pouvait faire avec ce matériau d’exception, s’ajoutait un atelier où l’on pouvait voir œuvrer un maître papetier venu spécialement de Corée (dont aucune document ne cite le nom, ce qui n’est pas très courtois) et, en s'inscrivant, où l'on pouvait soi-même plonger ses mains dans la pâte et faire sa propre feuille de Hanji (j'ai fait la mienne que je garde précieusement sans l'utiliser, rien que pour le plaisir de la contempler, même si elle est bancale — obligé ! — par rapport à celles du maître papetier).

Hanji-Bagatelle.jpg

Bagatelle, là où se tient l'exposition.

En avant pour quelques explications tirées des panneaux explicatifs de l’exposition :

Hanji (한지-韓紙) : prononcer « Hanne-ji&nsp;». Le Hanji est le papier traditionnel de Corée, composé essentiellement de fibres du mûrier que l’on appelle couramment « Dak (Tak) » en coréen.

Histoire du papier coréen

En Corée la technique de la fabrication du papier date de plusieurs centaines d’années. C’est ainsi que, depuis longtemps, les Coréens utilisent un papier de haute qualité produit localement. Le papier coréen le plus ancien s’appelle « Maji ». Il s’agit d’un produit dérivé du chanvre fabriqué suivant le processus ci-après : des morceaux de chanvre ou de tissu de chanvre sont trempés dans de l’eau puis déchiquetés afin d’obtenir de tout petits morceaux. Ceux-ci sont broyés à l’aide d’une meule jusqu’à l’obtention d’une pâte à papier gluante. Ensuite cette pâte est lavée et mise dans une cuve. On obtient du papier en moulant cette pâte dans un tamis. C’est le soleil qui sèche la couche supérieure et blanchit le papier ainsi fabriqué. Cette méthode de fabrication du papier était très répandue pendant la période des Trois Royaumes : Baekje, Silla et Goguryeo (de 57 av. J.-C. à 668).

Dans le royaume de Baekje (18 av. J.-C. à 660), des Hanji de ce type furent principalement utilisés pour relater des évènements historiques de la seconde moitié du 4e siècle. Le moine bouddhiste coréen et peintre Damjing, qui œuvrait dans le royaume de Goguryeo (37 av. J.-C. à 668) introduisit les techniques de fabrication au Japon, en 610, alors que le roi Yeong-Yang de Goguryeo (Corée) avait 21 ans.

Les techniques de fabrication du papier étaient donc très développées en Corée dès le début du 7e siècle.

Durant l’ère Goryeo (918 - 1392), les Coréens commencèrent vraiment à produire du papier à partir de l’écorce du mûrier « Dak ». L’introduction de cette nouvelle matière première rendit possible une production de masse. À partir du 11e siècle, la Corée commença même à exporter du papier en Chine.

À partir de la deuxième moitié du 12e siècle, sous le règne du roi In-jong et du roi Myeong-jong de Goryeo, des mûriers furent systématiquement cultivés dans toute la péninsule coréenne afin d’alimenter l’industrie florissante de la fabrication du papier. À cet effet, le gouvernement instaura une agence nationale ayant comme but de promouvoir la production du « papier à mûrier » ou « papier Dak ». Finalement, les initiatives publiques et privées entreprises pendant l’époque Goryeo, permirent de produire un papier épais et robuste dont l’endroit comme l’envers étaient lisses et vernissés. Plus tard, les techniques de production du papier coréen furent encore améliorées, ce qui mena à la production du Hanji, le papier traditionnel coréen utilisé jusqu’à nos jours.

Processus de fabrication du Hanji

La fabrication du Hanji requiert un travail énergétique et persévérant. Souvent, le processus de production exige la répétition des tâches. Ainsi, le Hanji a également été appelé « Baek-ji [papier 100] », ce qui veut dire « papier qui requiert une centaines d’étapes de travail ». Le processus de fabrication n’a pas beaucoup changé depuis l’Antiquité et l’essentiel repose encore sur un savoir-faire artisanal. Le processus de fabrication du Hanji comporte huit étapes.

1re étape : abattage
On abat le mûrier à l’âge d’un an entre décembre et février. Pendant cette période, le mûrier contient suffisamment de fibres etb d’eau. Ensuite, on fait bouillir le bois pour détacher plus facilement l’écorce.

2e étape : ébullition de l’écorce de mûrier
L’écorce foncée du mûrier, une fois retirée de l’arbre, change de couleur et blanchit. Ensuite, on fait tremper cette écorce blanche dans de l’eau pendant une journée. Puis, il faut la faire bouillir dans de la soude caustique pendant 4 à 5 heures.

3e étape : lavage et blanchissement au soleil
L’écorce bouillie doit rester dans un récipient d’eau tiède pendant 7 à 8 heures. Ensuite, on l’expose au soleil pour le blanchissement pendant deux ou trois jours en la retournant régulièrement.

4e étape : retrait des impuretés
On purifie les écorces en les débarrassant des petits défauts. On les essore.

5e étape : martèlement
Ensuite, on les foule sur un plateau de bois alin d’obtenir des fibres bien détachées et leur donner densité et douceur.

6e étape : écrémage et drainage
Il faut mélanger les fibres de mûrier et la résine de la mauve dans un récipient plein d’eau et remuer avec un bâton afin de détacher les fibres jusqu’au moment où elles se démêlent complètement dans l’eau. Ce mélange de fibres et de résine est ensuite « écréménbsp;» à l’aide d’un tamis. On obtient ainsi le papier en feuilles que l’on met sur un plateau de bois qui sera pressé soit avec une pierre lourde, soit au moyen d’un système de levier afin d’extraire l’eau, pendant au moins une nuit.

7e étape : dessication
On sépare les feuilles de papier ainsi essorées et on les sèche une à une, sur un panneau de séchage.

8e étape : foulage du papier
Pour donner aux feuilles de papier une forte densité et une qualité lisse et douce, on les frappe avec un battoir.

Propriété et unicité du Hanji

Solidité et résistance : Ces qualités sont notamment dues aux différentes étapes de fabrication. Au lieu d’utiliser de l’amidon ou de la résine synthétique pour renforcer la solidité du papier, on utilise l’écorce naturelle du mûrier et la résine de la mauve qui, en agissant ensemble, facilitent le séchage et limitent le degré d’humidité.

Longue conservation : Dans le processus d’ébullition de l’écorce du mûrier, matière première du Hanji, on ajoute de la soude caustique, ce qui augmente la solidité, la résistance et la longévité du papier. En général, le Hanji peut être conservé plus de 1000 ans, alors que le papier normal dure rarement plus de 200 ans.

Capacité de respiration, d’isothermie et de souplesse : Les qualités du Hanji sont, tout d’abord, son extraordinaire capacité de respiration, ce qui permet une absorption rapide (l’encre ne se répand pas) et une meilleure coloration. Le Hanji est très souple. Il peut être facilement plié ce qui facilite la fabrication de diverses œuvres et objets. De plus le Hanji conserve très bien la température. Comme il est perméable à l’air et régule l’humidité, c’est un bon isolant qui protège contre le froid, la chaleur, et même le bruit. Enfin le Hanji est très doux au toucher : les techniques de fabrication permettent d’obtenir une texture lisse et douce.

Fin des explications des panneaux (j’ai recopié fidèlement. Comme ça, si des bêtises se trouvent dans les textes plus haut, ça ne sera pas de ma faute).

Cette exposition proposait à voir tout le matériel pour fabriquer les bals (tamis en bambou des formes à papier coréennes). Une merveille pour les amateurs de techniques traditionnelles ; des objets qui ne sont jamais montrés (à ma connaissance) dans les documents au sujet de la fabrication du Hanji.

Hanji-Bat01.jpg

La table où tout le matériel est présenté.

Hanji-Bat02.jpg

vue latérale.

Hanji-Bat03.jpg

les petits tiges de bambou qui vont servir à fabriquer les bats.

Hanji-Bat04.jpg

Le fil enroulé sur des cylindres de bambou ou en écheveau pour lier les tiges.

Hanji-Bat05.jpg

Outils pour couper le bambou.

Hanji-Bat06.jpg

Balance, brosse, etc.

Hanji-Bat07.jpg

? [oubli de noter à quoi servent ces outils, pas malin de ma part].

Hanji-Bat08.jpg

Filière qui sert à fabriquer les tiges cylindriques de bambou.

Hanji-Bat09.jpg

Sorte de « métier à coudre » les tiges de bambou entre elles pour fabriquer les bats. Les petits poids de plomb empêchent les fils de s'emmêler.

Hanji-Bat10.jpg

Idem, vue plongeante.

Hanji-Bat11.jpg

Idem, autre angle.

Hanji-Bat12.jpg

Idem, gros plan.

Hanji-Bat13.jpg

La construction rustique et simple du métier.

Passons maintenant aux exercices pratiques. Les démonstrations du maître papetier, et l’initiation qu’il donne à la jeune femme qui va encadrer le public venu réaliser sa feuille. Mais on commence par l’atelier provisoire de Bagatelle : les cuves à papier et les formes.

Hanji-Mat01.jpg

Au premier plan, la cuve pour la petite forme à papier, libre avec deux poignées. La smala de CLS regarde l'autre cuve.

Hanji-Mat02.jpg

La cuve à la petite forme. Au premier plan, le bâton qui sert à agiter la pâte quour que les fibres ne retombent pas dans le fond..

Hanji-Mat03.jpg

La cuve pour la grande forme suspendue, et son bâton.

Hanji-Mat04.jpg

Autre angle.

Hanji-Mat05.jpg

Plan plus rapproché de la forme suspendue.

Hanji-Mat06.jpg

La petite forme ouverte.

Hanji-Mat07.jpg

La petite forme fermée.

Hanji-Mat08.jpg

Les charnières en acier inox, cela va sans dire...

Hanji-Mat09.jpg

Les fermetures en laiton qui empêchent la forme de s'ouvrir.

Bien sûr, comme c’est le CLS qui prend toutes les photos, il n'a pas la présence d’esprit de passer son appareil photo quand c'est à lui de se mouiller les mains, mais on va voir le maître papetier initier l’« animatrice » au maniement de la petite forme.

Hanji-Anim01.jpg

Le maître papetier.

Hanji-Anim02.jpg

Initiation de la jeune femme. Le maître rejette dans la pâte une feuille à peine constituée pour passer la forme à la jeune femme (photo quelque peu ratée, mais le geste y est).

Hanji-Anim03.jpg

Initiation de la jeune femme. Comment tenir la forme.

Hanji-Anim04.jpg

Initiation de la jeune femme. La forme ouverte.

Hanji-Anim05.jpg

Initiation de la jeune femme. Ça y est, elle s'y met.

Hanji-Anim06.jpg

Initiation de la jeune femme. Elle fabrique sa feuille.

On va terminer par deux petits films (mais oui !). Le premier montre le maître en action, et le second la jeune femme en démonstration.

Le maître à l'œuvre.

La démonstration.

Fermer

Publié le 16/03/2026 @ 18:30  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Tout le blog

Les petits derniers...

L’homme au coin
La vie...

frnx-288-mini.jpg

10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
H. C.

 __________

Thomas Braun
La Bénédiction
des fromages

frnx-287-mini.jpg

8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
30 €

 __________

CLS
A pas feutrés

frnx-281-mini.jpg

Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
250 €

 __________

Marie-Rose de France
Dits

frnx-283-mini.jpg

26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
60 €

Le livre commenté

Marie-Rose de France
Dits

frnx-283-mini.jpg

36 p., format 10 x 14 cm.
composé et imprimé en
typographie au plomb
Tirage à 120 exemplaires.
60 €

(cliquer sur l'image
pour en savoir plus)

Les livres commentés
Gratuit


Quelques pages de ce site à visiter pour se divertir ou se « cultiver » :

Cartes de vœux

Poésie alimentaire

Couples singuliers

Les Hirondelles
de Bannes

Laucou à la radio

Nos amis coiffeurs


... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.

Visites

 12939787 visiteurs

 12 visiteurs en ligne

Fornax éditeur – 18, route de Coizard, 51230 Bannes –– France