Texte à méditer : Le mal, dit l'Alchimiste, ce n'est pas ce qui entre dans la bouche de l'homme. Le mal est dans ce qui en sort.Paulo Coelho (L'Alchimiste)
C'est dans les années 1970 finissantes que je connus le travail de Jean Le Mauve, les petits livres imprimés par ses soins aux éditions de L'Arbre. C'est en février 1983, à l'occasion de l'inauguration de la médiathèque de Reims, que je fis sa connaissance et qu'il ne tarda pas à devenir un ami. C'est en avril 1990 que je passais le voir dans son atelier et que nous nous amusâmes Christine Brisset, sa compagne, et moi à une séance de prise de vues croisées. Cette séance a maintenant une valeur de témoignage. Elle montre tel qu'il était l'atelier d'imprimerie typo de Jean : une platine Heidelberg, une pédalette, une couseuse et quelques dizaines de casses.
Lors de nos conversations, Jean m'avoua avoir été formé typographiquement par Vodaine. De Vodaine, il hérita une esthétique typographique un peu brute qui s'accordait merveilleusement bien avec sa personnalité paysanne, son attachement aux choses simples, à la nature, à la terre. Ayant reçu, il transmit. Il fut le « professeur » de Christine Brisset qui, dans l'urgence, créa sa propre petite maison d'édition : L'Impatiente.
Jean Le Mauve était un homme de caractère(s). Il haïssait la ville. Il ne vint jamais me voir à Paris, malgré mes insistances répétées. Mais il eut plaisir à passer me voir à Bannes en compagnie de Christine. Il fut terrassé par une crise cardiaque le 3 juin 2001. Depuis, il manque à pas mal de personnes. Son absence crée un trou dans le petit monde des éditeurs typographes. Trou que Christine Brisset tente de combler en poursuivant son œuvre.
Jean Le Mauve interrogé sur Reims radio FM en février 1983
Merci pour cet article et ces photos qui ont aujourd´hui plus que jamais une grande valeur pour les amis de la poésie. Tout à coup, on se dit que cela pourrait encore continuer longtemps et permettre aussi aux éditeurs qui occupent le haut du pavé de se remettre un peu en question vis à vis du rapport confidenciel de la littérature.
Bonjour, La typo continuera, je l'espère, au travers d'associations et de petits éditeurs de "livres objets". Quand on s'est amusé pendant des années avec une ofmi, par exemple, l'on peut sortir des sentiers battus de l'imagerie (imprimerie actuelle) en mettant en valeur bien sûr la lettre typo mais aussi le support papier (actuellement un choix extraordinaire de papiers dits de création). Un gaufrage, une découpe avec un rainage, un noir digne de ce nom, etc... Voilà pourquoi la typo doit continuer (pour utiliser une expression à la mode) sa vocation de communication. Typo de formation, lino, compo sur lumitype, puis après quelques années en offset, atelier artisanal d'impression typo de 1978 à 2008. Maintenant en retraite. Une preuve qu'un atelier peut vivre encore des années, mais avec une remise en question tous les matins. Typographiquement vôtre Claude
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Maurice Fourré Une Conquête
28 pages, format 16 x 25 cm.
composé et imprimé en
typographie au plomb
Tirage à 450 exemplaires. 16 €
Un dialogue surpris entre Machin et le webmestre de ce site :
— Euh, tu as fait de la quoi ?...
— ... de la lakhanographie...
— Attends, je vais essayer de deviner... Tu as bu trop de vin de Bordeaux et ensuite tu as écrit des bêtises sur le sable de la plage de Lacanau !
— Non... ce n'est pas tout à fait ça...
— En tout cas, ton mot bizarre, là, il me fait une drôle d'impression...
— Ah ! en disant ça, tu tombes plus juste. Allez, clique sur ton portrait si tu veux en savoir plus...
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