Un dialogue surpris entre Machin et le webmestre de ce site :
— Euh, tu as fait de la quoi ?...
— ... de la lakhanographie...
— Attends, je vais essayer de deviner... Tu as bu trop de vin de Bordeaux et ensuite tu as écrit des bêtises sur le sable de la plage de Lacanau !
— Non... ce n'est pas tout à fait ça...
— En tout cas, ton mot bizarre, là, il me fait une drôle d'impression...
— Ah ! en disant ça, tu tombes plus juste. Allez, clique sur ton portrait si tu veux en savoir plus...
Au commencement de la typo était l'alphabet,
aujourd'hui, le I.
Comme s'enfle la grenouille de La Fontaine, notre bon vieux I s'étire au plus haut. Par vanité, pour qu'on le voie, pour qu'on l'admire. Il se veut important, il se veut le plus important. Il se veut plus haut que les nuages, plus haut même que le ciel en qui son orgueil voit l'ultime concurrent. Chaque jour, il s'étire, il se hausse persuadé qu'à force d'efforts il dominera ce ciel omniprésent.
Lassé de son irresponsable comportement, son point l'a depuis longtemps lâché. Il refuse de monter plus haut. Non par peur du vertige, non plus à cause de la fatigue mais pour ne pas risquer le ridicule.
Enfermé dans la solitude de son désir, le I ne s'en est pas aperçu et continue son ascension d'être bancal et incomplet.
Publié le 07/12/2010 @ 17:38
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