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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
Allez, aujourd’hui, pour changer du sujet bibliophilique précédent et de celui, initiatique, qui l’a précédé, on va parler de presses. Pas de petites presses jouet, on a déjà abordé le sujet en plusieurs billets ; pas de petites presses pour les amateurs sujet abordé également et sur lequel on n’a rien à ajouter pour l’instant, on va parler de presses à copier.
Kézaco presse à copier ? La plupart des bipèdes contemporains les nomment autrement quand ils en connaissent l’existence et qu’ils les nomment. Elles sont baptisées le plus souvent presses de notaires ou presses de relieurs, voire, parfois mais plus rarement, machines à imprimer. Deux de ces appellations font état d’un usage détourné de leur usage initial, la troisième fait état d’une restriction drastique de la population potentielle des utilisateurs de ces presses dans leur utilisation première.
Ces presses ont, en gros, le plus souvent, la même forme et une taille semblable. Elles sont constituées de deux plateaux dont l’un est fixe, le plateau inférieur, et l’autre mobile, le plateau supérieur. Le mécanisme qui les rapproche ou les écarte peut revêtir plusieurs forme. C’est ce que l’on va voir bientôt. Et, lors de la présentation de l’une de ces formes, on va donner l’usage réel de ces presses. Pour ce qui est de leur taille, il suffit de savoir que la dimension des plateaux est celle d’un papier à lettres ordinaires.
Presses à balancier
C’est sous cette forme qu’elles apparaissent le plus souvent.

Ce modèle de presse à balancier est le premier qui entra dans le parc de matériel de l’individu qui signe ces lignes. Avant même la naissance des Éditions du Fourneau qui précédèrent Fornax éditeur. Cette presse a servi, usage détourné, à imprimer de petites linogravures, offrant des résultats assez moyens dans l’ensemble, voir médiocres parfois, mais que ne tolère-t-on pas lorsqu’on est dans la joie ineffable de la découverte technologique.

Un autre modèle de presse à balancier. La grande dimension de ses plateaux est plus importante que celle de la première presse mais son état général est assez pitoyable. Son plateau inférieur est grêlé comme le visage d’un syphilitique et l’état de surface de la face inférieure du plateau supérieur (!) est semblablement vérolé, ce qui en fait une utilisation future — après dérouillage et restauration — particulièrement improbable. Mais sait-on jamais…
Presses à volant

C’est avec un modèle de ce type de presses que l’on va expliquer l’usage premier et le fonctionnement d’une presse à copier. Comme son nom l’indique avec une clarté éblouissante, les presses à copier servent… à copier. Mais quoi ? et combien de fois ? Allez, — effet de ma grande bonté, même si vous ne la méritez pas toujours — je m’en vas vous révéler dans les détails tous les dessous de cette petite affaire. Non, non, ne me remerciez pas, c’est encore trop tôt.
Il fut un temps, bien lointain, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme le dit la chanson, un temps où les ordurateurs n’existaient pas, pas plus que les imprimantes qui leur sont liées par le cordon ombilical. Un temps où l’on tapait à la machine sa correspondance ou bien — horreur absolue ! — où on l’écrivait à la main à l’aide d’encre et d’un porte-plume muni d’une plume métallique, ou d’un stylo à plume. Que l’on se rassure toutefois, le temps où l’on écrivait avec une plume d’oie taillée et trempée dans l’encre est un temps antérieur au temps dont au sujet duquel que je vous cause maintenant.
Donc, on écrivait sa correspondance, ou tout autre document, sur du papier et l’on voulait, ou bien on avait le devoir d’un conserver une copie exacte par devers soi. Comment réaliser ce prodige alors que la photocopie n’était pas inventée ? Eh bien, à l’aide d’un cahier de copie de lettres et d’une presse à copier. Explication :

Un cahier de copie de lettres est un fort cahier à couverture cartonnée dont les feuillets sont constitués de papier très fin, dans les 30 grammes au mètre carré, lisse et translucide. Celui qu’on voit sur la photo est au format 21 x 27 cm, le plus petit des deux formats de papier à lettres français (l’autre étant le 21 x 31 cm), avant que l’unification européenne n’impose les 21 x 29,7 cm du format A4 allemand. C’est dans ce cahier qu’étaient conservées les copies des lettres et autres documents produits à la main ou à la machine à écrire avant que les originaux ne soient confiés à leurs destinataires.

Le cahier ouvert montre les feuillets minces et vierges. Le document à copier tout juste terminé, alors que son encre était encore fraîche, était inséré sous un feuillet vierge du cahier, et le cahier refermé était inséré entre les plateaux de la presse.

Le cahier était comprimé dans la presse pendant quelques secondes, le temps que le feuillet vierge du cahier prenne une petite partie de l’encre du document original.

La copie ainsi réalisée pouvait être lue par transparence grâce à la minceur du papier de copie, ou alors elle pouvait être lue en la plaçant devant un miroir (mais c’était moins pratique).

Une autre presse à copier à volant.
presses à vis à 4 poignées

La vis qui permet d’actionner la montée ou la descente du plateau supérieur est actionnée par un ensemble de quatre poignées situées sous l’arceau qui bride les mouvements du plateau supérieur en l’empêchant de tourner sur lui même. Ce type de presse à vis offre un aspect plus ramassé que les autres types de presses munies d’une vis.
presses à levier

Cette presse à levier terminé par un manche de bois est munie d’une crémaillère et non d’une vis pour descendre le plateau supérieur. Le maintien de la pression est obtenu grâce à un engrenage bloqué par un cliquet. On met fin à la pression en abaissant le cliquet, ce qui permet de relever le levier.
Presses à plateaux ressorts


Ces presses d’une structure très simple sont constituées de deux plateaux incurvés et élastiques que l’on peut resserrer grâce à un fermoir qui les force à comprimer le cahier.
À l’exception de ce dernier type de presse, les presses à copier peuvent être détournées de leur usage premier. Certains relieurs débutants (mâles ou femelles), ou certains relieurs amateurs, se munissent de ce type de machine pour leurs opérations de mise sous presse, en attendant d’être assez fortunés pour acquérir une vraie presse à percussion. On peut également les utiliser pour imprimer de petits bois gravés ou de petites linogravures, le format étant limité, on vient de le voir, à celui du papier à lettres. On peut aussi tenter de les utiliser comme presse à découper en se servant d’emporte-pièces. Il faudra, dans ce cas, les fixer solidement à un support inamovible car la pression à exercer pour procéder à une découpe est supérieure à celle nécessaire pour une copie ou pour une impression.
À ne pas confondre avec une presse à copier :
La presse à découper des échantillons de tissu

Elle a extérieurement le même aspect, ou du moins un aspect très semblable, aux presses à copier à vis mais l’on voit la différence lorsqu’on y regarde de plus près. Elle n’a pas deux plateaux mais un seul, le plateau supérieur étant remplacé par une lame coupante en zigzag encadrée de deux ressorts qui maintiennent le tissu en place pendant la coupe. C’est une sorte de petit massicot à main qui permet d’obtenir des échantillons de tissus qui ne s’effilochent pas.

La lame en zigzag, devant elle, le ressort de devant. Un ressort semblable se trouve derrière elle.

N’ayant pas de beau tissu à gâcher, on s’est servi pour cette démonstration de quelques feuilles d’un vieil annuaire téléphonique.

La découpe est effectuée. Fornax réalisera peut-être un jour un petit ouvrage aux côtés zigzaguant en utilisant cette machine… qui sait !
Allez, aujourd’hui, pour changer du sujet bibliophilique précédent et de celui, initiatique, qui l’a précédé, on va parler de presses. Pas de petites presses jouet, on a déjà abordé le sujet en plusieurs billets ; pas de petites presses pour les amateurs sujet abordé également et sur lequel on n’a rien à ajouter pour l’instant, on va parler de presses à copier.
Kézaco presse à copier ? La plupart des bipèdes contemporains les nomment autrement quand ils en connaissent l’existence et qu’ils les nomment. Elles sont baptisées le plus souvent presses de notaires ou presses de relieurs, voire, parfois mais plus rarement, machines à imprimer. Deux de ces appellations font état d’un usage détourné de leur usage initial, la troisième fait état d’une restriction drastique de la population potentielle des utilisateurs de ces presses dans leur utilisation première.
Ces presses ont, en gros, le plus souvent, la même forme et une taille semblable. Elles sont constituées de deux plateaux dont l’un est fixe, le plateau inférieur, et l’autre mobile, le plateau supérieur. Le mécanisme qui les rapproche ou les écarte peut revêtir plusieurs forme. C’est ce que l’on va voir bientôt. Et, lors de la présentation de l’une de ces formes, on va donner l’usage réel de ces presses. Pour ce qui est de leur taille, il suffit de savoir que la dimension des plateaux est celle d’un papier à lettres ordinaires.
Presses à balancier
C’est sous cette forme qu’elles apparaissent le plus souvent.

Ce modèle de presse à balancier est le premier qui entra dans le parc de matériel de l’individu qui signe ces lignes. Avant même la naissance des Éditions du Fourneau qui précédèrent Fornax éditeur. Cette presse a servi, usage détourné, à imprimer de petites linogravures, offrant des résultats assez moyens dans l’ensemble, voir médiocres parfois, mais que ne tolère-t-on pas lorsqu’on est dans la joie ineffable de la découverte technologique.

Un autre modèle de presse à balancier. La grande dimension de ses plateaux est plus importante que celle de la première presse mais son état général est assez pitoyable. Son plateau inférieur est grêlé comme le visage d’un syphilitique et l’état de surface de la face inférieure du plateau supérieur (!) est semblablement vérolé, ce qui en fait une utilisation future — après dérouillage et restauration — particulièrement improbable. Mais sait-on jamais…
Presses à volant

C’est avec un modèle de ce type de presses que l’on va expliquer l’usage premier et le fonctionnement d’une presse à copier. Comme son nom l’indique avec une clarté éblouissante, les presses à copier servent… à copier. Mais quoi ? et combien de fois ? Allez, — effet de ma grande bonté, même si vous ne la méritez pas toujours — je m’en vas vous révéler dans les détails tous les dessous de cette petite affaire. Non, non, ne me remerciez pas, c’est encore trop tôt.
Il fut un temps, bien lointain, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme le dit la chanson, un temps où les ordurateurs n’existaient pas, pas plus que les imprimantes qui leur sont liées par le cordon ombilical. Un temps où l’on tapait à la machine sa correspondance ou bien — horreur absolue ! — où on l’écrivait à la main à l’aide d’encre et d’un porte-plume muni d’une plume métallique, ou d’un stylo à plume. Que l’on se rassure toutefois, le temps où l’on écrivait avec une plume d’oie taillée et trempée dans l’encre est un temps antérieur au temps dont au sujet duquel que je vous cause maintenant.
Donc, on écrivait sa correspondance, ou tout autre document, sur du papier et l’on voulait, ou bien on avait le devoir d’un conserver une copie exacte par devers soi. Comment réaliser ce prodige alors que la photocopie n’était pas inventée ? Eh bien, à l’aide d’un cahier de copie de lettres et d’une presse à copier. Explication :

Un cahier de copie de lettres est un fort cahier à couverture cartonnée dont les feuillets sont constitués de papier très fin, dans les 30 grammes au mètre carré, lisse et translucide. Celui qu’on voit sur la photo est au format 21 x 27 cm, le plus petit des deux formats de papier à lettres français (l’autre étant le 21 x 31 cm), avant que l’unification européenne n’impose les 21 x 29,7 cm du format A4 allemand. C’est dans ce cahier qu’étaient conservées les copies des lettres et autres documents produits à la main ou à la machine à écrire avant que les originaux ne soient confiés à leurs destinataires.

Le cahier ouvert montre les feuillets minces et vierges. Le document à copier tout juste terminé, alors que son encre était encore fraîche, était inséré sous un feuillet vierge du cahier, et le cahier refermé était inséré entre les plateaux de la presse.

Le cahier était comprimé dans la presse pendant quelques secondes, le temps que le feuillet vierge du cahier prenne une petite partie de l’encre du document original.

La copie ainsi réalisée pouvait être lue par transparence grâce à la minceur du papier de copie, ou alors elle pouvait être lue en la plaçant devant un miroir (mais c’était moins pratique).

Une autre presse à copier à volant.
presses à vis à 4 poignées

La vis qui permet d’actionner la montée ou la descente du plateau supérieur est actionnée par un ensemble de quatre poignées situées sous l’arceau qui bride les mouvements du plateau supérieur en l’empêchant de tourner sur lui même. Ce type de presse à vis offre un aspect plus ramassé que les autres types de presses munies d’une vis.
presses à levier

Cette presse à levier terminé par un manche de bois est munie d’une crémaillère et non d’une vis pour descendre le plateau supérieur. Le maintien de la pression est obtenu grâce à un engrenage bloqué par un cliquet. On met fin à la pression en abaissant le cliquet, ce qui permet de relever le levier.
Presses à plateaux ressorts


Ces presses d’une structure très simple sont constituées de deux plateaux incurvés et élastiques que l’on peut resserrer grâce à un fermoir qui les force à comprimer le cahier.
À l’exception de ce dernier type de presse, les presses à copier peuvent être détournées de leur usage premier. Certains relieurs débutants (mâles ou femelles), ou certains relieurs amateurs, se munissent de ce type de machine pour leurs opérations de mise sous presse, en attendant d’être assez fortunés pour acquérir une vraie presse à percussion. On peut également les utiliser pour imprimer de petits bois gravés ou de petites linogravures, le format étant limité, on vient de le voir, à celui du papier à lettres. On peut aussi tenter de les utiliser comme presse à découper en se servant d’emporte-pièces. Il faudra, dans ce cas, les fixer solidement à un support inamovible car la pression à exercer pour procéder à une découpe est supérieure à celle nécessaire pour une copie ou pour une impression.
À ne pas confondre avec une presse à copier :
La presse à découper des échantillons de tissu

Elle a extérieurement le même aspect, ou du moins un aspect très semblable, aux presses à copier à vis mais l’on voit la différence lorsqu’on y regarde de plus près. Elle n’a pas deux plateaux mais un seul, le plateau supérieur étant remplacé par une lame coupante en zigzag encadrée de deux ressorts qui maintiennent le tissu en place pendant la coupe. C’est une sorte de petit massicot à main qui permet d’obtenir des échantillons de tissus qui ne s’effilochent pas.

La lame en zigzag, devant elle, le ressort de devant. Un ressort semblable se trouve derrière elle.

N’ayant pas de beau tissu à gâcher, on s’est servi pour cette démonstration de quelques feuilles d’un vieil annuaire téléphonique.

La découpe est effectuée. Fornax réalisera peut-être un jour un petit ouvrage aux côtés zigzaguant en utilisant cette machine… qui sait !
une collection ; bibliographie
Je n’ai pas connu Florentin Mouret. Je n’ai donc jamais eu le privilège de faire partie de ses amis. Pourtant, ma bibliothèque laisse à penser que j’en fus.
Le bipède, Français très moyen comme moi, ou de toute autre nature, qui a l’heur de fréquenter cette page, se demande illico à la lecture de ces quelques mots d’introduction : « Mais qui est ou qui était donc Florentin Mouret ? » Interrogation justifiée…
Il naquit à Avignon en 1894. Il fut secrétaire puis président du Syndicat des entrepreneurs du Vaucluse, adjoint au maire à Avignon, président du Tribunal de commerce d’Avignon, trésorier de la Fédération nationale des travaux publics. Dans sa jeunesse, il conduisait mal : il provoqua un accident en 1926 avec le pauvre vétérinaire de Saint-Germain-du-Bois Henri Blanchot dont il détruisit la voiture alors que la sienne n’avait rien ou presque. Il fut condamné, en novembre 1932, par le tribunal correctionnel de Nîmes, à 50 F d’amende pour blessures involontaires. En janvier 1939, il a été fait, comme il se doit, chevalier de la Légion d’honneur pour service rendu au Bâtiment. Il assista, en avril 1943, à une réunion d’une autre légion, la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchévisme) à la Bourse du travail du Vaucluse sous l’égide du maréchal Pétain dont la photo trônait dans la salle. En 1951, il fit un don de 1000 F (approximativement 666 € de maintenant !) à l’Association internationale des amis de Pierre Loti dont il était membre. En 1968, il a offert un terrain, des bâtiments — et son nom — pour qu'on construise un CFA (Centre de formation d’apprentis) du Bâtiment à Avignon. On ne sait quand il est mort. Merci à Gallica pour ces précieux renseignements.
Autant dire que, si nous avions été de purs contemporains, nos chemins ne se seraient sans aucun doute jamais croisés, en raison d’un manque total d’affinité entre nous. Quoique… Il fut aussi quelque peu bibliophile et, avec l’argent gagné à la sueur du front de ses employés du bâtiment, il finança une petite collection de livres à tirage limité d’auteurs assez réputés du 20e siècle. Une collection intitulée : Pour FM et ses amis. J’ai acquis un exemplaire de cette collection voici un certain nombre d’années, en raison de la belle réalisation typographiques de ses volumes et du nom de la plupart de ses auteurs.
Florentin Mouret fut le bibliographe de Claude Aveline, et aussi son éditeur pour une collection de plaquettes tirée à une centaine d’exemplaires hors commerce à lui seul consacrée qui comprit 14 volumes, collection complétée d’une plaquette en duplicateur à stencil. Claude Aveline inaugure la collection Pour FM et ses amis, constituée elle aussi de 14 volumes dont la publication s’étale sur 12 ans, de 1950 à 1961. Chaque volume, au format 17 x 13 cm est mis sous presse chez l’imprimeur avignonnais Rullière, à 150 exemplaires sur vélin d’Annonay. Si les textes des différents volumes sont typographiés de manière classique dans une Garalde qui varie de corps et de dessin d’un volume à l’autre, chacune des couvertures est calligraphiée de la main de l’auteur qu’elle renferme.

1. Claude Aveline, Extrait du Livre de Vie, 54 p., 31 décembre 1949.

2. Jean Cassou, La folie d’Amadis et autres poèmes, 62 p., 1er novembre 1950.

3. Francis Carco, Rêverie dans Amsterdam, 46 p., 21 mars 1951.

4. Léon-Paul Fargue, Textes, présentés par Marcel Abraham, 64 p., 23 septembre 1951.

5. Louis-Martin Chauffier, L’écrivain et la liberté, 64 p., 1er novembre 1951.

6. Georges Duhamel, Dialogue dans la ville délivrée, 42 p., 29 février 1952.

7. Louis Guilloux, Le muet mélodieux, 64 p., 31 décembre 1952.

8. Anatole France, Ma Suzon chérie, avec des souvenirs de Lucien Psichari, 72 p., 20 mars 1953.

9. Pierre Albert-Birot, Dix poèmes à la mer, 48 p., 21 mars 1954.

10. Charles Vildrac, Jérôme le voyageur, 36 p., 10 mai 1956.

11. Pierre Boulle, Un étrange événement, 50 p., 9 juin 1957.

12. Paul Gilson, Les voix en peine, 42 p., 15 août 1957.

13. José Bergamin, Aphorismes traduits de l’espagnol par Claude Aveline et l’auteur,
avec une présentation de celui-ci par celui-là, 44 p., 23 septembre 1959.

14. Jean Lescure, Noires compagnes de mes murs,
avec huit dessins de Chastel, Coulot, Fiorini, Gischia, Lapicque, Prassinos, Ubac, Villeri,
62 p., 21 juin 1961.
On notera le clin d'œil de chaque achevé d'imprimer, daté soit d'une fête catholique majeure, soit d'un équinoxe, soit d'un solstice, soit du dernier jour de l'année, sans oublier un 29 février...
une collection ; bibliographie
Je n’ai pas connu Florentin Mouret. Je n’ai donc jamais eu le privilège de faire partie de ses amis. Pourtant, ma bibliothèque laisse à penser que j’en fus.
Le bipède, Français très moyen comme moi, ou de toute autre nature, qui a l’heur de fréquenter cette page, se demande illico à la lecture de ces quelques mots d’introduction : « Mais qui est ou qui était donc Florentin Mouret ? » Interrogation justifiée…
Il naquit à Avignon en 1894. Il fut secrétaire puis président du Syndicat des entrepreneurs du Vaucluse, adjoint au maire à Avignon, président du Tribunal de commerce d’Avignon, trésorier de la Fédération nationale des travaux publics. Dans sa jeunesse, il conduisait mal : il provoqua un accident en 1926 avec le pauvre vétérinaire de Saint-Germain-du-Bois Henri Blanchot dont il détruisit la voiture alors que la sienne n’avait rien ou presque. Il fut condamné, en novembre 1932, par le tribunal correctionnel de Nîmes, à 50 F d’amende pour blessures involontaires. En janvier 1939, il a été fait, comme il se doit, chevalier de la Légion d’honneur pour service rendu au Bâtiment. Il assista, en avril 1943, à une réunion d’une autre légion, la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchévisme) à la Bourse du travail du Vaucluse sous l’égide du maréchal Pétain dont la photo trônait dans la salle. En 1951, il fit un don de 1000 F (approximativement 666 € de maintenant !) à l’Association internationale des amis de Pierre Loti dont il était membre. En 1968, il a offert un terrain, des bâtiments — et son nom — pour qu'on construise un CFA (Centre de formation d’apprentis) du Bâtiment à Avignon. On ne sait quand il est mort. Merci à Gallica pour ces précieux renseignements.
Autant dire que, si nous avions été de purs contemporains, nos chemins ne se seraient sans aucun doute jamais croisés, en raison d’un manque total d’affinité entre nous. Quoique… Il fut aussi quelque peu bibliophile et, avec l’argent gagné à la sueur du front de ses employés du bâtiment, il finança une petite collection de livres à tirage limité d’auteurs assez réputés du 20e siècle. Une collection intitulée : Pour FM et ses amis. J’ai acquis un exemplaire de cette collection voici un certain nombre d’années, en raison de la belle réalisation typographiques de ses volumes et du nom de la plupart de ses auteurs.
Florentin Mouret fut le bibliographe de Claude Aveline, et aussi son éditeur pour une collection de plaquettes tirée à une centaine d’exemplaires hors commerce à lui seul consacrée qui comprit 14 volumes, collection complétée d’une plaquette en duplicateur à stencil. Claude Aveline inaugure la collection Pour FM et ses amis, constituée elle aussi de 14 volumes dont la publication s’étale sur 12 ans, de 1950 à 1961. Chaque volume, au format 17 x 13 cm est mis sous presse chez l’imprimeur avignonnais Rullière, à 150 exemplaires sur vélin d’Annonay. Si les textes des différents volumes sont typographiés de manière classique dans une Garalde qui varie de corps et de dessin d’un volume à l’autre, chacune des couvertures est calligraphiée de la main de l’auteur qu’elle renferme.

1. Claude Aveline, Extrait du Livre de Vie, 54 p., 31 décembre 1949.

2. Jean Cassou, La folie d’Amadis et autres poèmes, 62 p., 1er novembre 1950.

3. Francis Carco, Rêverie dans Amsterdam, 46 p., 21 mars 1951.

4. Léon-Paul Fargue, Textes, présentés par Marcel Abraham, 64 p., 23 septembre 1951.

5. Louis-Martin Chauffier, L’écrivain et la liberté, 64 p., 1er novembre 1951.

6. Georges Duhamel, Dialogue dans la ville délivrée, 42 p., 29 février 1952.

7. Louis Guilloux, Le muet mélodieux, 64 p., 31 décembre 1952.

8. Anatole France, Ma Suzon chérie, avec des souvenirs de Lucien Psichari, 72 p., 20 mars 1953.

9. Pierre Albert-Birot, Dix poèmes à la mer, 48 p., 21 mars 1954.

10. Charles Vildrac, Jérôme le voyageur, 36 p., 10 mai 1956.

11. Pierre Boulle, Un étrange événement, 50 p., 9 juin 1957.

12. Paul Gilson, Les voix en peine, 42 p., 15 août 1957.

13. José Bergamin, Aphorismes traduits de l’espagnol par Claude Aveline et l’auteur,
avec une présentation de celui-ci par celui-là, 44 p., 23 septembre 1959.

14. Jean Lescure, Noires compagnes de mes murs,
avec huit dessins de Chastel, Coulot, Fiorini, Gischia, Lapicque, Prassinos, Ubac, Villeri,
62 p., 21 juin 1961.
On notera le clin d'œil de chaque achevé d'imprimer, daté soit d'une fête catholique majeure, soit d'un équinoxe, soit d'un solstice, soit du dernier jour de l'année, sans oublier un 29 février...
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.
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