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L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
(vidéos)

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Des barbares...
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.

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Le 2 août dernier de notre belle année 2025, qui clôt merveilleusement le premier quart du vingt-et-unième siècle, un groupe assez conséquent de bipèdes de tous âges et de tous sexes est venu visiter les ateliers de Gutenberg & Compagnie à Bannes, riant village du sud marnais. Pourquoi « les ateliers » ? Pardi, parce que lorsqu'il y en a plus d'un, on ne dit plus « le », on dit « les » et que, justement, deux ateliers étaient à voir pendant cette visite. L'atelier de typographie au plomb (et autres techniques) de CLS Fornax, et l'atelier de reliure de Catherine Chauvel. Dans un premier temps, par modestie, on avait décidé de ne pas parler de cette visite, mais on a fini par se dire que la modestie et le silence, c'est plutôt idiot quand on veut faire connaître son travail à l'immense majorité des bipèdes de l'univers. Sans parler des tripèdes, des quadripèdes et, de manière plus générale, des multipèdes.
Donc on revient sur notre volonté initiale, et on parle de cette visite, d'autant plus qu'au sein de l'assemblée des visiteurs se tenait un photographe — Arnaud Sarrasin — qui a usé de son appareil pour immortaliser ces instants inoubliables, ou presque. On va donc, avec son accord, utiliser ces clichés pour vous faire revivre — heureux mortels que vous êtes — quelques instants figés du parcours. Notons toutefois que l'atelier de Fornax étant sur deux étages, on ne verra que sa partie basse. Le CLS étant parfois bavard, il a fallu rapidement parcourir la partie haute avant de de rendre dans l'atelier de reliure de dame Chauvel… la visite des deux ateliers ne devant pas s'éterniser outre mesure pour ne pas prendre le risque de lasser les visiteurs.
Si l'on clique sur la photo de nos deux artisans-créateurs et néanmoins guides, on se rend directement à la visite… et par ici, m'sieurs-dames…
Il y a des jours où le billet du jour est copieux ; et il y a des jours où le billet du jour est indigent, lamentable, minable, tellement peu copieux qu’on en reste sur sa faim intellectuelle. C’est comme ça, les journées font toutes plus ou moins vingt-quatre heures, mais ce n’est pas pour cela qu’elles se ressemblent. Elles ont la même durée, approximativement, mais elles n’ont pas le même vécu d’un jour à l’autre pour le même bipède ni, alors qu’on a affaire au même jour, pour deux bipèdes différents.
« Truisme ! » vont asséner d’aucuns, avec une moue méprisante, et un petit bruit de la bouche qui ressemble à un pet ; « Ah bon ? » répliqueront d’autres, pas bien sûrs d’avoir compris ce qu’on vient de leur dire. C’est toujours comme ça, avec une population de bipèdes. Dans le lot, on en a toujours un certain nombre qui comprend, un certain nombre qui ne comprend pas, un certain nombre qui doute et qui méprise, un certain nombre qui s’en fout comme il n’est pas permis de s’en foutre. Vous en faites peut-être partie, et moi non plus.
Maintenant que tout cela est mis à plat, affirmé, confirmé ; maintenant que toutes ces précautions oratoires, ou plutôt scripturaires, sont prises et gravées dans le marbre virtuel d’une typographie exclusivement obtenue à l’aide de 1 et de 0 (donc d’une typographie de peu de réalité — qu’est-ce qu’un 1, qu’est-ce qu’un 0, face à l’immensité de l’univers matériel), on peut affirmer que le billet d’aujourd’hui est une réalisation des plus parfaites dans le genre indigent, lamentable et minable. Cela dit, il nous a fallu réaliser des efforts considérables pour arriver à un tel résultat, à une telle perfection. Et il nous a fallu, de plus, un nombre considérable d’années de préparation, d’errements, de vacuité créative et d’efforts vains pour y parvenir.
En voilà le résultat.

Il nous faudrait un minuscule Quichotte, doté de tous les dons, accompagné de tous les Pança pour nous débarrasser de ces encombrants moulins, de ces inutiles barrières, du carcan insupportable de ces grilles, afin de libérer l’arbre captif qui s’épanouira enfin dans notre merveilleuse civilisation bipédique ayant réussi depuis des lustres et des appliques murales à éclairer le monde de sa lumière de liberté, d’équité et de paix.

Un panneau anneau au coin de la rue Lanneau comme un écho sarcastique à la trombine monoclée de Tristan Tzara, ha ha !

Allez, bande de typographes numériques, interro surprise comme à l'école quand vous usiez vos fonds de culotte à tenter d'apprendre — et de comprendre — la classification Vox*.
Sujet : Retrouvez les nom des caractères utilisés dans cette enseigne, ainsi que les noms des bipèdes typographes qui les ont créés. On relève les copies demain soir à 20 heures, dernier carat. Facultatif : pour avoir trois points supplémentaires à la note, précisez à quelle famille de la classification Vox appartiennent les différents caractères de cette enseigne.
___________
* Heu, pour les non spécialistes, c'est la classification inventée par Maximilien Vox en 1954 (Samuel William Théodore Monod, 1894-1974) pour tenter de donner un certain ordre aux caractères typographiques en leur créant des familles qui les regroupent par proximité de dessin. Il ne fut pas le premier à tenter de le faire, ni le dernier, mais sa classification a été adoptée par la docte assemblée des typographes internationaux, et elle fait office de loi. Pas rigoler avec la classification Vox, sinon excommunication !
Trouver de la parole dans la rue n’est pas chose difficile. Nous y trouvons certaines affiches et certains bombages. Le plus souvent dans des lieux différents, mais il arrive qu’un lieu soit squatté par les deux entités en même temps, ce qui peut donner lieu à un corps à corps entre deux réflexions, ou entre deux constats, ou entre deux révoltes.
Le passant qui passe a parfaitement le droit de passer droit dans ses bottes, la tête haute et le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges. Il ignore, il déplore, voire il méprise ces expressions plus ou moins spontanées. Il peut aussi, sans en avoir l’air, en gardant toujours la tête haute, obliquer du regard pour prendre connaissance des messages. Il en fera ce qu’il en fera : un instantané vite oublié ou le point de départ du début d’un commencement de réflexion, c’est à lui de choisir en fonction de ce qu’il a lu du coin de l’œil et du degré d’intimité qu’il peut avoir avec sa lecture.

Pour ce faire, le passant qui passe — qui peut tout aussi bien être une passante qui passe, rien ne s’y oppose, le cas est même assez fréquent — dispose de facilités plus ou moins importantes pour intégrer le message sans arrêter de passer puisque le passage est son activité principale sans il ne serait plus un passant. Plus le message est écrit gros et plus il aura de facilité dans sa lecture et de la fluidité dans son passage. Pour parler un peu (juste sur les bords) de typographie, c’est une question de corps. Pour résumer, plus le corps du message est gros et plus celui du passant reste régulier dans son passage.
Mais il se peut aussi qu’un élément perturbant vienne intriguer notre passant qui passe. Un élément vif et coloré qui rompt avec la grisaille monotone environnante. Un violet un peu rose, par exemple, taché en blanc et noir d’un texte au trop petit corps pour être appréhendé en passant. Le corps, encore lui. Alors le passant peut ex abrupto et in petto décider d’abandonner son statut de passant qui passe (ce qui, pour les autres passants qui passent, peut être considéré comme une trahison ou un grave manquement à l’éthique passante). Il prend alors le statut de lecteur de rue, une position statique qui gêne les autres passants qui passent et les oblige à des contournement générateurs de grognements ou d’injures diverses.

Si la lecture statique génère des réactions négatives chez ses non-adeptes, elle génère parfois de la réflexion chez le lecteur, une réaction positive volontairement provoquée par l’élément vif et coloré qui veut rompre avec la grisaille monotone des cervelles environnantes.
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Fornax éditeur 18, route de Coizard, 51230 Bannes – France