Un dialogue surpris entre Machin et le webmestre de ce site :
— Euh, tu as fait de la quoi ?...
— ... de la lakhanographie...
— Attends, je vais essayer de deviner... Tu as bu trop de vin de Bordeaux et ensuite tu as écrit des bêtises sur le sable de la plage de Lacanau !
— Non... ce n'est pas tout à fait ça...
— En tout cas, ton mot bizarre, là, il me fait une drôle d'impression...
— Ah ! en disant ça, tu tombes plus juste. Allez, clique sur ton portrait si tu veux en savoir plus...
Le premier coquelicot a fleuri dans le jardin. Comme tous les ans pour ce même événement, je me souviens de mon plus beau best-seller de l'été aux Éditions du Fourneau. C'était en 1984, il y a ving-cinq ans de cela. Je l'avais tiré à trente exemplaires imprimés sur pétales de coquelicot.
Coquelicot.
8 feuillets pliés en 2 contenant chacun un pétale de coquelicot et 2 feuillets les encadrant, format 7,5 x 10,5 cm. Imprimé en rouge sur les feuillets ; les pétales étant imprimés en les pressant sur les caractères typographiques non encrés. Couverture-boîte à 4 rabats papier paille d’Amalfi, imprimée en rouge et vert, ornée d’une eau-forte en rouge et vert (encrage à la poupée) sur Japon appliqué, placée sur le rabat de couverture. En feuilles.
ISBN 2-86288-054-X. Poème.
30 exemplaires numérotés à la presse sur le dernier pétale.
Le premier vers était :
Étendard
de la révolution
de l'été...
Cette année, l'étendard et sa révolution sont en avance.
En sortant du jardin et en poussant vers un autre village, on peut voir les champs s'imaginer peintres abstraits. Ils me font penser à l'un des haïku du dernier ouvrage de Fornax :
Peinture abstraite au village
jaune de colza
violet de luzerne.
La luzerne n'est pas encore là mais le blé la remplace.
Mais quel con, quel con , quelcon, quelcon, QUEL CON !!! J'aurais pu avoir un exemplaire de Coquelicot, et j'ai laissé passer la chose ! Quel con... Je m'en remets pas.
A quoi bon regretter, cher Tenancier. Le simple fait de savoir que cette petite chose existe devrait suffire. Si cela ne vous console pas, je vous invite à venir en voir un exemplaire quand vous voulez, autant de fois que vous voulez. Pendant les heures raisonnables de la journée, bien entendu.