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L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.

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Des barbares...
... for those who are too lazy to seek.

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la presse Freinet
Aujourd’hui est un grand jour. On va parler des petites presses Freinet. Célestin Freinet, vous connaissez sûrement. Un instituteur du 20e siècle, en rupture de bans avec l’éducation nationale, qui créa sa propre pédagogie, fondée sur la participation des enfants et la réalisation par eux de documents imprimés, et son propre réseau d'écoles qui pratiquaient cette pédagogie.
Pour en savoir plus sur cette petite presse et ses alentours, on clique sur l’image au-dessus et on apprend tout plein de choses si on ne sait rien sur elle. Allez… on n’hésite pas… rien qu’un petit clic…
Allez, on vous l’avoue, on se sent un peu fatigué ces temps-ci et on n’a pas le courage de vous offrir un billet bien long et bien structuré, avec un sujet béton et des arguments inoxydables. Alors, on va faire dans le léger, sans pour autant faire dans le badin. On va faire dans l’hétéroclite, en espérant que cela vous occasionnera un soulèvement de la commissure des lèvres.
On commence par l’actualité récente, enfin… l’actualité provoquée par les marchands qui ne perdent pas une occasion d’exercer la pression sur nous pour nous maintenir l’échine courbée dans la position du consommateur soumis. Après Noël et ses cadeaux obligatoires, après l’Épiphanie et ses galettes fourrées à la fève de porcelaine (collection obligatoire), après la Chandeleur et ses crêpes que l’on retourne un louis d’or au creux de la main, histoire de s’enrichir et d’enrichir son banquier, on vient de subir la Saint Valentin, la fête « des amoureux », avec ses cartes dégoulinantes de cœurs, ses chocolats en forme de cœurs, ses repas au restaurant, en tête à tête, les yeux dans les yeux, et les deux cœurs qui battent à l’unisson.

Ici, un amour de vitrine. Amour gonflable et anglo-saxon. On ne prend pas de risque ainsi. S’il se dégonfle, on peut accuser l’étranger car, bien entendu, un amour cent pour cent français ne peut pas se dégonfler !

Faute d’élever l’amour au rang des sentiments éternels et indestructibles (les amours humaines sont si fragiles), on porte haut les cœurs, c’est déjà ça !

Maintenant qu’on s’est débarrassé de l’actualité (ouf !), on va passer aux fondamentaux de ce site orienté typographie : l’alphabet. Avec un A qui vous apostrophe et qui ferait bien de réviser son orthographe.

Avec un autre A, richement décoré… mais qui décrotte les souliers. Il n’y a pas de sot métier, même pour un A richement décoré, sans doute fier de sa riche extraction et de sa prime position dans l’ordre immuable des lettres.

Avec un B de boulanger, certes plus modeste — et qui se lève au plus tôt — mais qui montre de belles miches rebondies et appétissantes.

Avec un M de bonne facture quoiqu’un peu fanfrelucheux qui, bien qu’installé dans notre pays depuis belle lurette*, sait parler couramment l’italien.

Et avec un P qui se dit petit alors qu’il est grand, et même capital…

On continue avec une belle exécution de lettres par un peintre qui ne méconnait pas son métier. Une Incise un peu massive et bien lisible.

Une Didone au g étonnant composant un mot dont on ignore s’il se termine par un « m pointé » (qu’est-ce donc que cela ?) ou par un « ni ».

Une enseigne palimpseste. Deux inscriptions superposées, oui, les deux font la paire mais pas forcément la lisibilité.

On quitte maintenant le monde discret des lettres pour celui des pets (in english) afin de constater que les maladies mentales ne sont pas l’apanage des seuls bipèdes. On s’en doutait un peu depuis l'épidémie de la vache folle (qui n’est toutefois pas un pet bien que sa production de méthane — CH4 — inquiète les pouvoirs publics).

Plus dangereux encore, c’est indiqué clairement, des chiens rendus agressifs par un pelage de mauvaise qualité, qui s’en prennent à leur entourage alors qu’en toute bonne logique ils n’auraient à se plaindre que de leurs ascendants pour la misère de leur génétique. Et l’on ne souhaite pas que cette vindicte soit réservée aux personnes en fauteuils roulants, ce qui serait une monstruosité supplémentaire.

On terminera ce billet hétéroclite par ce petit panneau qui nous invite à nous souvenir que la philosophie, la littérature et l’exercice physique sont liés à la brouette. On en trouvera la justification → ici, grâce à notre très cher ami Gallica que je remercie, ici ou là, du fond du cœur.
_________
* Quelle est la valeur réelle d’une lurette ? Quiconque le sait se doit impérativement de me le communiquer…
Rien n’est éternel,
pas même la vie,
pas même le temps.
Pas même la mort,
si on en croit les croyants.
Elle était bien malade,
la maison visitée le →16 juin 2025.
Maintenant elle est morte.
Et morts avec elle ses souvenirs.
Une autre maison, avant elle, avait disparu.
Isolée de l’autre côté de la route.
Petit à petit
le village rétrécit.
Petit à petit,
petit à petit.
Arrivera-t-il,
ce moment tragique,
où à force de disparitions de maisons
le village disparaîtra à son tour ?




Alors voilà… J’ai passé trois jours à chercher les documents qui m’ont empêché de vous passer ce billet doux la semaine dernière. Trois jours entiers, ou presque, j’ai dormi un peu. J’ai retourné ma documentation technique partout où je pensais trouver ces satanés documents. Je n’ai rien trouvé. J’étais au bord du désespoir profond, un gouffre abyssal dont une personne normalement constituée ne peut ressortir. Seulement voilà… suis-je normalement constitué ? Là est la question, comme dit Hamlet au pauvre Yorick qui ne lui répond pas, car il ne suffit pas de poser une question pour avoir une réponse. Trêve de diversions. En proie donc à de noires pensées qui me font broyer du noir, je m’assois… et je pense qu’un petit noir me ferait du bien. Allons donc broyer en fine poudre du noir café, me dis-je in petto, pour nous faire une tasse de ce délicat breuvage reconstituant (mais toxique à la longue, on n’a rien sans quelques petits désagréments, la vie est ainsi faite). Avant de me relever et de vaquer au café, je tourne un peu la tête et entre dans mon champ de vision une pile de paperasse qui — sans mentir — traînait sur une table depuis des mois entiers. Je m’en empare machinalement, la force de l’habitude après trois jours de remuements paperassiers continus… je feuillette d’un œil distrait… rapidement… je regarde sans voir… sans attention… et… je feuillette en arrière… Eurêka ! aurais-je dit si je m’étais appelé Archimède, Ha ! ai-je hurlé car je n’étais que moi. J’avais trouvé. Comment ces trois feuilles se sont retrouvées dans ce tas, je l’ignore et je crois bien que je ne le saurais jamais parce que j’ai quand même autre chose à faire que d’élucider des mystères sans aucune importance. Passons sans plus attendre au sujet du jour.
Voici quelques temps, fin décembre 2025, je vous ai parlé ici de la petite presse →La Lino. En voici une consœur, un peu moins fruste, un peu mieux conçue, elle aussi prévue pour les amateurs qui ont le désir de salir du papier avec de l’encre d’imprimerie. La petite Typo-Lauga. Bien sûr, c’est votre droit le plus strict de ne pas être intéressé par la petite Typo-Lauga et par ce que je peux en dire. Mais si, au contraire, vous êtes pris d’une curiosité maladive à son sujet, il ne vous suffira que de cliquer, là, au-dessus, sur l’image, et par la magie du lien vous vous trouverez sur la page qui assouvira bestialement tous vos désirs typographiques inavoués. Avouez quand même que… mais je ne vous en dis pas plus. À vous de voir, et de lire…
Je crains bien d’être obligé de vous infliger cette semaine la punition que j’avais prévue pour vous la semaine passée. Un truc de casse qui ne casse pas des briques (enfin, ce n’est pas si mal, réflexion faite). Mais c’est moins bien que ce que j’avais prévu de faire. Pour cela, il aurait fallu que je mette la main sur un satané document qui s’est si bien planqué dans ma documentation technique que je n’ai pas encore réussi à le débusquer. J’enrage mais je ne désarme pas. J’espère bien que tout sera arrangé pour le billet prochain. J’espère… espère… père… ère…
En me promenant sur Intermouettes (je sais : il aurait mieux valu que je me promènes dans la campagne, c’est plus hygiénique), je suis tombé sur une image qui m’a fait soulever un sourcil. Un seul. Intrigué, le sourcil. C’était sur un célèbre site de vente en ligne d’objets d’occasion (pas celui dont le nom commence par un e).
L’image en question était une photo, celle d’une casse parisienne bien remplie et mise en vente. Des casses pleines, j’en ai une foultitude, je n’en cherche donc pas. Enfin… si se présentait un très beau caractère dont j’aurais envie, en bon état, pas trop cher, peut-être que… mais là, non !
Cette casse parisienne est une casse de la pédagogie Freinet. Plutôt de petite taille, elle est aisément reconnaissable parce qu’elle est dotée d’un couvercle qui empêche que les caractères se mélangent si l’on a le malheur de la faire tomber. Les casses parisiennes utilisées ordinairement par les typographes professionnels ou amateurs n’ont pas de couvercle.
Voici la casse fermée avec son couvercle.

Le couvercle se retire en le faisant glisser vers la droite grâce à des rainures pratiquées sur les côtés supérieurs et inférieurs. J’ai fait, voici quelques temps déjà, un petit article sur les casses Freinet, →ici. On y trouve, tout en bas, une photo des trois types de casses Freinet, la parisienne est la plus grande des trois, son couvercle presque tiré. Plus haut, dans le texte, j’affirme (et vous avez toutes raisons de me croire) que Freinet avait radicalement changé la disposition de la casse qu’il proposait aux enfants de son école. En effet, la disposition traditionnelle de la casse parisienne (à quelques menues variations près) est celle-ci :
![Casse parisienne du constructeur Berthier, 1893. [01]-1893-Berthier-parisienne.jpg](photo/casses/[01]-1893-Berthier-parisienne.jpg)
… alors que la disposition de la casse Freinet est celle-là :
![La casse parisienne de Freinet [03]-Freinet-CasseParisienne.jpg](photo/casses/[03]-Freinet-CasseParisienne.jpg)
Ce changement de disposition des lettres dans la casse correspondrait, de nos jours, à un changement de disposition des lettres du clavier de l’ordurateur. Pas facile de s’y soumettre si l’on a commencé à pratiquer avec la disposition traditionnelle mais cela ne pose aucun problème si l’on débute son apprentissage avec cette disposition. Ce qui était le cas dans la pédagogie Freinet.
La casse trouvée sur le site de vente en ligne, elle, ne respecte aucune des deux dispositions, même si elle a quelques points communs avec la disposition Freinet. Qu’on en juge :

Il est toutefois plus facile de réordonner les lettres dans une casse pour leur affecter la disposition qu’on souhaite, que de changer l’ordre des touches d’un clavier. Comme quoi, je ne le répéterai jamais assez, la typo au plomb, c’est beaucoup plus simple que l’informe éthique et ses outils. Aussi simple que de jouer du violon, comme le disait grand papa Vox. Ou du piano, si vous n’aimez pas le violon… je ne suis pas regardant.
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