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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
de Gutenberg & Compagnie

Comme tous les ans à la même époque, Gutenberg & Compagnie ouvre ses portes aux curieux adultes et aux curieux enfants qui veulent savoir comment on fabrique des livres de façon traditionnelle ou comment on les relie. Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas ou qui l'auraient oublié, Gutenberg & Compagnie est constitué de deux ateliers, l'atelier Fornax de Christian Laucou qui conçoit, édite et imprime des livres dans des techniques traditionnelles ou artistiques (typographie au plomb, taille-douce, sérigraphie) et l'atelier de reliure de Catherine Chauvel, meilleur ouvrier de France.
Catherine Chauvel explique les différentes étapes de la reliure, montre les différentes sortes de reliures ainsi que ses réalisations personnelles, des plus modestes aux plus prestigieuses. Christian Laucou présente les différentes techniques d'impression dont il dispose dans son atelier, explique son travail de concepteur de livres... et vend ses créations éditées sous le nom de Fornax éditeur... à qui est intéressé.
En raison des escaliers qui conduisent aux ateliers, les visites ne sont pas possibles aux personnes à mobilité réduite sans aide pour les porter ni accompagnement. Nous le regrettons.
Le billet d’aujourd’hui nous entraîne vingt ans en arrière, non pas pour vous parler de techniques d’imprimerie, ni de machines à imprimer mais du matériau sans lequel la plupart des techniques et des machines ne serviraient à rien : le papier. Pas n’importe que papier, bien entendu. Un papier qui représente l’aristocratie du papier coréen : le Hanji. Un papier traditionnel, fait à la main depuis des siècles. Pourquoi seulement vingt ans en arrière si le Hanji est pluri-séculaire ? Parce qu’il y a vingt ans ou presque, entre le 24 novembre et le 30 décembre 2006, pour fêter les 120 années de relations diplomatiques entre la Corée et la France, dans le château du parc de Bagatelle (on est là dans les quartiers chics de Paris, pour ceux qui l’ignoreraient), s’est tenue une belle exposition autour du Hanji. Bien évidemment, le CLS (et sa petite smala) s’y est rendu, alléché. D’autant plus qu’à cette exposition qui montrait des exemples de toutes les réalisations qu’on pouvait faire avec ce matériau d’exception, s’ajoutait un atelier où l’on pouvait voir œuvrer un maître papetier venu spécialement de Corée (dont aucune document ne cite le nom, ce qui n’est pas très courtois) et, en s'inscrivant, où l'on pouvait soi-même plonger ses mains dans la pâte et faire sa propre feuille de Hanji (j'ai fait la mienne que je garde précieusement sans l'utiliser, rien que pour le plaisir de la contempler, même si elle est bancale — obligé ! — par rapport à celles du maître papetier).

Bagatelle, là où se tient l'exposition.
En avant pour quelques explications tirées des panneaux explicatifs de l’exposition :
Hanji (한지-韓紙) : prononcer « Hanne-ji&nsp;». Le Hanji est le papier traditionnel de Corée, composé essentiellement de fibres du mûrier que l’on appelle couramment « Dak (Tak) » en coréen.
En Corée la technique de la fabrication du papier date de plusieurs centaines d’années. C’est ainsi que, depuis longtemps, les Coréens utilisent un papier de haute qualité produit localement. Le papier coréen le plus ancien s’appelle « Maji ». Il s’agit d’un produit dérivé du chanvre fabriqué suivant le processus ci-après : des morceaux de chanvre ou de tissu de chanvre sont trempés dans de l’eau puis déchiquetés afin d’obtenir de tout petits morceaux. Ceux-ci sont broyés à l’aide d’une meule jusqu’à l’obtention d’une pâte à papier gluante. Ensuite cette pâte est lavée et mise dans une cuve. On obtient du papier en moulant cette pâte dans un tamis. C’est le soleil qui sèche la couche supérieure et blanchit le papier ainsi fabriqué. Cette méthode de fabrication du papier était très répandue pendant la période des Trois Royaumes : Baekje, Silla et Goguryeo (de 57 av. J.-C. à 668).
Dans le royaume de Baekje (18 av. J.-C. à 660), des Hanji de ce type furent principalement utilisés pour relater des évènements historiques de la seconde moitié du 4e siècle. Le moine bouddhiste coréen et peintre Damjing, qui œuvrait dans le royaume de Goguryeo (37 av. J.-C. à 668) introduisit les techniques de fabrication au Japon, en 610, alors que le roi Yeong-Yang de Goguryeo (Corée) avait 21 ans.
Les techniques de fabrication du papier étaient donc très développées en Corée dès le début du 7e siècle.
Durant l’ère Goryeo (918 - 1392), les Coréens commencèrent vraiment à produire du papier à partir de l’écorce du mûrier « Dak ». L’introduction de cette nouvelle matière première rendit possible une production de masse. À partir du 11e siècle, la Corée commença même à exporter du papier en Chine.
À partir de la deuxième moitié du 12e siècle, sous le règne du roi In-jong et du roi Myeong-jong de Goryeo, des mûriers furent systématiquement cultivés dans toute la péninsule coréenne afin d’alimenter l’industrie florissante de la fabrication du papier. À cet effet, le gouvernement instaura une agence nationale ayant comme but de promouvoir la production du « papier à mûrier » ou « papier Dak ». Finalement, les initiatives publiques et privées entreprises pendant l’époque Goryeo, permirent de produire un papier épais et robuste dont l’endroit comme l’envers étaient lisses et vernissés. Plus tard, les techniques de production du papier coréen furent encore améliorées, ce qui mena à la production du Hanji, le papier traditionnel coréen utilisé jusqu’à nos jours.
La fabrication du Hanji requiert un travail énergétique et persévérant. Souvent, le processus de production exige la répétition des tâches. Ainsi, le Hanji a également été appelé « Baek-ji [papier 100] », ce qui veut dire « papier qui requiert une centaines d’étapes de travail ». Le processus de fabrication n’a pas beaucoup changé depuis l’Antiquité et l’essentiel repose encore sur un savoir-faire artisanal. Le processus de fabrication du Hanji comporte huit étapes.
1re étape : abattage
On abat le mûrier à l’âge d’un an entre décembre et février. Pendant cette période, le mûrier contient suffisamment de fibres etb d’eau. Ensuite, on fait bouillir le bois pour détacher plus facilement l’écorce.
2e étape : ébullition de l’écorce de mûrier
L’écorce foncée du mûrier, une fois retirée de l’arbre, change de couleur et blanchit. Ensuite, on fait tremper cette écorce blanche dans de l’eau pendant une journée. Puis, il faut la faire bouillir dans de la soude caustique pendant 4 à 5 heures.
3e étape : lavage et blanchissement au soleil
L’écorce bouillie doit rester dans un récipient d’eau tiède pendant 7 à 8 heures. Ensuite, on l’expose au soleil pour le blanchissement pendant deux ou trois jours en la retournant régulièrement.
4e étape : retrait des impuretés
On purifie les écorces en les débarrassant des petits défauts. On les essore.
5e étape : martèlement
Ensuite, on les foule sur un plateau de bois alin d’obtenir des fibres bien détachées et leur donner densité et douceur.
6e étape : écrémage et drainage
Il faut mélanger les fibres de mûrier et la résine de la mauve dans un récipient plein d’eau et remuer avec un bâton afin de détacher les fibres jusqu’au moment où elles se démêlent complètement dans l’eau. Ce mélange de fibres et de résine est ensuite « écréménbsp;» à l’aide d’un tamis. On obtient ainsi le papier en feuilles que l’on met sur un plateau de bois qui sera pressé soit avec une pierre lourde, soit au moyen d’un système de levier afin d’extraire l’eau, pendant au moins une nuit.
7e étape : dessication
On sépare les feuilles de papier ainsi essorées et on les sèche une à une, sur un panneau de séchage.
8e étape : foulage du papier
Pour donner aux feuilles de papier une forte densité et une qualité lisse et douce, on les frappe avec un battoir.
Solidité et résistance : Ces qualités sont notamment dues aux différentes étapes de fabrication. Au lieu d’utiliser de l’amidon ou de la résine synthétique pour renforcer la solidité du papier, on utilise l’écorce naturelle du mûrier et la résine de la mauve qui, en agissant ensemble, facilitent le séchage et limitent le degré d’humidité.
Longue conservation : Dans le processus d’ébullition de l’écorce du mûrier, matière première du Hanji, on ajoute de la soude caustique, ce qui augmente la solidité, la résistance et la longévité du papier. En général, le Hanji peut être conservé plus de 1000 ans, alors que le papier normal dure rarement plus de 200 ans.
Capacité de respiration, d’isothermie et de souplesse : Les qualités du Hanji sont, tout d’abord, son extraordinaire capacité de respiration, ce qui permet une absorption rapide (l’encre ne se répand pas) et une meilleure coloration. Le Hanji est très souple. Il peut être facilement plié ce qui facilite la fabrication de diverses œuvres et objets. De plus le Hanji conserve très bien la température. Comme il est perméable à l’air et régule l’humidité, c’est un bon isolant qui protège contre le froid, la chaleur, et même le bruit. Enfin le Hanji est très doux au toucher : les techniques de fabrication permettent d’obtenir une texture lisse et douce.
Fin des explications des panneaux (j’ai recopié fidèlement. Comme ça, si des bêtises se trouvent dans les textes plus haut, ça ne sera pas de ma faute).
Cette exposition proposait à voir tout le matériel pour fabriquer les bals (tamis en bambou des formes à papier coréennes). Une merveille pour les amateurs de techniques traditionnelles ; des objets qui ne sont jamais montrés (à ma connaissance) dans les documents au sujet de la fabrication du Hanji.

La table où tout le matériel est présenté.

vue latérale.

les petits tiges de bambou qui vont servir à fabriquer les bats.

Le fil enroulé sur des cylindres de bambou ou en écheveau pour lier les tiges.

Outils pour couper le bambou.

Balance, brosse, etc.

? [oubli de noter à quoi servent ces outils, pas malin de ma part].

Filière qui sert à fabriquer les tiges cylindriques de bambou.

Sorte de « métier à coudre » les tiges de bambou entre elles pour fabriquer les bats. Les petits poids de plomb empêchent les fils de s'emmêler.

Idem, vue plongeante.

Idem, autre angle.

Idem, gros plan.

La construction rustique et simple du métier.
Passons maintenant aux exercices pratiques. Les démonstrations du maître papetier, et l’initiation qu’il donne à la jeune femme qui va encadrer le public venu réaliser sa feuille. Mais on commence par l’atelier provisoire de Bagatelle : les cuves à papier et les formes.

Au premier plan, la cuve pour la petite forme à papier, libre avec deux poignées. La smala de CLS regarde l'autre cuve.

La cuve à la petite forme. Au premier plan, le bâton qui sert à agiter la pâte quour que les fibres ne retombent pas dans le fond..

La cuve pour la grande forme suspendue, et son bâton.

Autre angle.

Plan plus rapproché de la forme suspendue.

La petite forme ouverte.

La petite forme fermée.

Les charnières en acier inox, cela va sans dire...

Les fermetures en laiton qui empêchent la forme de s'ouvrir.
Bien sûr, comme c’est le CLS qui prend toutes les photos, il n'a pas la présence d’esprit de passer son appareil photo quand c'est à lui de se mouiller les mains, mais on va voir le maître papetier initier l’« animatrice » au maniement de la petite forme.

Le maître papetier.

Initiation de la jeune femme. Le maître rejette dans la pâte une feuille à peine constituée pour passer la forme à la jeune femme (photo quelque peu ratée, mais le geste y est).

Initiation de la jeune femme. Comment tenir la forme.

Initiation de la jeune femme. La forme ouverte.

Initiation de la jeune femme. Ça y est, elle s'y met.

Initiation de la jeune femme. Elle fabrique sa feuille.
On va terminer par deux petits films (mais oui !). Le premier montre le maître en action, et le second la jeune femme en démonstration.
Le maître à l'œuvre.
La démonstration.
Le billet d’aujourd’hui nous entraîne vingt ans en arrière, non pas pour vous parler de techniques d’imprimerie, ni de machines à imprimer mais du matériau sans lequel la plupart des techniques et des machines ne serviraient à rien : le papier. Pas n’importe que papier, bien entendu. Un papier qui représente l’aristocratie du papier coréen : le Hanji. Un papier traditionnel, fait à la main depuis des siècles. Pourquoi seulement vingt ans en arrière si le Hanji est pluri-séculaire ? Parce qu’il y a vingt ans ou presque, entre le 24 novembre et le 30 décembre 2006, pour fêter les 120 années de relations diplomatiques entre la Corée et la France, dans le château du parc de Bagatelle (on est là dans les quartiers chics de Paris, pour ceux qui l’ignoreraient), s’est tenue une belle exposition autour du Hanji. Bien évidemment, le CLS (et sa petite smala) s’y est rendu, alléché. D’autant plus qu’à cette exposition qui montrait des exemples de toutes les réalisations qu’on pouvait faire avec ce matériau d’exception, s’ajoutait un atelier où l’on pouvait voir œuvrer un maître papetier venu spécialement de Corée (dont aucune document ne cite le nom, ce qui n’est pas très courtois) et, en s'inscrivant, où l'on pouvait soi-même plonger ses mains dans la pâte et faire sa propre feuille de Hanji (j'ai fait la mienne que je garde précieusement sans l'utiliser, rien que pour le plaisir de la contempler, même si elle est bancale — obligé ! — par rapport à celles du maître papetier).

Bagatelle, là où se tient l'exposition.
En avant pour quelques explications tirées des panneaux explicatifs de l’exposition :
Hanji (한지-韓紙) : prononcer « Hanne-ji&nsp;». Le Hanji est le papier traditionnel de Corée, composé essentiellement de fibres du mûrier que l’on appelle couramment « Dak (Tak) » en coréen.
En Corée la technique de la fabrication du papier date de plusieurs centaines d’années. C’est ainsi que, depuis longtemps, les Coréens utilisent un papier de haute qualité produit localement. Le papier coréen le plus ancien s’appelle « Maji ». Il s’agit d’un produit dérivé du chanvre fabriqué suivant le processus ci-après : des morceaux de chanvre ou de tissu de chanvre sont trempés dans de l’eau puis déchiquetés afin d’obtenir de tout petits morceaux. Ceux-ci sont broyés à l’aide d’une meule jusqu’à l’obtention d’une pâte à papier gluante. Ensuite cette pâte est lavée et mise dans une cuve. On obtient du papier en moulant cette pâte dans un tamis. C’est le soleil qui sèche la couche supérieure et blanchit le papier ainsi fabriqué. Cette méthode de fabrication du papier était très répandue pendant la période des Trois Royaumes : Baekje, Silla et Goguryeo (de 57 av. J.-C. à 668).
Dans le royaume de Baekje (18 av. J.-C. à 660), des Hanji de ce type furent principalement utilisés pour relater des évènements historiques de la seconde moitié du 4e siècle. Le moine bouddhiste coréen et peintre Damjing, qui œuvrait dans le royaume de Goguryeo (37 av. J.-C. à 668) introduisit les techniques de fabrication au Japon, en 610, alors que le roi Yeong-Yang de Goguryeo (Corée) avait 21 ans.
Les techniques de fabrication du papier étaient donc très développées en Corée dès le début du 7e siècle.
Durant l’ère Goryeo (918 - 1392), les Coréens commencèrent vraiment à produire du papier à partir de l’écorce du mûrier « Dak ». L’introduction de cette nouvelle matière première rendit possible une production de masse. À partir du 11e siècle, la Corée commença même à exporter du papier en Chine.
À partir de la deuxième moitié du 12e siècle, sous le règne du roi In-jong et du roi Myeong-jong de Goryeo, des mûriers furent systématiquement cultivés dans toute la péninsule coréenne afin d’alimenter l’industrie florissante de la fabrication du papier. À cet effet, le gouvernement instaura une agence nationale ayant comme but de promouvoir la production du « papier à mûrier » ou « papier Dak ». Finalement, les initiatives publiques et privées entreprises pendant l’époque Goryeo, permirent de produire un papier épais et robuste dont l’endroit comme l’envers étaient lisses et vernissés. Plus tard, les techniques de production du papier coréen furent encore améliorées, ce qui mena à la production du Hanji, le papier traditionnel coréen utilisé jusqu’à nos jours.
La fabrication du Hanji requiert un travail énergétique et persévérant. Souvent, le processus de production exige la répétition des tâches. Ainsi, le Hanji a également été appelé « Baek-ji [papier 100] », ce qui veut dire « papier qui requiert une centaines d’étapes de travail ». Le processus de fabrication n’a pas beaucoup changé depuis l’Antiquité et l’essentiel repose encore sur un savoir-faire artisanal. Le processus de fabrication du Hanji comporte huit étapes.
1re étape : abattage
On abat le mûrier à l’âge d’un an entre décembre et février. Pendant cette période, le mûrier contient suffisamment de fibres etb d’eau. Ensuite, on fait bouillir le bois pour détacher plus facilement l’écorce.
2e étape : ébullition de l’écorce de mûrier
L’écorce foncée du mûrier, une fois retirée de l’arbre, change de couleur et blanchit. Ensuite, on fait tremper cette écorce blanche dans de l’eau pendant une journée. Puis, il faut la faire bouillir dans de la soude caustique pendant 4 à 5 heures.
3e étape : lavage et blanchissement au soleil
L’écorce bouillie doit rester dans un récipient d’eau tiède pendant 7 à 8 heures. Ensuite, on l’expose au soleil pour le blanchissement pendant deux ou trois jours en la retournant régulièrement.
4e étape : retrait des impuretés
On purifie les écorces en les débarrassant des petits défauts. On les essore.
5e étape : martèlement
Ensuite, on les foule sur un plateau de bois alin d’obtenir des fibres bien détachées et leur donner densité et douceur.
6e étape : écrémage et drainage
Il faut mélanger les fibres de mûrier et la résine de la mauve dans un récipient plein d’eau et remuer avec un bâton afin de détacher les fibres jusqu’au moment où elles se démêlent complètement dans l’eau. Ce mélange de fibres et de résine est ensuite « écréménbsp;» à l’aide d’un tamis. On obtient ainsi le papier en feuilles que l’on met sur un plateau de bois qui sera pressé soit avec une pierre lourde, soit au moyen d’un système de levier afin d’extraire l’eau, pendant au moins une nuit.
7e étape : dessication
On sépare les feuilles de papier ainsi essorées et on les sèche une à une, sur un panneau de séchage.
8e étape : foulage du papier
Pour donner aux feuilles de papier une forte densité et une qualité lisse et douce, on les frappe avec un battoir.
Solidité et résistance : Ces qualités sont notamment dues aux différentes étapes de fabrication. Au lieu d’utiliser de l’amidon ou de la résine synthétique pour renforcer la solidité du papier, on utilise l’écorce naturelle du mûrier et la résine de la mauve qui, en agissant ensemble, facilitent le séchage et limitent le degré d’humidité.
Longue conservation : Dans le processus d’ébullition de l’écorce du mûrier, matière première du Hanji, on ajoute de la soude caustique, ce qui augmente la solidité, la résistance et la longévité du papier. En général, le Hanji peut être conservé plus de 1000 ans, alors que le papier normal dure rarement plus de 200 ans.
Capacité de respiration, d’isothermie et de souplesse : Les qualités du Hanji sont, tout d’abord, son extraordinaire capacité de respiration, ce qui permet une absorption rapide (l’encre ne se répand pas) et une meilleure coloration. Le Hanji est très souple. Il peut être facilement plié ce qui facilite la fabrication de diverses œuvres et objets. De plus le Hanji conserve très bien la température. Comme il est perméable à l’air et régule l’humidité, c’est un bon isolant qui protège contre le froid, la chaleur, et même le bruit. Enfin le Hanji est très doux au toucher : les techniques de fabrication permettent d’obtenir une texture lisse et douce.
Fin des explications des panneaux (j’ai recopié fidèlement. Comme ça, si des bêtises se trouvent dans les textes plus haut, ça ne sera pas de ma faute).
Cette exposition proposait à voir tout le matériel pour fabriquer les bals (tamis en bambou des formes à papier coréennes). Une merveille pour les amateurs de techniques traditionnelles ; des objets qui ne sont jamais montrés (à ma connaissance) dans les documents au sujet de la fabrication du Hanji.

La table où tout le matériel est présenté.

vue latérale.

les petits tiges de bambou qui vont servir à fabriquer les bats.

Le fil enroulé sur des cylindres de bambou ou en écheveau pour lier les tiges.

Outils pour couper le bambou.

Balance, brosse, etc.

? [oubli de noter à quoi servent ces outils, pas malin de ma part].

Filière qui sert à fabriquer les tiges cylindriques de bambou.

Sorte de « métier à coudre » les tiges de bambou entre elles pour fabriquer les bats. Les petits poids de plomb empêchent les fils de s'emmêler.

Idem, vue plongeante.

Idem, autre angle.

Idem, gros plan.

La construction rustique et simple du métier.
Passons maintenant aux exercices pratiques. Les démonstrations du maître papetier, et l’initiation qu’il donne à la jeune femme qui va encadrer le public venu réaliser sa feuille. Mais on commence par l’atelier provisoire de Bagatelle : les cuves à papier et les formes.

Au premier plan, la cuve pour la petite forme à papier, libre avec deux poignées. La smala de CLS regarde l'autre cuve.

La cuve à la petite forme. Au premier plan, le bâton qui sert à agiter la pâte quour que les fibres ne retombent pas dans le fond..

La cuve pour la grande forme suspendue, et son bâton.

Autre angle.

Plan plus rapproché de la forme suspendue.

La petite forme ouverte.

La petite forme fermée.

Les charnières en acier inox, cela va sans dire...

Les fermetures en laiton qui empêchent la forme de s'ouvrir.
Bien sûr, comme c’est le CLS qui prend toutes les photos, il n'a pas la présence d’esprit de passer son appareil photo quand c'est à lui de se mouiller les mains, mais on va voir le maître papetier initier l’« animatrice » au maniement de la petite forme.

Le maître papetier.

Initiation de la jeune femme. Le maître rejette dans la pâte une feuille à peine constituée pour passer la forme à la jeune femme (photo quelque peu ratée, mais le geste y est).

Initiation de la jeune femme. Comment tenir la forme.

Initiation de la jeune femme. La forme ouverte.

Initiation de la jeune femme. Ça y est, elle s'y met.

Initiation de la jeune femme. Elle fabrique sa feuille.
On va terminer par deux petits films (mais oui !). Le premier montre le maître en action, et le second la jeune femme en démonstration.
Le maître à l'œuvre.
La démonstration.
à Blain (Loire-Atlantique)
Quand on a une pouse bretonne, il ne faut pas trop s’étonner d’aller en Bretagne de temps en temps. Ça a des avantages et ça a des inconvénients. On ne va pas parler des inconvénients, à part celui de la distance quand on habite en Champagne et que le montant du litre de carburant automobile a explosé (histoire récente). Parlons des avantages, surtout quand il s’agit, comme celle qui va venir, d’une histoire pas trop récente. Plus exactement, d’une histoire qui s’est déroulée le 7 juillet 2015. C’était avant le vide dû au co-vide et à toutes ses complications, c’était du temps où tout le monde était plus jeune de plus de dix ans, sauf ceux et celles qui n’avaient pas encore signé leur bulletin de naissance. Hélas, c’était aussi le temps — triste souvenir — où l'on assassinait des journalistes parce qu’ils voulaient rire de tout.
Donc, après un bref séjour breton, en ce 7 juillet 2015, on était sur le chemin pour rentrer en France, on passe par la petite ville de Blain (dans la Loire des Atlantes, ce pays si tant mystérieux, si tant plein de vieilles légendes) et ne voilà-t-y pas qu’on s’aperçoit que la ville possède un beau château, genre médiéval, qu’on ne connaissait pas, ni ma pouse, ni moi. Qu’à cela ne tienne, on s’arrête pour voir ça de plus près et... ne voilà-t-y pas (bis) que je m’aperçois que dans l’enceinte dudit château se trouvait un musée de l’imprimerie. Autre légende...
— Ah ! ben ça, alors ! m’exclamais-je en me tournant vers ma pouse. Si qu’on allait le visiter, ô ma pouse ?
Comme on avait le temps et qu’elle avait acquiescé, on y va. Le musée était fermé et la porte était close mais une âme secourable nous l’a ouverte, alors on a visité sans rien toucher, pas qu’on nous accuse d’avoir piqué ou même déplacé quoi que ce soit. On est des gens curieux mais corrects.
Si vous voulez le visiter comme nous on l’a visité, pas compliqué : suffit de cliquer sur l’image... Youp... ou de vous rendre sur place, mais il y aura peut-être du monde.
à Blain (Loire-Atlantique)
Quand on a une pouse bretonne, il ne faut pas trop s’étonner d’aller en Bretagne de temps en temps. Ça a des avantages et ça a des inconvénients. On ne va pas parler des inconvénients, à part celui de la distance quand on habite en Champagne et que le montant du litre de carburant automobile a explosé (histoire récente). Parlons des avantages, surtout quand il s’agit, comme celle qui va venir, d’une histoire pas trop récente. Plus exactement, d’une histoire qui s’est déroulée le 7 juillet 2015. C’était avant le vide dû au co-vide et à toutes ses complications, c’était du temps où tout le monde était plus jeune de plus de dix ans, sauf ceux et celles qui n’avaient pas encore signé leur bulletin de naissance. Hélas, c’était aussi le temps — triste souvenir — où l'on assassinait des journalistes parce qu’ils voulaient rire de tout.
Donc, après un bref séjour breton, en ce 7 juillet 2015, on était sur le chemin pour rentrer en France, on passe par la petite ville de Blain (dans la Loire des Atlantes, ce pays si tant mystérieux, si tant plein de vieilles légendes) et ne voilà-t-y pas qu’on s’aperçoit que la ville possède un beau château, genre médiéval, qu’on ne connaissait pas, ni ma pouse, ni moi. Qu’à cela ne tienne, on s’arrête pour voir ça de plus près et... ne voilà-t-y pas (bis) que je m’aperçois que dans l’enceinte dudit château se trouvait un musée de l’imprimerie. Autre légende...
— Ah ! ben ça, alors ! m’exclamais-je en me tournant vers ma pouse. Si qu’on allait le visiter, ô ma pouse ?
Comme on avait le temps et qu’elle avait acquiescé, on y va. Le musée était fermé et la porte était close mais une âme secourable nous l’a ouverte, alors on a visité sans rien toucher, pas qu’on nous accuse d’avoir piqué ou même déplacé quoi que ce soit. On est des gens curieux mais corrects.
Si vous voulez le visiter comme nous on l’a visité, pas compliqué : suffit de cliquer sur l’image... Youp... ou de vous rendre sur place, mais il y aura peut-être du monde.
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
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